Archives de la catégorie ‘Manifestations / Rassemblements’

Contre la guerre et le militarisme !

                   Depuis des décennies, le 11 novembre est l’occasion de rendre hommage aux soldats Français morts pendant la Première Guerre mondiale et, plus largement, de faire l’éloge des soldats français tués lors de toutes les guerres de la République. Mais sous le voile d’une cérémonie d’hommage se cache un rituel nationaliste et guerrier qui fait la part belle à la victoire de la France, qui sacralise et héroïse ces hommes « morts pour leur patrie ». Pourtant, comme le dît Anatole France, « on croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels. »

Les 9 millions d’hommes qui sont morts en 14-18 n’ont été que l’outil idiot d’un système, d’un monde qui se fait la guerre pour la domination économique ou impérialiste.

 Aujourd’hui encore, malgré ses discours droit-de-l’hommistes et moralisateurs, l’État français participe à des conflits armés sur 13 fronts partout dans le monde. Mais rassurons-nous, il ne le fait certainement pas pour des motifs économiques (uranium au Mali, pétrole Saoudien…) ni dans une perspective néocolonialiste (Mali, Liban,…) Non, il le fait pour « apporter la paix » !

 La France est aussi le deuxième exportateur d’armes en 2015. Ce sont, par exemple, des armes françaises qui permettent à l’Arabie Saoudite de bombarder les populations du Yéménites dans un conflit qui a tué plus de 10 000 personnes et fait près de 3 millions de déplacé.e.s depuis mars 2015.

 Alors oui, rendons hommages aux mort.e.s et à toutes les victimes de la guerre et du système qui la produit, quel que soit leur camp et leur nationalité : civil.e.s et soldats blessé.e.s, mutilé.e.s ou tué.e.s, endeuillé.e.s, et bien sûr celles et ceux qui se sont insurgé.e.s contre la barbarie guerrière et qui firent pour cela les frais de la répression d’État, comme les mutins de 1917 et les « fusillés pour l’exemple ».
Défendons leur mémoire, pas celle de l’armée !

Les guerres du capitalisme ne sont pas les nôtres, que ceux et celles qui en profitent aillent s’entre-tuer s’iels le souhaitent, nous n’avons pas à mourir pour eux et elles : « si vous voulez faire la guerre, payez-la  de votre peau ! »

 Refusons leur cérémonie guerrière !

Rassemblons-nous au nom de la paix et de la solidarité entre les peuples !

Contre les dirigeant.e.s qui entendent mener des guerres en notre nom !

Contre le commerce mortifère des armes sur lequel s’enrichissent nos États et les grands groupes industriels !

Le vendredi 11/11 à 11h, au 11 rue Battant !
devant la plaque commémorative en hommage à Lucien Bersot et Élie Cottet-Dumoulin, bisontins victimes de la guerre et de la répression

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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s du 10 octobre 2016 :

Non à la criminalisation du mouvement de solidarité avec les migrant.e.s !

Ce jeudi 6 octobre, suite à un billet paru sur son blog en soutien aux familles de réfugié.e.s, un de nos camarades s’est vu mener manu militari en garde à vue et saisir tout son matériel de travail, bientôt suivi d’un’ autre camarade. Les forces de l’ordre ont fouillé l’intégralité de son domicile et emporté une bonne partie de son matériel informatique, avant de le placer en cellule.

Nous ne sommes pas dupes ! Car si la police se cache sous la couverture d’ « injures et diffamation par voie de presse », nous savons pertinemment qu’il s’agit d’une tentative de dissuasion par la menace de la violence et du recours juridique. En effet, nos deux camarades sont précisément ceux qui s’étaient les premiers mobilisés par une grève de la faim pour soutenir les familles réfugiées et dénoncer la politique zélée du préfet expulseur.

Nous ne cèderons pas ! L’AMEB Solidaires Étudiant.e.s soutient avec force nos camarades dans cette tentative d’intimidation, et dénonce les abus de pouvoir auxquels ont recours les forces de l’ordre et la préfecture, désireux d’étouffer leurs agissements inhumains ! Nous soutenons également toujours les personnes réfugiées et condamnons toujours leurs expulsions massive, qui entraînent des drames familiaux et placent les personnes dans des situations de danger extrême ! Nous continuerons de nous opposer à cette politique irresponsable et inhumaine, et ce malgré les menaces !

SOUTIEN AUX CAMARADES INTERPELLÉS !

SOUTIEN AUX FAMILLES RÉFUGIES !

RÉGULARISATION DE TOU.TE.S LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT
MERCREDI 12 OCTOBRE
17H30 PLACE PASTEUR

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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s :

STOP AUX EXPULSIONS !

REGULARISATION DES FAMILLES REFUGIEES ET DEMANDEUSES D’ASILE !

 

            Le 29 août, la police a violemment emmené la famille Feraj pour la rapatrier au Kosovo. En France depuis 2013 pour fuir les menaces de mort, les quatre enfants, scolarisé.e.s et les parents ont été cueilli.e.s au centre St Jacques où iels résidaient depuis quelques semaines. Mme Feraj, devant la violence de l’expulsion, a fait un malaise et a dû être rapidement conduite aux urgences de Besançon, pendant que mari et enfants étaient envoyé.e.s en centre de rétention à Rouen, avant d’être rapatrié.e.s manu militari dans les jours suivants. Actuellement, Mme Feraj est en instance de rapatriement à son tour. Enfants menotté.e.s, coups, séparations, rétentions : tout cela doit cesser !

            Plusieurs rassemblements ont déjà eu lieu devant la préfecture de Besançon : le préfet et le secrétaire général de la préfecture du Doubs, tristes sires, sont hélas déjà légendaires pour leur zèle impitoyable envers les familles réfugiées et pour faire fonctionner sans relâche la machine à expulser. Alors même que ce dernier avait promis au père de la famille Feraj une régularisation sous condition d’emploi et que celui-ci avait une promesse d’embauche, il n’a pas hésité à condamner cette famille et à la séparer. Alors même que les Bisontin.e.s réclament la régularisation des Feraj, d’autres expulsions continuent de pleuvoir : deux autres familles ont été expulsées dans les deux jours qui ont suivi, et ce à la veille de la rentrée scolaire ! Alors même que la France a été condamnée le 12 juillet 2016 par la Cour européenne des droits de l’Homme dans 5 affaires concernant des familles enfermées avec des mineur.e.s en rétention, la préfecture du Doubs continue d’enfermer des enfants, de séparer leurs familles et de les expulser, ce dans l’illégalité et en toute impunité. Cela est inadmissible, et ne doit pas rester sans réaction !

            A l’heure actuelle, deux militant.e.s ont entamé une grève de la faim, et revendiquent non seulement le retour en France de la famille Feraj, mais aussi la régularisation de toutes les familles résidant à St Jacques, ainsi que leur droit à l’auto-organisation et leur placement dans des logements décents.

            Nous sommes solidaires de nos deux camarades, et réclamons avec elleux justice, pour l’arrêt des expulsions et la régularisation de toutes les familles sans papiers.

REFUGEES : WELCOME !

Besançon, le 4 septembre 2016

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Depuis le mois de mars, notre blog avait cessé d’être alimenté, en raison de notre forte implication dans la mobilisation étudiante contre la loi Travail, qui s’est prolongée jusqu’à la fin de l’année universitaire.

Nous vous proposons de revenir en 36 dates clés sur ces 4 mois de mobilisation étudiante à Besançon, à travers cette brochure éditée par le comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté.

Cliquez sur l’image pour accéder à la brochure en PDF.

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La loi travail ne passera pas !

La mobilisation contre la loi Travail le 9 mars a été un grand succès, avec plus de 150 personnes en Assemblée Générale à la fac de lettres le matin, environ 4 000 personnes en manifestation l’après-midi à Besançon, et 500 000 personnes dans toute la France (dont 100 000 jeunes). Le succès de cette journée a contraint le gouvernement à opérer un premier recul.

Le 17 mars, les étudiant.e.s et les lycéen.ne.s étaient plus nombreux.ses encore : 150 000 ont manifesté partout en France, plus de 300 lycées étaient mobilisés ou bloqués et des dizaines d’universités sont en lutte.

Mais ce n’est pas suffisant. Ce projet de loi n’est ni amendable, ni négociable, et nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à rester mobilisé.e.s jusqu’au retrait de la loi.

Nous ne pouvons nous satisfaire des quelques aménagements prétendumment concédés par le gouvernement qui ne résoudront ni le problème du chômage ni celui de la précarité. Pire encore, cette loi aggravera les difficultés que les chômeurs.ses, précaires, futur.e.s travailleur.ses rencontrent et dégradera encore plus les conditions de travail des salarié.e.s. La loi travail accorde une place centrale à l’accord d’entreprise qui primera sur la loi. Il faudra désormais lutter entreprise par entreprise pour sauvegarder ou obtenir des droits. Elle allonge aussi le temps de travail journalier jusqu’à 12h au lieu de 10h actuellement.

Nous sommes tou.te.s concerné.e.s par cette nouvelle loi. En tant qu’étudiant.e.s, ce sont nos conditions de vie actuelles qui sont menacées (près d’un.e étudiant.e sur deux a une activité salariée) mais aussi futures. C’est pourquoi nous invitons tou.te.s les étudiant.e.s à rejoindre la lutte et à participer à l’AG pour discuter des prochaines mobilisations.

Mardi 22 mars à 12h30
Assemblée générale à la Bouloie (amphi Courbet – fac de droit)

Jeudi 24 mars

Manifestation à 11h, place de la Révolution

suivie d’une assemblée générale de lutte à la fac de lettres (amphi Donzelot)
Et le 31 mars, dans la rue aux côtés des salarié.e.s !

Le tract en PDF : tract 22-24 mars

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Mercredi 9 mars au matin, plus de 160 personnes se sont réunies en Assemblée Générale à la fac de lettres. L’AG a affirmé à l’unanimité sa volonté de lutter jusqu’au retrait total du projet de loi El Khomri. Elle a également constitué un comité de mobilisation (qui peut être contacté à cette adresse : comitedemobilisation.ufc@gmail.com).

Le 9 mars après-midi, la manifestation a rassemblé 4 000 personnes, avec un cortège de tête composé de plus d’un millier d’étudiant.e.s et de lycéen.ne.s ultra déterminé.e.s. La manifestation s’est terminée avec un concert en live de Yves Jamait sur le camion de Solidaires !

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Toutes les photos de la manifestation : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.797137593724488.1073741836.701266673311581&type=3

Le bulletin « facs en lutte » #1 du 3 mars : http://www.solidaires-etudiant.org/blog/2016/03/06/facs-en-luttes-bulletin-de-greve-1/

Le bulletin « facs en lutte » #2 du 12 mars : http://www.solidaires-etudiant.org/blog/2016/03/13/facs-en-luttes-bulletin-de-greve-2/

Le communiqué de Solidaires Etudiant.e.s : pourquoi notre fédération a refusé de se rendre à Matignon pour rencontrer Valls.

Le 15 mars, une nouvelle AG à la fac de lettres à rassemblé près d’une centaine d’étudiant.e.s et quelques lycéen.ne.s.

Le 17 mars, une manifestation est partie à 10h de la fac de lettres. Elle a rassemblé 400 étudiant.e.s et lycéen.ne.s, accompagné.e.s de quelques salarié.e.s syndicalistes. Le cortège s’est rendu devant plusieurs lycées, dont les grilles avaient été fermées par les directeurs d’établissement et par des barrages policiers, afin d’empêcher les lycéen.ne.s de se joindre au mouvement.

L’après-midi, un atelier création de banderoles, pancartes et fresques s’est déroulé dans la cour de la fac de lettres. Il a été suivi d’une conférence-débat amphi Donzelot, en présence de syndicalistes de la CGT, FO, FSU et Solidaires. Enfin, cette journée de mobilisation s’est terminée avec un concert gratuite sur la place Marulaz.

La semaine prochaine, la mobilisation continue, avec une assemblée générale à la Bouloie mardi 22 à  midi, et une nouvelle manifestation jeudi 24 mars, à 11h place de la révolution !

Retrouvez la page du Comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté : https://www.facebook.com/UnivFcomteContreLaLoiTravail/

Six organisations de jeunesse et étudiantes de Besançon lancent un appel à se mobiliser massivement le 9 mars contre la réforme du code du travail. Une assemblée générale est organisée à la faculté de lettres à 10h et une manifestation partira à 13h de la Place de la Révolution.

Précaires un jour, précaires toujours ? Les jeunes, étudiant.e.s, et lycéen.ne.s disent non au projet de loi Travail !

 A travers le projet de la Loi Travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes et les salarié.e.s.  Nous, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, jeunes chômeur.se.s, sommes déjà précaires pendant nos études et notre insertion professionnelle, il faudrait maintenant que nous acceptions d’être précaires à vie !

  Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du MEDEF, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites. Les accords seraient négociés au sein de l’entreprise et primeraient sur les accords de branche et le Code du Travail, exerçant un dangereux chantage pour les salarié.e.s. Ceux-ci auront pour conséquences d’imposer des augmentations de temps de travail et des baisses de salaire aux salarié.e.s. Ce que le gouvernement nous promet c’est :

 – Travailler plus pour gagner moins : avec cette réforme le patronat pourra nous imposer des semaines allant jusqu’à 46 heures et des heures supplémentaires moins rémunérées qu’auparavant. Les apprenti.e.s de moins de 18 ans pourront être contraint.e.s de travailler jusqu’à 10h par jour et 40h par semaine.

 – Se faire virer plus facilement : les licenciements seront possibles sans réels motifs économiques et même de façon abusive avec le plafonnement des indemnités prud’homales

 – Augmenter encore le chômage : du temps de travail supplémentaire pour celles et ceux qui ont un emploi, et moins d’offres d’emplois disponibles pour notre génération alors que 25% d’entre nous sommes au chômage voire 40 ou 50% dans les quartiers populaires ou en Outre-mer.

  Avec cette réforme le gouvernement veut donc nous précariser à vie. La succession de réformes libérales renforce le bizutage social dont nous sommes victimes, nous obligeant à enchaîner les contrats précaires, les stages et les services civiques rémunérés à la moitié du Smic.

  L’ensemble de ces mesures est inacceptable et nous appelons tou.te.s les jeunes de ce pays à se mobiliser pour exiger le retrait du projet de loi Travail et des mesures immédiates pour la dignité des jeunes et des salarié.e.s :

  • Pour les apprenti.e.s et les stagiaires : rémunération et droits à la hauteur du poste occupé. Pas de rémunération en dessous du SMIC et mêmes droits que les autres salarié.e.s comprenant une protection sociale.
  • La mise à disposition de budgets supplémentaires pour offrir à tous les jeunes une éducation avec une formation de qualité. Mettre en place et une véritable protection sociale durant leurs études avec un revenu, ainsi que compter les années d’études dans le calcul de la retraite et de l’assurance chômage.
  • En finir avec la précarité : le CDI comme norme d’emploi, la répartition par la diminution du temps de travail sans baisse de salaire entre toutes et tous pour en finir avec le chômage et assurer une protection sociale suffisante à chacun, salarié.e.s comme personnes sans emploi.

Pour cela nous appelons tou.te.s les jeunes à se réunir, à débattre et à s’organiser dans les lycées, les universités, les quartiers et les entreprises.

 Nous appelons à rejoindre la journée nationale d’actions et d’initiatives de mercredi 9 mars, en participant à l’assemblée générale organisée à l’université à 10h (amphi Donzelot – fac de lettres) puis à la manifestation qui partira à 13h de la place de la Révolution.

 À l’image de la mobilisation contre le Contrat Première Embauche, où la jeunesse avait fait reculer le gouvernement aux côté des salarié.e.s, nous appelons à poursuivre le mouvement, notamment lors des journées de mobilisation intersyndicale.

 Les organisations signataires se retrouveront le mercredi 9 mars au soir pour discuter des suites de la mobilisation.

Signataires : AMEB Solidaires Etudiant.e.s, Collectif Jeune CGT, Action Populaire, Mouvement des Jeunes Communistes, Jeunes Ecologistes, NPA