Archives de la catégorie ‘Actualité internationale’

A l’initiative des élu.e.s étudiant.e.s de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s, le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté a adopté à l’unanimité une motion de soutien aux étudiant.e.s et aux universitaires qui subissent les vagues de répression du gouvernement fascisant de l’AKP et d’Erdogan en Turquie.

Quelques jours plus tôt, c’est le conseil de gestion de la faculté de lettres et sciences humaines (UFR SLHS) qui adoptait à l’unanimité une motion similaire.

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La motion présentée par l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s :

La démocratie en péril en Turquie : solidarité avec les étudiant.e.s et universitaires destitué.e.s, arrêté.e.s ou emprisonné.e.s !

 Depuis la mise en échec de l’AKP aux élections de juin 2015, le gouvernement turc a décidé de mener une répression sanglante contre la population kurde et de criminaliser toute autre opposition  (démocrates, militant.e.s syndicaux et des droits des LGBT, défenseur.ses des droits de l’Homme, avocat.e.s, universitaires pour la Paix, journalistes,…).

 En janvier 2016, alors que plus d’un millier d’universitaires, de chercheur.ses et d’intellectuel.les en Turquie – les « Universitaires pour la paix » – avaient signé une pétition demandant l’arrêt des massacres à l’encontre de la population kurde, la plupart avait ensuite fait l’objet de poursuites judiciaires et plusieurs dizaines d’entre eux avaient été arrêté.e.s ou destitué.e.s.

 Récemment, la tentative inacceptable de coup d’Etat du 15 juillet 2016 est devenue un prétexte à  la mise en œuvre d’une répression sans précédent contre l’ensemble des opposant.e.s démocrates et de la population kurde. L’établissement de l’état d’urgence permet au Conseil des ministres, depuis le 20 juillet dernier, de gouverner par décret en suspendant l’obligation du respect de la Convention européenne des droits de l’Homme.

 Après l’arrestation de plus 50 000 fonctionnaires dans les premiers jours suivant la tentative du coup d’Etat, le gouvernement a destitué, par décret, plus de 15 000 enseignant.e.s dont de nombreux.ses syndicalistes. 1900 doyen.ne.s des établissements publics et privés ont été suspendu.e.s de leur fonction. Plusieurs centaines d’étudiant.e.s sont également incarcéré.e.s en prison.

 Le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté dénonce vigoureusement la tentative de mise au pas de la société turque, les arrestations massives et arbitraires des opposant.e.s et les graves atteintes à la liberté d’expression, à la liberté de la presse et aux libertés académiques. Il dénonce avec force la répression menée par le gouvernement turc et exige le rétablissement des universitaires dans leurs fonctions, la libération des étudiant.e.s emprisonné.e.s, la levée de l’interdiction qui est faite aux fonctionnaires de se déplacer à l’étranger et le respect des Droits humains. En outre, le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté mettra en œuvre toutes les mesures possibles pour accueillir et protéger dans son établissement les personnels, enseignant.es et étudiant.e.s des universités turques dont la liberté et la sécurité seraient menacées.

A Besançon, le 4 octobre 2016

 

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Rassemblement samedi 5 mars à 15h, place Pasteur

Journée culturelle de solidarité, dimanche 6 mars, salle Battant

Programme de la journée de soutien du dimanche 6 mars :

11h30 : exposition, table de presse

12h30 : repas

14h00 : projection du documentaire Ez Kurdim

15h00 : table-ronde avec Pascal Torre (auteur de « La réponse kurde ») et Nicolas Dessaux (association Solidarité Irak)

à partir de 18h00 : concert, danses traditionnelles kurdes et repas !

 

Ce dimanche sera l’occasion, pour toute personne intéressée par la question kurde, d’apprendre, de discuter mais aussi de passer une agréable journée, tous et toutes solidaires avec les luttes progressistes du peuple Kurde et du Moyen-Orient !


 

Tract du rassemblement de samedi :

SOLIDARITE AVEC LES LUTTES DES FEMMES AU KURDISTAN

Face aux fanatiques religieux et misogynes de Daesh, les femmes sont en première ligne dans la lutte. Ainsi, à Kobané, une ville majoritairement kurde situé au Rojava (Kurdistan syrien) à la frontière syro-turque, les combattantes des YPJ (Unité de défense des femmes) représentent 40% des forces progressistes kurdes.

Dans cette région, les avancées en matière de liberté et d’égalité mises en place suite au soulèvement contre la dictature de Bachar Al Assad ont été importantes : l’égalité entre les hommes et les femmes a été proclamée ainsi que l’équité entre tous les êtres humains sans discrimination liée à l’origine religieuse ou ethnique.

De plus, les femmes occupent des positions importantes dans la vie politique. Les trois cantons du Rojava, Kobani, Efrin et Cizîre, chacun dirigé par un parlement élu et doté de ses institutions propres, est co-présidé par une femme et un homme.

Face aux obscurantistes misogynes de Daesh, les femmes kurdes résistent, luttent et remportent des victoires, tant militaires que sociales. Elles sont devenues un espoir, un exemple et un symbole pour toutes celles qui se battent contre les régimes d’apartheid sexistes au Moyen Orient et dans le monde.

Les femmes du Kurdistan luttent pour l’égalité entre femmes et hommes face aux fanatiques de Daesh qui nient leurs libertés, les violent, les tuent, pratiquent l’esclavage sexuel, les vendent et les échangent comme butin de guerre.

Ailleurs au Moyen-Orient, les femmes sont aussi en première ligne contre les régimes réactionnaires, dictatoriaux, misogynes et anti-ouvriers. En Iran par exemple, que ce soit à Sanandaj ou à Téhéran, les femmes résistent contre le voile obligatoire et le régime réactionnaire des mollahs. Au Kurdistan d’Irak, les femmes participent aux luttes contre le régime corrompu de Barzani, comme les infirmières et les enseignantes en grève pour le paiement des salaires. A Bagdad et ailleurs, les femmes luttent contre les bandes terroristes sectaires, pour l’égalité et la laïcité.

Leur lutte est universelle, elles luttent pour la liberté et l’égalité au nom de toutes les femmes !

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Ahmed Alustath, étudiant palestinien originaire de Gaza, qui est arrivé récemment en France pour poursuivre ses études.

Nous publions ici son témoignage, dans lequel il relate les difficultés pour circuler dans les territoires palestiniens occupés et sortir de Gaza – véritable prison à ciel ouvert – et de Palestine. A travers ce récit de voyage, Ahmed rend compte de la réalité de l’occupation israélienne et de ses conséquences dans la vie quotidienne des palestinien.ne.s.

Un départ de Gaza à Paris : entre nostalgie et souffrance

Après trois mois d’attente fatale, en fin de matinée, j’ai reçu un coup de fil :

  • Allô oui, Bonjour ?
  • Allô, bonjour, Ahmed, c’est le consulat général de France à Jérusalem.
    Félicitations !, nous tenons à t’informer que nous avons pu ENFIN avoir une autorisation israélienne pour que tu puisses passer par le passage d’Erez. Donc, tu dois immédiatement réserver ton billet d’avion d’Aman à Paris, et tu devras partir demain matin au passage d’Erez, et nous t’attendrons à la sortie du passage pour t’accompagner jusqu’à Jéricho où se trouve le passage de El-Karama.
  • Pardon ! Billet d’avion ?! Et demain matin ?!
  • Oui, il faut le réserver immédiatement, et prépare-toi pour demain matin. Allez à demain.
  • D’accord, j’y vais tout de suite, merci beaucoup, et à demain.

(suite…)

Communiqué du Secteur étudiant du Réseau européen des syndicats alternatifs et de base (RESAB)

Union Syndicale Étudiante (Belgique) – Solidaires Étudiant.e.s (France) –
SUD Étudiant.e.s et Précaires (Suisse)

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De Londres à Johannesburg, de Montréal à New Delhi, d’Istanbul à Santiago : Le mouvement étudiant international ne s’arrête jamais !

En Afrique du Sud, depuis le mois d’octobre, les étudiant.e.s se sont révolté.e.s contre la hausse des frais d’inscriptions de 6 à 10% pour l’année 2016, et la ségrégation raciale héritée de l’apartheid. Dès l’annonce par le gouvernement, les étudiant.e.s ont bloqué leurs universités et sont descendu.e.s massivement dans la rue, jusqu’à investir le siège de l’ANC (parti au pouvoir) et le Parlement, obligeant les autorités à reculer en instaurant un gel des frais d’inscriptions. Le mouvement #FeesMustFall, qui représente l’une des plus grandes mobilisations étudiantes depuis la chute de l’apartheid, a appelé à une grève massive pour la gratuité d’accès à l’enseignement supérieur, afin qu’il soit universel ! Dans un bel exemple de convergence des luttes entre les salarié.e.s des universités et les travailleur.euse.s en formation que sont les étudiant.e.s, leurs revendications visent aussi à mettre fin à la sous-traitance et aux mauvaises conditions de travail dans les universités, pour l’égalité des droits et contre les discriminations racistes. Le mouvement est toujours en cours et fait face à une répression policière très violente envers les manifestant.e.s, avec bombes à gaz lacrymogène et grenades assourdissantes. De nombreux.euses étudiant.e.s ont été arrêté.e.s pour « haute trahison ».

À Londres, une grande manifestation a été organisée le 4 novembre par le mouvement National Campaign Against Fees and Cuts (NCAFC), pour réclamer la gratuité des études en Angleterre et un recul du gouvernement conservateur de David Cameron sur son projet de transformer les bourses universitaires en prêts, et cela dès 2016. Alors que le plafond des frais d’inscription a augmenté de 3000 à 9000 livres par an dès l’arrivée au pouvoir de Cameron en 2010, cette mesure va davantage intensifier l’endettement des étudiant.e.s. La manifestation s’est rendue devant le Department for Business, Innovation and Skills (BIS), afin de dénoncer les premiers responsables de la marchandisation de l’enseignement supérieur. La répression policière ne s’est pas fait attendre, et plusieur.e.s étudiant.e.s ont été arrêté.e.s. Le mouvement étudiant pourrait se radicaliser et se diriger vers une grève : un vote sera bientôt soumis aux différents syndicats affiliés à la National Union of Students (NUS).

Au Québec, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a appelé à une grève sociale à l’occasion des trois jours de grève générale du Front commun syndical en début décembre, contre la politique d’austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard. Un large mouvement social se lance à nouveau au Québec, où les plans d’austérité visent non seulement à démanteler les services publics, mais aussi à menacer les acquis du mouvement étudiant de 2012.

En Inde, un large mouvement a également fait reculer le gouvernement, et la commission pour l’enseignement supérieur (UGC) qui voulait interdire la National Eligibility Test (NET), une association d’entraide sociale et financière pour les doctorant.e.s n’ayant pas réussi le test académique national pour aspirer au statut d’assistant.e-chercheur.euse. Le mouvement ayant commencé à New Delhi, s’est propagé dans plusieurs autres villes du pays, n’hésitant pas à revendiquer l’augmentation des bourses pour permettre au plus grand nombre d’étudiant.e.s d’accéder au champ de la recherche.

Le Chili a aussi connu récemment le plus large mouvement de contestation étudiante depuis la fin du régime de Pinochet. Durant les mois de juin à août 2015, plusieurs centaines de milliers d’étudiant.e.s et de professeur.e.s sont descendu.e.s dans la rue pour revendiquer la gratuité de l’accès aux études et la fin d’un système d’enseignement privatisé hérité de la dictature. À l’heure actuelle, il n’existe aucun programme de bourses ou d’aides sociales pour les étudiant.e.s modestes, qui se retrouvent à devoir s’endetter sur au moins 15 ans pour poursuivre leurs études. Le mouvement étudiant chilien, qui avait déjà connu des mobilisations de cette ampleur en 2006 et en 2011 a dû néanmoins faire face à une répression policière féroce par le gouvernement dit « progressiste » de Michelle Bachelet.

En France, les étudiant.e.s pourront aussi fêter au printemps 2016 les 10 ans de la lutte contre la LEC (Loi sur l’Egalité des Chances) et l’une de ses mesures phares, le CPE (Contrat première embauche). Ce contrat, réservé aux salarié.e.s de moins de 26 ans, permettait aux patrons de les licencier sans aucun motif. Durant plusieurs mois, la grande majorité des universités étaient en grève et bloquées, tandis que des millions d’étudiant.e.s et de travailleur.ses sont descendu.e.s dans la rue. Ce mouvement, qui est parvenu à faire converger les luttes étudiantes et interprofessionnelles, a été l’un des plus grands mouvements sociaux de ces dernières décennies en France et a permis le retrait du CPE. Sa portée fut même internationale et il inspira notamment la création du syndicat étudiant Genç Sen en Turquie.

La gratuité d’accès à l’enseignement supérieur est une lutte internationale qui traverse de nombreux pays, contre les ambitions toujours plus fortes du patronat et des gouvernements d’avancer vers la marchandisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. À cela, les mouvements étudiants répliquent par des mobilisations sociales et populaires contre les coupes budgétaires, la hausse des frais d’inscriptions, la suppression des filières « non-rentables », et revendiquent un accès gratuit et universel à l’enseignement supérieur pour tou.te.s.

Notre réseau exprime son soutien le plus total à tous ces mouvements étudiants pour la gratuité d’accès à l’enseignement supérieur. La solidarité internationale est pour nous un moyen d’encourager nos luttes respectives : nous ne sommes pas isolé.e.s, chaque victoire en est une pour l’ensemble du mouvement étudiant international !

Non à l’augmentation des frais d’inscriptions ! Égalité des droits !

Liberté pour les étudiant.e.s arrêté.e.s !

Pour un accès gratuit à l’université pour tou.te.s !

Union Syndicale Étudiante (Belgique) : info@unionsyndicaleetudiante.be
Sud Étudiant-e-s et Précaires (Suisse) : info@sud-ep.ch
Solidaires Étudiant-e-s (France) : contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 16 janvier 2016 :

Soutien aux enseignant-e-s de Turquie en danger !

 

Suite à l’appel et à la pétition « Nous, enseignant-e-s et chercheurs/ses de Turquie, ne serons pas complice de ce crime » dans lesquels ils dénoncent les massacres commis au Kurdistan, le Président turc Erdogan a lancé une répression contre les 1128 professeurs d’université turcs et kurdes y ayant participé. Il a demandé au Conseil de l’Enseignement Supérieur de « faire le nécessaire ». Des dizaines d’enseignants chercheur-se-s ont été démis de leurs fonctions ou font l’objet de poursuites disciplinaires, 21 universitaires de l’université de Kocaeli et 4 de l’université de Bolu ont été placés en garde à vue lors de perquisitions à leurs domiciles.

Les signataires sont aussi soumis à une propagande assimilable à du lynchage dans la presse gouvernementale qui alimente la haine contre eux. S’ajoutent à cela des déclarations des directions de dizaines d’universités qui considèrent cette pétition comme « inacceptable », comme « une trahison » ou de la « propagande terroriste » pour certaines et annoncent qu’elles vont engager des poursuites contre les académiciens qui ont signé la pétition. Le nombre de gardes à vue, destitutions et poursuites n’en est probablement qu’à son début.

La fédération syndicale Solidaires étudiant-e-s dénonce la répression qui s’abat contre ceux et celles qui ont osé dévoiler l’état de guerre au Kurdistan. Nous demandons que cessent les persécutions contre eux et elles.

Nous leur apportons notre soutien et appelons les étudiant-e-s, enseignant-e-s et plus largement la communauté scientifique à dénoncer la répression dont ils sont victimes en apportant leur soutien sous toutes les formes possibles et imaginables.

La guerre en Turquie doit cesser !

Communiqué de la commission internationale de Solidaires Etudiant.e.s, 17 janvier 2016 :

Pour construire la Paix , construisons l’internationale des étudiant-e-s et des peuples

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L’année 2015 a été marquée par de sombres événements qui ont endeuillé de nombreux peuples à travers le monde : à Garissa, Suruç, Ankara, Beyrouth, Paris ou Bamako, les terroristes fanatiques ont tué.

En France, moins de 48 heures après les attentats à Paris, le gouvernement reprenait ses frappes en Syrie. Depuis 2012, l’État mène une guerre par an. La France a donc une part de responsabilité considérable, aux côtés des États-Unis et d’autres puissances économiques telles que la Russie, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, quant à la situation au Moyen-Orient et au développement d’organisations telles que Daesh.

Daech s’est notamment créé sur les décombres de l’État de Sadam Hussein (Irak) et à l’issue de l’intervention militaire américaine de 2003. Nous ne pouvons que condamner les guerres impérialistes menées depuis plus de 15 ans par les gouvernements européens et nord-américains pour maintenir leur domination dans la région : celles-ci n’ont jamais endigué la montée de l’islamisme radical (qui – doit-on le rappeler ? – n’a rien à voir avec l’Islam), au contraire, elles l’ont renforcé en semant la misère des populations. Les guerres impérialistes et la misère profonde qu’elles engendrent sont l’une des causes de la formation et du développement des organisations islamistes fascistes comme Daesh. Les interventions militaires récurrentes n’ont pas pour principal objectif de servir les populations et « lutter contre le terrorisme » mais plutôt de défendre les intérêts géostratégiques et économiques de ces puissances impérialistes (accaparement et commerce des ressources naturelles, développement de nouveaux marchés économiques, promotion de systèmes politiques et économiques, création et maintien de bases militaires, exploitation de la main-d’œuvre à moindre coût, etc.).

Depuis plusieurs années maintenant, Solidaires étudiant-e-s travaille à la reconstruction de liens entre groupes et syndicats étudiants à travers le monde, notamment à travers la création d’un réseau international de syndicats étudiants. C’est dans cette même idée que nous soutenons depuis plus d’un an la construction d’académies et d’universités dans la région du nord-ouest de la Syrie, appelée Rojava. Nous restons convaincu que seules l’indépendance des peuples et la paix permettront au Moyen-Orient de sortir du chaos, et par extension, à l’Europe de vivre en paix. Cette indépendance ne peut passer que par un soutien aux groupes qui combattent Daesh, et qui, en même temps, construisent la paix. Ce sont ces mêmes groupes qui souvent dénoncent les dictatures (comme celle de Bachar Al Assad en Syrie) et les autoritarismes (comme celui de Recep Erdogan en Turquie). C’est pourquoi il est plus nécessaire que jamais de prendre contact et échanger avec les groupes qui en Syrie, en Irak, en Turquie ou encore au Liban, en Jordanie ou en Palestine luttent pour leur émancipation et la paix.

Ces rencontres et ces liens doivent s’effectuer sans simplification de la situation sur place et c’est à chacun-e de faire l’effort d’avoir une connaissance fine et complexe et par ce biais d’œuvrer à décoloniser nos esprits. C’est pourquoi en cette nouvelle année les syndicats Solidaires étudiant-e-s continueront à organiser des rencontres qui permettent la réflexion sur la situation et la connaissance de cette région du monde où malgré la guerre, naissent des utopies.

Soutien aux combattant-e-s de la liberté en Syrie et en Irak.

Soutien au Rojava et au peuple kurde.

Soutien aux militant-e-s de la paix en Turquie.

Ce samedi 16 janvier, plus de 150 personnes se sont rassemblées dans les rues de Besançon, à l’appel du collectif Besançon Solidarité Kurdistan, pour dénoncer la répression en Turquie et manifester notre solidarité avec la résistance du peuple kurde.

De nombreux slogans ont été scandés dans ce rassemblement coloré et déterminé, tel que « Daesh terroriste, Turquie complice », « Erdogan assassin », « à bas le régime fasciste en Turquie » ou encore « de Besançon à Kobané, la lutte antifasciste est internationale ».

Plusieurs prises de paroles ont été faites par le collectif afin de rappeler nos revendications :

  • L’arrêt de la répression et des massacres en Turquie,

  • L’arrêt de l’occupation militaire des villes du Kurdistan

  • Manifester notre soutien à toutes et tous les progressistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et du Moyen-Orient qui luttent contre l’AKP et Daesh.

  • Obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes.

Il a été rappelé aussi que si nous dénonçons la répression qui touche les militant.e.s progressistes en Turquie, il en va de même pour la répression qui s’abat en France à l’encontre des syndicalistes : un message de solidarité a ainsi été adressé aux 8 salarié.e.s de Goodyear qui viennent d’écoper de 24 mois de prison (dont 9 fermes) pour s’être opposés à la fermeture de leur usine.

Durant le rassemblement, une pétition à l’adresse des parlementaires du Doubs a largement circulé, afin que ces derniers agissent pour faire retirer le PKK de la liste des organisations terroristes et pour faire abroger l’accord de coopération policière signé entre la France et la Turquie (qui facilite l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France).

Quelques trottant.e.s avaient installé un stand avec vente à prix libre de gâteaux, de café et de brochures antimilitaristes et sur le Kurdistan, dont les bénéfices seront reversés au collectif Besançon Solidarité Kurdistan : qu’ils et elles en soient remercié.e.s !

Si le succès de ce rassemblement nous réjouit, le collectif Besançon Solidarité Kurdistan tient cependant à dénoncer avec vigueur les pressions et les menaces qui ont circulé dans les réseaux nationalistes et d’extrême-droite qui soutiennent le régime d’Erdogan et de l’AKP en Turquie. Un élu, adjoint au maire de la ville de Thiais, Mourad Ghazli, a même fait une déclaration, largement reprises dans les milieux nationalistes, demandant l’interdiction des rassemblements de ce type et exigeant des poursuites contre leurs organisateurs. Le collectif Besançon Solidarité Kurdistan condamne fermement ces agissements et ces provocations. Ils ne font que renforcer notre détermination à manifester et agir en solidarité avec tou.te.s les progressistes qui luttent pour la liberté, l’égalité et la justice sociale en Turquie, au Kurdistan et dans tout le Moyen-Orient.

Vive la solidarité internationale !

 

Prochaines initiatives de solidarité des organisations membres du collectif :

  • conférence sur l’antimilitarisme en Turquie d’Aurélie Stern, organisée par la FA, samedi 23 janvier à la librairie l’Autodidacte
  • conférence sur la Turquie de Samim Akgönül, organisée par le PCF, vendredi 12 février, 20h salle Proudhon

 

Contact :

b-solidarite-kurdistan@riseup.net

06.76.16.78.89 / 06.23.13.86.27

Blog du collectif Besançon Solidarité Kurdistan : https://besanconsolidaritekurdistan.wordpress.com/
Les photos du rassemblement :

 

A lire également, le communiqué du Collectif Besançon Solidarité Kurdistan, suite aux provocations d’un élu de la ville de Thiais (94) :

Avant le rassemblement à Besançon du samedi 16 janvier contre la répression en Turquie, Monsieur Ghazli, adjoint au maire à la sécurité de la commune de Thiais (94) s’est permis d’appeler à l’interdiction de notre rassemblement.
Elu sur une liste d’union UDI-UMP, cet élu défend des positions nationalistes turques, n’hésitant pas à flirter avec le racisme à l’encontre des populations arménienne et kurde.

Alors que les fanatiques de Daesh ont une nouvelle fois fait couler le sang à Bamako, Jakarta et enlevé 400 civils à Deir Ezzor, notre solidarité va plus que jamais aux forces qui ont pu repousser ces ennemis de l’humanité en particulier l’YPG / YPJ. Or, ce sont ces mêmes forces que le régime d’Erdogan tente d’éradiquer dans les villes kurdes de Turquie, faisant au passage subir à l’ensemble de la population civile le poids de l’occupation militaire. Notre solidarité va également à toute la population de Turquie, au-delà des origines nationales, qui fait face à la dictature de l’AKP.

Nous appelons l’ensemble des personnes et organisations éprises de liberté et d’égalité à contacter la mairie de Thiais pour demander au nom de quoi un élu de cette commune se permet de demander l’interdiction d’un rassemblement à Besançon et de développer une  haineuse propagande nationaliste à l’encontre de celles et ceux qui défendent au Kurdistan, en Turquie et ailleurs le respect des droits humains.

Courrier à adresser à :

Monsieur Richard Dell’Agnola

Maire de Thiais

1 Rue Maurepas,

BP 141

94320 Thiais

Fax : 01 48 53 47 2

E-mail : contact@ville-thiais.fr

Tel : 01 48 92 42 01

Exemple de lettre type :

Monsieur le Maire,

Avant le rassemblement à Besançon du samedi 16 janvier contre la répression en Turquie, Monsieur Ghazli, adjoint au maire à la sécurité de la commune de Thiais (94) s’est permis d’appeler à l’interdiction de notre rassemblement.

Tout d’abord nous souhaiterions des explications : au nom de quoi un élu du Val-de-Marne se permet d’intervenir pour faire interdire une manifestation dans le Doubs ?

Nous soulignons aussi notre indignation face aux propos de cet élu qui, sur les réseaux sociaux, défend des positions nationalistes turcs qui flirtent avec le racisme à l’encontre des populations arméniennes et kurdes ou avec l’apologie de crimes commis par les terroristes fanatiques de Daesh.

En attente d’une réponse de votre part, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sincères salutations.