Archives de la catégorie ‘Université, Éducation et Recherche’

Alors que le Conseil d’Administration de l’UFC doit avaliser ce 14 février 2017 la mise en place de la sélection en master dans notre université, l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s s’oppose fermement à cette mesure et rappelle son attachement à un enseignement supérieur public, de qualité et ouvert à toutes et tous !

Notre tract sur la sélection en master (cliquez sur l’image pour l’ouvrir en PDF) :

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Les communiqués de notre fédération Solidaires Etudiant.e.s sur la sélection en master :

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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s du 30 janvier 2017 :

DU CHAUFFAGE DANS NOS AMPHIS !

« À l’UFR SLHS, il existe un amphi où seuls les plus braves osent mettre les pieds : Trop chaud en été, trop froid en hiver, les conditions de travail pour étudiants et enseignants sont de plus en plus pénibles, cet amphi, c’est l’amphi N1.« 

(extrait du texte de la pétition : Université de Franche-Comté – Du chauffage à l’Arsenal !)

froid

L’université publique française, comme tant d’autres services publics, est depuis des années la cible des assauts constants de l’austérité budgétaire imposée par les gouvernements successifs. L’UFR SHLS, comme la plupart des facultés de sciences humaines et sociales, est d’autant plus touchée que ses formations, jugées peu compétitives et pas assez rentables, sont généralement le parent pauvre de l’enseignement supérieur.

Depuis des années, notre université subit les suppressions de filières détruisant la diversité de l’offre de formation, le gel de postes d’enseignant.e.s indispensables à la qualité et au bon fonctionnement des formations dispensées, la réduction et la précarisation du personnel BIATSS. Avec l’hiver, les étudiant-e-s découvrent désormais la vétusté des locaux où il fait plus froid que dans un frigo (3°C dans l’amphi N1) ! Ce problème n’est pas nouveau : depuis des années, les étudiant.e.s et personnels demandent des moyens pour la rénovation et le désamiantage des locaux de l’Arsenal[1].

Il est intolérable et indigne de subir de telles conditions d’études et de travail.

Ces problèmes récurrents, qui mettent en péril l’avenir de notre université, sont le résultat de politiques délibérées de restrictions des budgets menées par le ministère de l’Enseignement supérieur et appliquées avec zèle par la présidence de notre Université. En décembre dernier, le Conseil d’Administration de l’UFC adoptait de nouveau un budget largement insuffisant – en particulier pour l’UFR SLHS – pour l’année 2017, malgré l’opposition et la mobilisation de centaines d’étudiant.e.s et de personnels.

L’AMEB Solidaires Etudiant.e.s appuie et invite à signer massivement la pétition initiée par des étudiant.e.s de l’UFR SLHS. Notre organisation soutiendra toutes les actions mises en œuvre par les étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s et portera leurs revendications auprès des conseils dans lesquels siègent nos élu.e.s.

Le savoir est une arme qui n’est pas à vendre, ni à traiter de la sorte.

 Pour une université publique, gratuite, critique et… chauffée !

[1] https://sites.google.com/site/ufcenlutte/presse-locale/mars-2013

Le communiqué en PDF

pétition

A l’initiative des élu.e.s étudiant.e.s de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s, le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté a adopté à l’unanimité une motion de soutien aux étudiant.e.s et aux universitaires qui subissent les vagues de répression du gouvernement fascisant de l’AKP et d’Erdogan en Turquie.

Quelques jours plus tôt, c’est le conseil de gestion de la faculté de lettres et sciences humaines (UFR SLHS) qui adoptait à l’unanimité une motion similaire.

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La motion présentée par l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s :

La démocratie en péril en Turquie : solidarité avec les étudiant.e.s et universitaires destitué.e.s, arrêté.e.s ou emprisonné.e.s !

 Depuis la mise en échec de l’AKP aux élections de juin 2015, le gouvernement turc a décidé de mener une répression sanglante contre la population kurde et de criminaliser toute autre opposition  (démocrates, militant.e.s syndicaux et des droits des LGBT, défenseur.ses des droits de l’Homme, avocat.e.s, universitaires pour la Paix, journalistes,…).

 En janvier 2016, alors que plus d’un millier d’universitaires, de chercheur.ses et d’intellectuel.les en Turquie – les « Universitaires pour la paix » – avaient signé une pétition demandant l’arrêt des massacres à l’encontre de la population kurde, la plupart avait ensuite fait l’objet de poursuites judiciaires et plusieurs dizaines d’entre eux avaient été arrêté.e.s ou destitué.e.s.

 Récemment, la tentative inacceptable de coup d’Etat du 15 juillet 2016 est devenue un prétexte à  la mise en œuvre d’une répression sans précédent contre l’ensemble des opposant.e.s démocrates et de la population kurde. L’établissement de l’état d’urgence permet au Conseil des ministres, depuis le 20 juillet dernier, de gouverner par décret en suspendant l’obligation du respect de la Convention européenne des droits de l’Homme.

 Après l’arrestation de plus 50 000 fonctionnaires dans les premiers jours suivant la tentative du coup d’Etat, le gouvernement a destitué, par décret, plus de 15 000 enseignant.e.s dont de nombreux.ses syndicalistes. 1900 doyen.ne.s des établissements publics et privés ont été suspendu.e.s de leur fonction. Plusieurs centaines d’étudiant.e.s sont également incarcéré.e.s en prison.

 Le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté dénonce vigoureusement la tentative de mise au pas de la société turque, les arrestations massives et arbitraires des opposant.e.s et les graves atteintes à la liberté d’expression, à la liberté de la presse et aux libertés académiques. Il dénonce avec force la répression menée par le gouvernement turc et exige le rétablissement des universitaires dans leurs fonctions, la libération des étudiant.e.s emprisonné.e.s, la levée de l’interdiction qui est faite aux fonctionnaires de se déplacer à l’étranger et le respect des Droits humains. En outre, le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté mettra en œuvre toutes les mesures possibles pour accueillir et protéger dans son établissement les personnels, enseignant.es et étudiant.e.s des universités turques dont la liberté et la sécurité seraient menacées.

A Besançon, le 4 octobre 2016

 

Depuis le mois de mars, notre blog avait cessé d’être alimenté, en raison de notre forte implication dans la mobilisation étudiante contre la loi Travail, qui s’est prolongée jusqu’à la fin de l’année universitaire.

Nous vous proposons de revenir en 36 dates clés sur ces 4 mois de mobilisation étudiante à Besançon, à travers cette brochure éditée par le comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté.

Cliquez sur l’image pour accéder à la brochure en PDF.

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La loi travail ne passera pas !

La mobilisation contre la loi Travail le 9 mars a été un grand succès, avec plus de 150 personnes en Assemblée Générale à la fac de lettres le matin, environ 4 000 personnes en manifestation l’après-midi à Besançon, et 500 000 personnes dans toute la France (dont 100 000 jeunes). Le succès de cette journée a contraint le gouvernement à opérer un premier recul.

Le 17 mars, les étudiant.e.s et les lycéen.ne.s étaient plus nombreux.ses encore : 150 000 ont manifesté partout en France, plus de 300 lycées étaient mobilisés ou bloqués et des dizaines d’universités sont en lutte.

Mais ce n’est pas suffisant. Ce projet de loi n’est ni amendable, ni négociable, et nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à rester mobilisé.e.s jusqu’au retrait de la loi.

Nous ne pouvons nous satisfaire des quelques aménagements prétendumment concédés par le gouvernement qui ne résoudront ni le problème du chômage ni celui de la précarité. Pire encore, cette loi aggravera les difficultés que les chômeurs.ses, précaires, futur.e.s travailleur.ses rencontrent et dégradera encore plus les conditions de travail des salarié.e.s. La loi travail accorde une place centrale à l’accord d’entreprise qui primera sur la loi. Il faudra désormais lutter entreprise par entreprise pour sauvegarder ou obtenir des droits. Elle allonge aussi le temps de travail journalier jusqu’à 12h au lieu de 10h actuellement.

Nous sommes tou.te.s concerné.e.s par cette nouvelle loi. En tant qu’étudiant.e.s, ce sont nos conditions de vie actuelles qui sont menacées (près d’un.e étudiant.e sur deux a une activité salariée) mais aussi futures. C’est pourquoi nous invitons tou.te.s les étudiant.e.s à rejoindre la lutte et à participer à l’AG pour discuter des prochaines mobilisations.

Mardi 22 mars à 12h30
Assemblée générale à la Bouloie (amphi Courbet – fac de droit)

Jeudi 24 mars

Manifestation à 11h, place de la Révolution

suivie d’une assemblée générale de lutte à la fac de lettres (amphi Donzelot)
Et le 31 mars, dans la rue aux côtés des salarié.e.s !

Le tract en PDF : tract 22-24 mars

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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s du 15 mars 2016 :

Élections à l’Université de Franche-Comté : un résultat encourageant dans les urnes, à concrétiser dans les luttes !

Malgré un taux de participation toujours aussi bas (11%) dénuant ces conseils de toute légitimité démocratique, l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s se félicite des résultats obtenues par les listes qu’elle soutenait lors des élections universitaires du 8 mars 2016. En effet, nos listes « pour une université publique, gratuite, critique et populaire » sont arrivées en seconde position derrière celles des « corpos » de la BAF, ce qui fait désormais de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s la première organisation syndicale étudiante de l’Université de Franche-Comté. L’UNEF, qui a déserté le terrain des luttes, est en recul, tandis que les listes réactionnaires de l’UNI sont en dernière position.

Avec 11 % des suffrages exprimés des étudiant-e-s, nous accédons pour la première fois au Conseil d’Administration (CA) de l’UFC. Nous pourrons ainsi y porter les revendications des étudiant-e-s et nous opposer fermement à l’ingérence du patronat dans nos formations. Nous nous opposerons également à la baisse du budget de notre université et pourrons informer régulièrement les étudiant-e-s des décisions importantes prises au sein de cette instance.

Nous obtenons aussi un siège supplémentaire à la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) où nous diminuons légèrement le poids de la BAF en lui prenant un-e élu-e.

Chez les doctorant-e-s, nous saluons l’excellent résultat de la liste « Doctorant-e-s Solidaires », arrivée en tête avec 45 % des voix aux élections de la Commission Recherche.

Par ailleurs, du côté des enseignant-e-s et des personnels, nous nous réjouissons également de l’entrée de Sud Éducation dans ces conseils. Une opposition claire et sans concession est en construction à l’Université de Franche-Comté.

Ces résultats sont encourageants pour toutes celles et ceux qui ne se résignent pas et récompensent un travail de terrain pour défendre les droits des étudiant-e-s et s’opposer à la privatisation des universités. Mais si notre présence dans ces conseils est un atout, nous rappelons néanmoins que seule une mobilisation large et massive des étudiant-e-s permettra de mettre en échec les suppressions et mutualisations de filières, d’obtenir des locaux décents ainsi qu’un financement de l’université 100 % public et à hauteur des besoins.

Enfin, nous appelons dès maintenant l’ensemble des étudiant-e-s à se joindre, aux côtés des travailleur-ses, à la mobilisation contre la « loi travail », qui s’attaque aux droits des salarié-e-s pour satisfaire les exigences du patronat.

Six organisations de jeunesse et étudiantes de Besançon lancent un appel à se mobiliser massivement le 9 mars contre la réforme du code du travail. Une assemblée générale est organisée à la faculté de lettres à 10h et une manifestation partira à 13h de la Place de la Révolution.

Précaires un jour, précaires toujours ? Les jeunes, étudiant.e.s, et lycéen.ne.s disent non au projet de loi Travail !

 A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s.  Nous, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, jeunes chômeur.se.s, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

  Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords seraient négociés au sein de l’entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salarié.e.s. Ceux-ci auront pour conséquences d’imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaire aux salarié.e.s. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

 – Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprenti.e.s de moins de 18 ans pourront être contraint.e.s de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

 – Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prud’homales

 – Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d’offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chômage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

  Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales renforce le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic.

  L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tou.te.s les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salarié.e.s :

  • Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale.
  • La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.
  • En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universités, les quartiers et les entreprises.

 Nous appelons à rejoindre la journée nationale d’actions et d’initiatives de mercredi 9 mars, en participant à l’assemblée générale organisée à l’université à 10h (amphi Donzelot – fac de lettres) puis à la manifestation qui partira à 13h de la place de la Révolution.

 À l’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer le gouvernement aux côté des salarié.e.s, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

 Les organisations signataires se retrouveront le mercredi 9 mars au soir pour discuter des suites de la mobilisation.

Signataires : AMEB Solidaires Etudiant.e.s, Collectif Jeune CGT, Action Populaire, Mouvement des Jeunes Communistes, Jeunes Ecologistes, NPA