Etudiant.es et universitaires réprimé.es en Turquie : motion de soutien de l’Université de Franche-Comté

Publié: 6 octobre 2016 dans Actualité internationale, Antifascisme, Université, Éducation et Recherche
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A l’initiative des élu.e.s étudiant.e.s de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s, le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté a adopté à l’unanimité une motion de soutien aux étudiant.e.s et aux universitaires qui subissent les vagues de répression du gouvernement fascisant de l’AKP et d’Erdogan en Turquie.

Quelques jours plus tôt, c’est le conseil de gestion de la faculté de lettres et sciences humaines (UFR SLHS) qui adoptait à l’unanimité une motion similaire.

etudiants-turquie

La motion présentée par l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s :

La démocratie en péril en Turquie : solidarité avec les étudiant.e.s et universitaires destitué.e.s, arrêté.e.s ou emprisonné.e.s !

 Depuis la mise en échec de l’AKP aux élections de juin 2015, le gouvernement turc a décidé de mener une répression sanglante contre la population kurde et de criminaliser toute autre opposition  (démocrates, militant.e.s syndicaux et des droits des LGBT, défenseur.ses des droits de l’Homme, avocat.e.s, universitaires pour la Paix, journalistes,…).

 En janvier 2016, alors que plus d’un millier d’universitaires, de chercheur.ses et d’intellectuel.les en Turquie – les « Universitaires pour la paix » – avaient signé une pétition demandant l’arrêt des massacres à l’encontre de la population kurde, la plupart avait ensuite fait l’objet de poursuites judiciaires et plusieurs dizaines d’entre eux avaient été arrêté.e.s ou destitué.e.s.

 Récemment, la tentative inacceptable de coup d’Etat du 15 juillet 2016 est devenue un prétexte à  la mise en œuvre d’une répression sans précédent contre l’ensemble des opposant.e.s démocrates et de la population kurde. L’établissement de l’état d’urgence permet au Conseil des ministres, depuis le 20 juillet dernier, de gouverner par décret en suspendant l’obligation du respect de la Convention européenne des droits de l’Homme.

 Après l’arrestation de plus 50 000 fonctionnaires dans les premiers jours suivant la tentative du coup d’Etat, le gouvernement a destitué, par décret, plus de 15 000 enseignant.e.s dont de nombreux.ses syndicalistes. 1900 doyen.ne.s des établissements publics et privés ont été suspendu.e.s de leur fonction. Plusieurs centaines d’étudiant.e.s sont également incarcéré.e.s en prison.

 Le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté dénonce vigoureusement la tentative de mise au pas de la société turque, les arrestations massives et arbitraires des opposant.e.s et les graves atteintes à la liberté d’expression, à la liberté de la presse et aux libertés académiques. Il dénonce avec force la répression menée par le gouvernement turc et exige le rétablissement des universitaires dans leurs fonctions, la libération des étudiant.e.s emprisonné.e.s, la levée de l’interdiction qui est faite aux fonctionnaires de se déplacer à l’étranger et le respect des Droits humains. En outre, le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté mettra en œuvre toutes les mesures possibles pour accueillir et protéger dans son établissement les personnels, enseignant.es et étudiant.e.s des universités turques dont la liberté et la sécurité seraient menacées.

A Besançon, le 4 octobre 2016

 

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