Archives de la catégorie ‘Université’

Après la campagne « Des libres pour Rojava », à laquelle nous avons participé l’an dernier, nous accueillons cette année Yasin Duman, coordinateur de la campagne et témoin de la révolution dans le Rojava (Kurdistan syrien).

Quelques jours après l’odieux attentat d’Ankara, cette soirée sera placée sous le signe de la solidarité avec le peuple kurde et les syndicalistes et progressistes turcs, qui résistent héroïquement face aux fascistes de Daesh et qui subissent une terrible répression du pouvoir fascisant turc.

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Qu’est-ce que le Rojava et que s’y passe-t-il ?

Le Kurdistan est une région qui s’étend sur le territoire de 4 États : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Ce qu’on appelle le « Rojava », l’Ouest en kurde, c’est le Kurdistan Syrien.

Pendant la guerre civile syrienne, en 2013, le Rojava a déclaré son autonomie. Depuis, les Rojaviens tentent de mettre en place un système politique et social basé sur l’autodétermination (les villages et cantons sont dirigés par les habitant-e-s, réuni-e-s en assemblées générales), l’égalité des sexes (principe d’élection de binômes homme/femme dans chaque assemblée), la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et la socialisation des moyens de production.

C’est notamment pour en finir avec ce modèle progressiste que les kurdes subissent des assauts répétés de DAESH (l’Etat islamique), tout comme une répression sanglante orchestrée par l’Etat turc.

Pédagogies alternatives

Dans ce contexte de guerre civile et de révolution, une « académie » (université) de sciences humaines, la première au Rojava, a été fondée. Elle se développe notamment grâce à une campagne de solidarité internationale, «Des livres pour Rojava», à laquelle nous avons participé. Cette académie fonctionne sur des bases pédagogiques alternatives à ce qu’on connaît dans nos universités occidentales. Elle s’inscrit en particulier dans le refus de la hiérarchie entre «sachant-e-s» et «non sachant-e-s».

Le syndicat AMEB Solidaires Etudiant-e-s organise une discussion avec Yasin Duman, qui a rédigé un mémoire sur le fonctionnement politique du Rojava et la résolution des conflits dans cet espace. Il nous expliquera l’organisation mise en place au Kurdistan syrien et nous pourrons ensemble parler de l’actualité dans les espaces kurdes du Moyen-Orient ainsi que des formes de soutien possibles.

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Le guide de l’étudiant-e solidaires, pour connaitre tous nos droits, a été réactualisé pour l’année 2015-2016.

De nombreux conseils et informations sur les questions du logement, sur les aides sociales, la santé, le fonctionnement des universités, etc.

Cliquez sur l’image pour accéder au guide :

guide étudiant

Lettre ouverte des syndicats d’étudiant-e-s, d’enseignant-e-s et de personnels AMEB Solidaires Etudiant-e-s, FERC-SUP CGT, SNASUB-FSU et SUD Education à la présidence de l’Université de Franche-Comté, à propos de l’événement « Besac’ rencontre ses étudiants » :

Le « grand jeu de piste » de la BAF mérite-il la suppression d’une demi-journée entière de cours pour tou-te-s les étudiant-e-s ?

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A l’attention de Monsieur Jacques Bahi

Président de l’Université de Franche-Comté

Besançon, le 1er octobre 2015

Monsieur le Président,

            Nous apprenons avec surprise que ce jeudi 1er octobre, une grande partie des cours de l’après-midi devant se tenir dans les différents UFR de l’Université de Franche-Comté a été supprimée et reportée à une date ultérieure. Or, à notre connaissance, il n’y a ce jour-ci aucune manifestation universitaire ou scientifique ne nécessitant une telle décision, ni aucun événement d’une nature exceptionnelle telle qu’elle exige l’annulation d’une demi-journée entière de cours.

            Pourtant, étrange coïncidence, l’association Besançon Associations Fédérées (BAF) organise ce même jeudi 1er octobre à partir de 14 heures une grande manifestation au centre-ville, baptisée « Besac’ rencontre ses étudiants ». Au programme de cette journée ludique : diverses activités (jeux, musique, sport…), des stands d’organismes institutionnels (CROUS, CAF, etc) et de « partenaires privés », et surtout un grand jeu de piste permettant de gagner une console de jeux vidéo, une tablette ou un Ipod…

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            Cet événement étant co-organisé avec l’Université de Franche-Comté et la ville de Besançon, il semble donc bien à l’origine de la dé-programmation des enseignements prévus ce jour-là.

            Or, les enseignant-e-s et les étudiant-e-s n’ont en aucune manière été informé-e-s officiellement de cette interruption des cours. Ils/elles l’ont découvert sur le logiciel d’emploi du temps en ligne ADE, sans plus d’information. Ont-ils/elles été consulté-e-s en amont ? A-t-on recueilli leurs avis quant à la suppression d’une demi-journée de cours ? Non.

            La moindre des choses, Monsieur le Président, est d’informer l’ensemble des acteurs-rices de l’Université d’une telle décision. Cette omission est-elle volontaire, par crainte du mécontentement qu’elle aurait engendré ? Car assurément, nombreux-ses sont les enseignant-e-s et les étudiant-e-s qui se sentiront lésé-e-s lorsqu’ils/elles apprendront qu’ils/elles doivent revenir travailler un samedi matin (et même après-midi dans certaines filières) pour rattraper cette demi-journée journée supprimée pour cause de « grand jeu de piste » organisé en centre-ville. D’autant plus que le jeudi précédent, de nombreux cours avaient déjà été supprimés – et seront également à rattraper –, pour cause cette fois de « color run» organisée à la Bouloie.

            Alors que les salles et les créneaux horaires se font rares en cas de nécessité de rattrapage d’heures de cours, nous estimons ne pas pouvoir – ni vouloir – nous payer le luxe de voir une demi-journée de cours simplement annulée dans le seul but d’assurer le succès d’un après-midi de divertissement. Alors que cette rentrée 2015 est particulièrement difficile, marquée par une aggravation des conditions d’études et de travail des étudiant-e-s et des personnels – conséquence de l’application des dernières réformes universitaires et des réductions des budgets des universités –, cette décision nous apparaît scandaleuse et non respectueuse des personnes qui y étudient et y travaillent.

            Enfin, si cette opération ressemble avant tout à une opération de communication de la ville de Besançon et de l’Université de Franche-Comté (UFC), elle met également en lumière les liens entretenus entre la BAF et la présidence de l’UFC, qui impose à tou-te-s les étudiant-e-s une vacance le jour de l’événement de rentrée de la BAF.

            En cette année d’élections universitaires, c’est donc une belle publicité qui est offerte ici à la BAF par la présidence de l’UFC, qui sait remercier cette association « amie » de la docilité dont elle fait preuve tout au long de l’année au sein du Conseil d’Administration de l’UFC. Car en effet, rappelons que si la BAF, qui regroupe les différentes corporations étudiantes de Besançon, est avant tout connue des étudiant-e-s pour les soirées qu’elles organisent le jeudi soir, elle n’est pas neutre et encore moins « apolitique » comme elle le prétend. Antenne locale de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), la BAF, tout comme les syndicats étudiants, se présente aux élections universitaires. Elle est majoritaire dans les conseils centraux de l’Université, au sein desquels elles ne fait d’ailleurs qu’appliquer les politiques à l’œuvre de casse du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Est-il normal qu’une organisation briguant les mandats des étudiant-e-s, et donc fondamentalement politique, bénéficie d’un tel soutien de la part de l’UFC ? Nous ne le pensons pas.

            Force est de constater que la présidence de l’UFC est plus prompte à octroyer ce genre de faveur qu’à accorder un aménagement de cours (une simple dispense d’assiduité par exemple) pour les étudiant-e-s qui sont salarié-e-s ou lors d’un mouvement social de défense de l’Université et de nos conditions d’études.

            Monsieur le Président, nous vous demandons donc de faire cesser ce genre de pratique afin d’assurer le bon fonctionnement et l’égalité entre toutes et tous à l’Université.

            Nous espérons enfin une indulgence analogue de votre part vis-à-vis des étudiant-e-s souhaitant s’absenter afin de participer le 8 octobre à la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle contre les politiques d’austérité, ainsi qu’à la journée nationale de mobilisation du 16 octobre pour la défense du service public universitaire, appelée par l’intersyndicale nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Avec nos respectueuses salutations,

L’AMEB Solidaires Étudiant-e-s,

La FERC-SUP CGT,

Le SNASUB-FSU,

SUD Education

Le communiqué en PDF : cliquez ici

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Non à l’expulsion d’A.!  Non à l’arrêt brutal de ses études à Besançon ! A. doit pouvoir vivre sa vie en France !

A. est arrivée à Besançon à l’âge de 17 ans, en juin 2012, venant du Kosovo rejoindre ses parents, après avoir vécu une année entière cachée pour échapper aux menaces qui pesaient sur elle. Ces menaces venaient d’un groupe intégriste qui recherchait son père. Ce dernier avait eu le malheur de s’opposer physiquement à des agressions violentes perpétrées par ces extrémistes. 

Cachée dans une autre ville, allant d’une maison à une autre pour ne pas être repérée, A. a dû abandonner ses études au lycée. Elle a passé cette année-là dans la solitude, l’enfermement, isolée de sa famille et de ses ami-e-s, du jour au lendemain. Elle a ainsi perdu tous les liens qu’elle avait tissés autour d’elle ; elle est devenue une « disparue ».

Encore traumatisée par ce qu’elle avait vécu, seule, au Kosovo, elle a déposé une demande d’asile en France, qui n’a été traitée qu’à l’aune de celle de ses parents : par le rejet !

Dès septembre 2012, elle reprend ses études : apprentissage du français en classe spécialisée.
Puis en septembre 2013, elle s’inscrit au lycée professionnel pour préparer un CAP Employée de vente spécialisée, qu’elle obtient en juillet 2015.

Ses enseignants et les conseillers d’orientation professionnelle témoignent de sa motivation, sa volonté de réussir et poursuivre ses études, de son dynamisme et de son investissement scolaire, mais aussi dans la vie du lycée : déléguée de classe en 2014-15, elle participe à l’organisation des Portes ouvertes du lycée.

En septembre 2015, elle continue ses études en 1ère BAC Pro Commerce, en vue d’obtenir son baccalauréat en fin de classe terminale

Mais le gouvernement français a décidé de mettre un terme à ce parcours remarquable par un arrêté d’expulsion (OQTF) qui peut être exécuté d’un jour à l’autre.

Nous n’acceptons pas que la France puisse expulser cette jeune femme vers le pays où elle a vécu un fort traumatisme psychologique, alors qu’elle a fait la preuve depuis son arrivée d’une volonté exemplaire d’intégration dans la société française, pour construire son avenir de femme autonome, responsable et libre dans notre pays.

Monsieur le Préfet du Doubs, nous vous demandons de revenir sur vos décisions concernant A. et de lui délivrer un titre de séjour lui permettant de continuer ses études à Besançon et de vivre sa vie en France en toute sérénité.

Pétition de soutien : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52928

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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s du 20 septembre 2015 :

Liberté pour Karlen ! Sa place est à la fac, pas en centre de rétention !

Karlen Tadevosyan est un jeune arménien de 21 ans, vivant en France depuis bientôt 5 ans. Diplômé du baccalauréat à Belfort en juin dernier, il s’est inscrit cette année en faculté de médecine à l’Université de Strasbourg.

Pourtant, le jour de la rentrée des cours, prévue ce lundi 21 septembre, Karlen ne sera pas sur les bancs d’un amphithéâtre, mais dans une cellule d’un centre de rétention. Car Karlen n’a pas de papiers, la préfecture refusant de lui délivrer un titre de séjour à lui et sa famille.

Deux jours plus tôt, alors qu’il revenait de Strasbourg, parti à la quête d’un logement (avec toutes les difficultés liées à son statut d’« indésirable »), il a été contrôlé dans le train à Mulhouse par la Police de l’air et des frontières (PAF), qui organise la chasse aux clandestin-ne-s. Il devrait être placé dès ce lundi en centre de rétention, en attente de son expulsion.

Cette situation intolérable révèle une fois de plus l’attitude hypocrite des autorités françaises qui, tout en se drapant soudainement de discours humanistes en faveur de l’accueil des réfugié-e-s, poursuivent quotidiennement la traque et l’expulsion des sans-papiers.

Karlen doit faire sa rentrée universitaire aux côtés de ses camarades ! Nous demandons sa libération immédiate et l’obtention d’un titre de séjour pour lui et sa famille !

Nous appelons à se joindre au rassemblement organisé par RESF 90 devant la préfecture de Belfort ce soir à 18 heures.

L’article de l’Est Républicain : http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/09/20/belfort-alors-qu-il-doit-rentrer-en-fac-lundi-un-etudiant-sans-papiers-a-ete-controle-samedi-a-mulhouse-et-place-en-centre-de-retention

etudier sans etre emprisonné

[Mise à jour 25 septembre]

Victoire, Karlen a été libéré jeudi 24 septembre, grâce à la mobilisation !

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/09/25/karlen-tadesvosyan-libere-minf

libération Karlen

L’Association Multiculturelle des Etudiant-e-s de Besançon (AMEB), membre de la fédération Solidaires Etudiant-e-s, Syndicats de luttes, fait sa rentrée !
Cette année encore, nous aurons besoin de toutes les forces disponibles pour mener les luttes sur de multiples fronts, tant sur les questions universitaires (précarité étudiante, fusion avec l’Université de Bourgogne, suppressions de filières, sélection à l’entrée des formations, défense des étudiant-e-s étranger-e-s, etc) que sur des problématiques qui dépassent le cadre de la fac (mobilisations interprofessionnelles contre les politiques d’austérité, soutien aux migrant-e-s, solidarité internationaliste avec les peuples en lutte, sauvegarde du climat…).
A cette occasion, nous vous invitons à une réunion de présentation, pour (re)découvrir notre syndicat et les activités que nous menons, mais aussi pour échanger, vous informer et rencontrer d’autres étudiant-e-s.
Réunion de présentation
mercredi 16 septembre à 18h30
Salle B04
Et parce que la lutte, c’est plus sympa quand elle est festive :
L’apéro sera offert par l’AMEB, et la réunion sera suivie d’un temps plus festif dans un bar, afin de poursuivre la soirée dans un cadre plus détendu et moins austère que les locaux de la fac !
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Venez donc nombreux-ses et n’hésitez pas à inviter vos ami-e-s !
soirée présentation

A quelques jours de la rentrée universitaire, voici quelques infos sur la réalité de la fac, dont on ne vous parlera pas dans les réunions de rentrée :
– suppressions de filières
– fusion de formations entre Dijon et Besançon
– amphis surchargés
– locaux vétustes
– précarité et obligation de se salarier pour financer ses études…

Mais face à la résignation, une seule solution : se rassembler, s’organiser et lutter collectivement ! Le syndicat est un des outils à notre disposition, alors rejoignez-nous !

Nous serons présent-e-s lors des réunions de rentrée à la fac de lettres, passez nous voir !

affiche lycées version finale