Archives de la catégorie ‘Fédération’

Alors que le Conseil d’Administration de l’UFC doit avaliser ce 14 février 2017 la mise en place de la sélection en master dans notre université, l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s s’oppose fermement à cette mesure et rappelle son attachement à un enseignement supérieur public, de qualité et ouvert à toutes et tous !

Notre tract sur la sélection en master (cliquez sur l’image pour l’ouvrir en PDF) :

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Les communiqués de notre fédération Solidaires Etudiant.e.s sur la sélection en master :

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Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s, syndicats de luttes du 28 février :

Loi travail : ça ne passera pas !

Tou-te-s dans la rue dès le 9 mars !

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La loi El Khomri, du nom de l’actuelle ministre du travail, sera présentée au conseil des ministres du 9 mars 2016. Notre fédération, comme la plupart des organisations syndicales qui se sont exprimé-e-s sur le sujet, est choquée par le contenu du projet de loi et l’arrogance d’une telle proposition qui semble écrite directement par le patronat.

Faire travailler des apprentis 10h/ jour dès 15 ans

Si cette loi était adoptée, les apprentis pourraient, sur simple décision de leur patron, travailler 10h par jour et 40 heures par semaine, et cela dès 15 ans. Les condamnations pour les entreprises ayant illégalement licencié un salarié seraient plafonnées à un montant dérisoire, créant de fait un droit au licenciement abusif et cassant le concept du CDI. Actuellement, un minimum d’heures par semaine est imposé pour les contrats à temps partiel ; après la loi, ce ne sera plus le cas. On voit d’ici l’explosion du nombre de contrats très précaires, alors que ces contrats concernent à 82 % des femmes.

Un nouveau CPE ?

Pour les jeunes salarié-e-s, le plafond des indemnités prud’homales pour licenciement abusif sera seulement de 3 mois de salaire pour moins de 2 ans d’ancienneté, et de 6 mois de salaire pour moins de 5 ans d’ancienneté ! C’est un véritable permis de licencier qui est donné aux employeurs, et qui ressemble trop fortement à la mesure repoussée du CPE !

La majoration des heures supplémentaires pourra être divisée jusqu’à 5, ce qui risque de créer un effet d’aubaine pour les patrons qui préféreront accumuler les heures supplémentaires plutôt que d’embaucher. Les conséquences ? Une augmentation du chômage, qui touche déjà 25 % de la part non-scolarisée des 15-24 ans, sans compter la souffrance au travail pour les salarié-e-s.

Une mesure nocive pour les salarié-e-s…

En outre, cette loi accroît encore le poids des accords d’entreprise, destinés de plus en plus à se substituer à des droits garantis par le code du travail (les accords d’entreprises primeraient désormais sur les accords de branche). L’opposition des syndicats, au sein d’une entreprise, à une mesure, pourra être contournée par référendum, ce qui sape le principe de la négociation collective. Comme si patrons et salarié-e-s pouvaient négocier sur un pied d’égalité !

… et pour les étudiant-e-s

Pour les étudiant-e-s, cette loi ne serait pas sans conséquences. Près d’un-e étudiant-e sur deux (46%) exerce une activité salariée pendant l’année universitaire. L’insuffisance du système de bourses, l’augmentation des loyers et les attaques contre les APL entretiennent le salariat étudiant, et par là, la reproduction sociale à l’université : le taux de réussite aux examens d’un-e étudiant-e salarié-e est 15 % inférieur à celui d’un-e étudiant-e non salarié-e. Mécaniquement, celles et ceux qui ont des parents aisés réussissent mieux…

Il ne s’agit pas de défendre le salariat étudiant : une éducation pour tou-te-s dans de bonnes conditions, sans être contraint-e de se salarier, devrait être un droit. Mais ça n’est certainement pas en cassant le droit du travail que l’on fera baisser le taux de chômage et qu’on réglera la question de la précarité étudiante. Cette loi ne compromet pas seulement notre avenir, elle compromet également nos conditions de vie actuelles.

La réunion intersyndicale et organisations « jeunes » qui s’est tenue jeudi soir appelle à la mobilisation des étudiant-e-s et jeunes, et à rejoindre les manifestations et journées d’action et de grève du 9 et du 31 Mars, avec les organisations syndicales interprofessionnelles. Il n’y a que par la grève générale que nous instaurerons un rapport de force permettant le retrait total de ce projet de loi.

Il n’y aura pas une telle réforme du Code du travail, nous nous en assurerons, en nous mobilisant, avec les étudiant-e-s sur les lieux d’étude et avec notre Union syndicale et les travailleurs et travailleuses partout ailleurs.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /

http://www.solidaires-etudiant.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 23 février 2016 :

Fraude

Halte au projet de loi sur la sécurité dans les transports publics !

Terrorisme et fraude, même combat ?

Un récent projet de loi, dit relatif « à la prévention et à la lutte contre les atteintes graves à la sécurité publique, contre le terrorisme et contre la fraude dans les transports publics de voyageurs »  devrait être voté courant mars. Ce projet de loi orchestre notamment une grande offensive contre les précaires des transports en commun, vendeurs.ses à la sauvette et fraudeurs.ses. Notons que nombre de précaires fraudeur/se-s sont étudiant-e-s.

Augmentation des pouvoirs des services de police et de sécurité, peines de prison pour les délits de fraude, communication d’informations entre administrations publiques et les entreprises de transports publics, ils visent à combattre d’un même geste les incivilités, le terrorisme et la fraude.

En plus d’associer de manière indigne terrorisme et fraude, cet arsenal de répression s’appuie sur un discours distinguant la fraude « comportementale » de la « fraude économique », cette dernière étant selon les auteurs, une « part négligeable » de la fraude.

La fraude économique, « négligeable » ?

Ces déclarations apparaissent d’autant plus scandaleuse quand la première mesure de Valérie Pécresse à la région Île-de-France, a été la suppression de l’aide au transport pour les bénéficiaires de l’aide médicale d’état, étranger.e.s en situation irrégulière et que Manuel Valls ne se dit « pas choqué » par la mesure. Ces député.e.s semblent terriblement éloigné.e.s de la réalité de la plupart des usager.e.s des transports et surtout de toutes les personnes qui sont quotidiennement dans l’obligation de prendre les transports en commun malgré leur impossibilité de payer un ticket. La gamme de tarifs sociaux dans les transports en commun n’empêche pas le transport d’être trop cher, alors qu’il est pourtant un besoin vital et une liberté fondamentale. Pour les auteur.e.s du texte, frauder ne peut être qu’un jeu, ils et elles ne vivent probablement pas dans la même galère économique que les milliers de personnes qui sautent des portillons, fuient les contrôleurs, et – comble du mauvais goût – leur donne de fausses identités quand elles se font avoir.

En plus de criminaliser les précaires en les associant à des « terroristes », une seconde lecture de la loi par l’assemblée en mars prévoit de criminaliser aussi la solidarité. En effet, on voit arriver la proposition d’une peine de prison ferme de 2 mois et 3750 euros d’amendes pour les usager-e-s du métro ou de la SNCF qui préviennent de la présence des contrôleur-ses: quand des précaires sont solidaires dans les transports, on les envoie en prison.

Une seule solution : la gratuité !

Le transport est un besoin vital, et pas un luxe ! Étudiant.e.s, nous ne pouvons nous priver des transports en commun pour nous rendre sur nos lieux d’études et de travail, comme des milliers d’autres travailleur.ses précaires qui traversent chaque jours les agglomérations. À Lille et à Besançon, les syndicats Solidaires étudiant-e-s ont déjà dénoncé la hausse des tarifs de transport, y compris pour les étudiant-e-s.

Tant que les transports seront trop chers, il y aura des fraudeurs.ses ! La seule solution à la fraude est la gratuité des transports en commun, comme c’est le cas à Dunkerque pour les week-ends depuis 2015, généralisé à tous les jours en 2018. Les transports en commun sont déjà largement subventionnés par de l’argent public, la gratuité permettrait par ailleurs de diminuer les coûts liés à la billetique et aux contrôles, voire de diminuer les incivilités en changeant profondément nos rapports à ce que pourrait être un véritable service public du transport.

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 19 février 2016 :

Masters : Stop à l’obsession de la sélection

Le conseil d’État a réaffirmé le 10 février l’illégalité de la sélection entre la première année du master (M1) et la deuxième année (M2). Cette sélection ne serait légale que dans le cas où le master en question figurerait sur une « liste limitative » établie par décret, ce qui est prévu par l’article L.612-6 du code de l’éducation. Le secrétaire d’État à l’enseignement supérieur, Thierry Mandon, se félicite de cette décision dans un communiqué, avançant « le droit de tout étudiant à poursuivre ses études en master jusqu’au terme de ce cycle », dans le sens d’une « sécurisation » du « fonctionnement actuel ».

Entre les lignes se lit l’orientation du gouvernement qui comme d’habitude veut ménager la chèvre et le chou en protégeant l’ordre existant. Plusieurs scénarios sont possibles, mais le plus probable est que nous nous dirigions vers un renforcement d’un enseignement supérieur à deux vitesses, avec une sélection dans certains masters, en laissant le reste des masters « ouverts ».

Ce serait une réponse à l’agitation au sein des enseignant-e-s dont beaucoup réclament et défendent la sélection en master. Pour nous, il s’agit d’un mauvais combat. Le véritable problème c’est le manque de moyens : manque de moyens pour accueillir tous les étudiant-e-s qui souhaitent poursuivre leurs études, manque de moyens pour assurer plus de cours, en petits groupes. Manque de moyens pour des formations exigeantes et de qualité. Mais ce n’est ni la responsabilité des étudiant-e-s qui veulent s’inscrire en master, ni la responsabilité des enseignant-e-s. C’est la responsabilité des gouvernements successifs qui réduisent les moyens des universités et la création de postes d’enseignants-chercheurs. Le financement donné d’une main à travers les créations de postes annoncés par G. Fioraso ont été gelés pour combler les déficits créés… par l’argent que le gouvernement retire de l’autre main en dotation globale.

L’obsession de la sélection est un mauvais combat, car c’est un combat qui se fait au nom de valeurs réactionnaires au sens propre, de discours du genre « le niveau baisse », ou encore « master pour tout le monde, et après quoi, doctorat pour tout le monde ? ». Il y a un paradoxe à penser que la sélection garantit le niveau : on sait depuis longtemps que les indicateurs utilisés (dossiers scolaires, notes) ne permettent pas de prédire les progrès futurs des étudiant-es. Combien de fois des lycéen-nes « moyens » se sont révélés d’excellents étudiant-es ? (et vice-versa). L’absence de sélection n’implique pas l’absence d’exigence et de qualité dans les formations, mais cela ne peut être obtenu qu’avec des moyens humains et financiers adaptés aux besoins, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. C’est ce combat pour des moyens à la hauteur des besoins qu’il faut mener, c’est le combat que mène la fédération Solidaires étudiant-e-s. Rappelons que les luttes successives pour plus de moyens au début des années 2000 ont permis une augmentation (temporaire) du nombre de postes ouverts aux concours. Rappelons aussi que 5,5 milliards d’euros d’argent public partiront en 2016, comme chaque année, dans une niche fiscale honteusement appelée « crédit impôt recherche ».

Nous revendiquons :

  • L’absence de sélection en master et la garantie de pouvoir continuer ses études dans le domaine souhaité dans l’université souhaitée jusqu’au M2
  • Des moyens à la hauteur des besoins dans les universités et le reste de l’enseignement supérieur
  • L’harmonisation sur tout le territoire de la valeur des diplômes  et leur reconnaissance, contre la logique de « l’excellence » et des facs plus ou moins réputées
  • La suppression du crédit impôt recherche
  • La réduction du temps de travail et de l’âge de départ en retraite, seules mesures permettant de réduire effectivement le chômage (l’école et l’université n’étant pas des « usines à chômeurs » n’ont aucune responsabilité à cet égard)
Communiqué du Secteur étudiant du Réseau européen des syndicats alternatifs et de base (RESAB)

Union Syndicale Étudiante (Belgique) – Solidaires Étudiant.e.s (France) –
SUD Étudiant.e.s et Précaires (Suisse)

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De Londres à Johannesburg, de Montréal à New Delhi, d’Istanbul à Santiago : Le mouvement étudiant international ne s’arrête jamais !

En Afrique du Sud, depuis le mois d’octobre, les étudiant.e.s se sont révolté.e.s contre la hausse des frais d’inscriptions de 6 à 10% pour l’année 2016, et la ségrégation raciale héritée de l’apartheid. Dès l’annonce par le gouvernement, les étudiant.e.s ont bloqué leurs universités et sont descendu.e.s massivement dans la rue, jusqu’à investir le siège de l’ANC (parti au pouvoir) et le Parlement, obligeant les autorités à reculer en instaurant un gel des frais d’inscriptions. Le mouvement #FeesMustFall, qui représente l’une des plus grandes mobilisations étudiantes depuis la chute de l’apartheid, a appelé à une grève massive pour la gratuité d’accès à l’enseignement supérieur, afin qu’il soit universel ! Dans un bel exemple de convergence des luttes entre les salarié.e.s des universités et les travailleur.euse.s en formation que sont les étudiant.e.s, leurs revendications visent aussi à mettre fin à la sous-traitance et aux mauvaises conditions de travail dans les universités, pour l’égalité des droits et contre les discriminations racistes. Le mouvement est toujours en cours et fait face à une répression policière très violente envers les manifestant.e.s, avec bombes à gaz lacrymogène et grenades assourdissantes. De nombreux.euses étudiant.e.s ont été arrêté.e.s pour « haute trahison ».

À Londres, une grande manifestation a été organisée le 4 novembre par le mouvement National Campaign Against Fees and Cuts (NCAFC), pour réclamer la gratuité des études en Angleterre et un recul du gouvernement conservateur de David Cameron sur son projet de transformer les bourses universitaires en prêts, et cela dès 2016. Alors que le plafond des frais d’inscription a augmenté de 3000 à 9000 livres par an dès l’arrivée au pouvoir de Cameron en 2010, cette mesure va davantage intensifier l’endettement des étudiant.e.s. La manifestation s’est rendue devant le Department for Business, Innovation and Skills (BIS), afin de dénoncer les premiers responsables de la marchandisation de l’enseignement supérieur. La répression policière ne s’est pas fait attendre, et plusieur.e.s étudiant.e.s ont été arrêté.e.s. Le mouvement étudiant pourrait se radicaliser et se diriger vers une grève : un vote sera bientôt soumis aux différents syndicats affiliés à la National Union of Students (NUS).

Au Québec, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a appelé à une grève sociale à l’occasion des trois jours de grève générale du Front commun syndical en début décembre, contre la politique d’austérité du gouvernement libéral de Philippe Couillard. Un large mouvement social se lance à nouveau au Québec, où les plans d’austérité visent non seulement à démanteler les services publics, mais aussi à menacer les acquis du mouvement étudiant de 2012.

En Inde, un large mouvement a également fait reculer le gouvernement, et la commission pour l’enseignement supérieur (UGC) qui voulait interdire la National Eligibility Test (NET), une association d’entraide sociale et financière pour les doctorant.e.s n’ayant pas réussi le test académique national pour aspirer au statut d’assistant.e-chercheur.euse. Le mouvement ayant commencé à New Delhi, s’est propagé dans plusieurs autres villes du pays, n’hésitant pas à revendiquer l’augmentation des bourses pour permettre au plus grand nombre d’étudiant.e.s d’accéder au champ de la recherche.

Le Chili a aussi connu récemment le plus large mouvement de contestation étudiante depuis la fin du régime de Pinochet. Durant les mois de juin à août 2015, plusieurs centaines de milliers d’étudiant.e.s et de professeur.e.s sont descendu.e.s dans la rue pour revendiquer la gratuité de l’accès aux études et la fin d’un système d’enseignement privatisé hérité de la dictature. À l’heure actuelle, il n’existe aucun programme de bourses ou d’aides sociales pour les étudiant.e.s modestes, qui se retrouvent à devoir s’endetter sur au moins 15 ans pour poursuivre leurs études. Le mouvement étudiant chilien, qui avait déjà connu des mobilisations de cette ampleur en 2006 et en 2011 a dû néanmoins faire face à une répression policière féroce par le gouvernement dit « progressiste » de Michelle Bachelet.

En France, les étudiant.e.s pourront aussi fêter au printemps 2016 les 10 ans de la lutte contre la LEC (Loi sur l’Egalité des Chances) et l’une de ses mesures phares, le CPE (Contrat première embauche). Ce contrat, réservé aux salarié.e.s de moins de 26 ans, permettait aux patrons de les licencier sans aucun motif. Durant plusieurs mois, la grande majorité des universités étaient en grève et bloquées, tandis que des millions d’étudiant.e.s et de travailleur.ses sont descendu.e.s dans la rue. Ce mouvement, qui est parvenu à faire converger les luttes étudiantes et interprofessionnelles, a été l’un des plus grands mouvements sociaux de ces dernières décennies en France et a permis le retrait du CPE. Sa portée fut même internationale et il inspira notamment la création du syndicat étudiant Genç Sen en Turquie.

La gratuité d’accès à l’enseignement supérieur est une lutte internationale qui traverse de nombreux pays, contre les ambitions toujours plus fortes du patronat et des gouvernements d’avancer vers la marchandisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. À cela, les mouvements étudiants répliquent par des mobilisations sociales et populaires contre les coupes budgétaires, la hausse des frais d’inscriptions, la suppression des filières « non-rentables », et revendiquent un accès gratuit et universel à l’enseignement supérieur pour tou.te.s.

Notre réseau exprime son soutien le plus total à tous ces mouvements étudiants pour la gratuité d’accès à l’enseignement supérieur. La solidarité internationale est pour nous un moyen d’encourager nos luttes respectives : nous ne sommes pas isolé.e.s, chaque victoire en est une pour l’ensemble du mouvement étudiant international !

Non à l’augmentation des frais d’inscriptions ! Égalité des droits !

Liberté pour les étudiant.e.s arrêté.e.s !

Pour un accès gratuit à l’université pour tou.te.s !

Union Syndicale Étudiante (Belgique) : info@unionsyndicaleetudiante.be
Sud Étudiant-e-s et Précaires (Suisse) : info@sud-ep.ch
Solidaires Étudiant-e-s (France) : contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Rassemblement 30 janvier

L’appel du collectif bisontin contre l’état d’urgence

 

Le tract de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s contre l’état d’urgence et appelant à manifester le 30 janvier, comme partout en France :

 

Défendons nos libertés, reprenons la rue !

Les visuels de Solidaires Etudiant.e.s contre l’état d’urgence :

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Rappelons que la veille, le collectif bisontin contre l’Etat d’urgence organise une :

réunion publique
vendredi 29 janvier
à 20h salle Battant
avec des représentantes du Syndicat de la Magistrature

réunion publique 29 janvier 2016

 

Autres articles concernant l’Etat d’urgence :

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 16 janvier 2016 :

Soutien aux enseignant-e-s de Turquie en danger !

 

Suite à l’appel et à la pétition « Nous, enseignant-e-s et chercheurs/ses de Turquie, ne serons pas complice de ce crime » dans lesquels ils dénoncent les massacres commis au Kurdistan, le Président turc Erdogan a lancé une répression contre les 1128 professeurs d’université turcs et kurdes y ayant participé. Il a demandé au Conseil de l’Enseignement Supérieur de « faire le nécessaire ». Des dizaines d’enseignants chercheur-se-s ont été démis de leurs fonctions ou font l’objet de poursuites disciplinaires, 21 universitaires de l’université de Kocaeli et 4 de l’université de Bolu ont été placés en garde à vue lors de perquisitions à leurs domiciles.

Les signataires sont aussi soumis à une propagande assimilable à du lynchage dans la presse gouvernementale qui alimente la haine contre eux. S’ajoutent à cela des déclarations des directions de dizaines d’universités qui considèrent cette pétition comme « inacceptable », comme « une trahison » ou de la « propagande terroriste » pour certaines et annoncent qu’elles vont engager des poursuites contre les académiciens qui ont signé la pétition. Le nombre de gardes à vue, destitutions et poursuites n’en est probablement qu’à son début.

La fédération syndicale Solidaires étudiant-e-s dénonce la répression qui s’abat contre ceux et celles qui ont osé dévoiler l’état de guerre au Kurdistan. Nous demandons que cessent les persécutions contre eux et elles.

Nous leur apportons notre soutien et appelons les étudiant-e-s, enseignant-e-s et plus largement la communauté scientifique à dénoncer la répression dont ils sont victimes en apportant leur soutien sous toutes les formes possibles et imaginables.

La guerre en Turquie doit cesser !