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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s du 30 janvier 2017 :

DU CHAUFFAGE DANS NOS AMPHIS !

« À l’UFR SLHS, il existe un amphi où seuls les plus braves osent mettre les pieds : Trop chaud en été, trop froid en hiver, les conditions de travail pour étudiants et enseignants sont de plus en plus pénibles, cet amphi, c’est l’amphi N1.« 

(extrait du texte de la pétition : Université de Franche-Comté – Du chauffage à l’Arsenal !)

froid

L’université publique française, comme tant d’autres services publics, est depuis des années la cible des assauts constants de l’austérité budgétaire imposée par les gouvernements successifs. L’UFR SHLS, comme la plupart des facultés de sciences humaines et sociales, est d’autant plus touchée que ses formations, jugées peu compétitives et pas assez rentables, sont généralement le parent pauvre de l’enseignement supérieur.

Depuis des années, notre université subit les suppressions de filières détruisant la diversité de l’offre de formation, le gel de postes d’enseignant.e.s indispensables à la qualité et au bon fonctionnement des formations dispensées, la réduction et la précarisation du personnel BIATSS. Avec l’hiver, les étudiant-e-s découvrent désormais la vétusté des locaux où il fait plus froid que dans un frigo (3°C dans l’amphi N1) ! Ce problème n’est pas nouveau : depuis des années, les étudiant.e.s et personnels demandent des moyens pour la rénovation et le désamiantage des locaux de l’Arsenal[1].

Il est intolérable et indigne de subir de telles conditions d’études et de travail.

Ces problèmes récurrents, qui mettent en péril l’avenir de notre université, sont le résultat de politiques délibérées de restrictions des budgets menées par le ministère de l’Enseignement supérieur et appliquées avec zèle par la présidence de notre Université. En décembre dernier, le Conseil d’Administration de l’UFC adoptait de nouveau un budget largement insuffisant – en particulier pour l’UFR SLHS – pour l’année 2017, malgré l’opposition et la mobilisation de centaines d’étudiant.e.s et de personnels.

L’AMEB Solidaires Etudiant.e.s appuie et invite à signer massivement la pétition initiée par des étudiant.e.s de l’UFR SLHS. Notre organisation soutiendra toutes les actions mises en œuvre par les étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s et portera leurs revendications auprès des conseils dans lesquels siègent nos élu.e.s.

Le savoir est une arme qui n’est pas à vendre, ni à traiter de la sorte.

 Pour une université publique, gratuite, critique et… chauffée !

[1] https://sites.google.com/site/ufcenlutte/presse-locale/mars-2013

Le communiqué en PDF

pétition

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Depuis le mois de mars, notre blog avait cessé d’être alimenté, en raison de notre forte implication dans la mobilisation étudiante contre la loi Travail, qui s’est prolongée jusqu’à la fin de l’année universitaire.

Nous vous proposons de revenir en 36 dates clés sur ces 4 mois de mobilisation étudiante à Besançon, à travers cette brochure éditée par le comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté.

Cliquez sur l’image pour accéder à la brochure en PDF.

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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s du 15 mars 2016 :

Élections à l’Université de Franche-Comté : un résultat encourageant dans les urnes, à concrétiser dans les luttes !

Malgré un taux de participation toujours aussi bas (11%) dénuant ces conseils de toute légitimité démocratique, l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s se félicite des résultats obtenues par les listes qu’elle soutenait lors des élections universitaires du 8 mars 2016. En effet, nos listes « pour une université publique, gratuite, critique et populaire » sont arrivées en seconde position derrière celles des « corpos » de la BAF, ce qui fait désormais de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s la première organisation syndicale étudiante de l’Université de Franche-Comté. L’UNEF, qui a déserté le terrain des luttes, est en recul, tandis que les listes réactionnaires de l’UNI sont en dernière position.

Avec 11 % des suffrages exprimés des étudiant-e-s, nous accédons pour la première fois au Conseil d’Administration (CA) de l’UFC. Nous pourrons ainsi y porter les revendications des étudiant-e-s et nous opposer fermement à l’ingérence du patronat dans nos formations. Nous nous opposerons également à la baisse du budget de notre université et pourrons informer régulièrement les étudiant-e-s des décisions importantes prises au sein de cette instance.

Nous obtenons aussi un siège supplémentaire à la Commission Formation et Vie Universitaire (CFVU) où nous diminuons légèrement le poids de la BAF en lui prenant un-e élu-e.

Chez les doctorant-e-s, nous saluons l’excellent résultat de la liste « Doctorant-e-s Solidaires », arrivée en tête avec 45 % des voix aux élections de la Commission Recherche.

Par ailleurs, du côté des enseignant-e-s et des personnels, nous nous réjouissons également de l’entrée de Sud Éducation dans ces conseils. Une opposition claire et sans concession est en construction à l’Université de Franche-Comté.

Ces résultats sont encourageants pour toutes celles et ceux qui ne se résignent pas et récompensent un travail de terrain pour défendre les droits des étudiant-e-s et s’opposer à la privatisation des universités. Mais si notre présence dans ces conseils est un atout, nous rappelons néanmoins que seule une mobilisation large et massive des étudiant-e-s permettra de mettre en échec les suppressions et mutualisations de filières, d’obtenir des locaux décents ainsi qu’un financement de l’université 100 % public et à hauteur des besoins.

Enfin, nous appelons dès maintenant l’ensemble des étudiant-e-s à se joindre, aux côtés des travailleur-ses, à la mobilisation contre la « loi travail », qui s’attaque aux droits des salarié-e-s pour satisfaire les exigences du patronat.

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Notre profession de foi pour les élections au Conseil d’Administration (CA) et à la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) :

Pour accéder à la profession de foi en PDF, cliquez ici

 

Quelles différences entre les syndicats (comme l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s) et les corpos (comme la BAF à Besançon) ?

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Le 8 mars, ce sont les élections étudiantes à Besançon. Mais c’est aussi la journée internationale de lutte pour les droits des femmes !

Malheureusement, en 2016, certaines organisations ont encore tendance à considérer les femmes comme de vulgaires morceaux de viandes.
Et si on apportait notre voix à une liste résolument antisexiste ?

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Pour l’élection à la Commission Recherche (CR) de l’Université, à laquelle votent les doctorant.e.s, l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s apporte son soutien à la liste :

DOCTORANT.E.S SOLIDAIRES !

PF doctorants

La profession de foi en PDF de la liste Doctorant.e.s Solidaires

Conférence/débat

Avec William Blanc

autour du livre qu’il a co-écrit avec Christophe Naudin :

Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire

Jeudi 4 février à 19h

Fac de lettres – amphi Donzelot (32 rue Mégevand)

Entrée libre

Conférence organisée par l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s, avec le soutien du Collectif Antifasciste de Besançon.

William Blanc est doctorant en histoire médiévale. Il collabore au magazine Histoire et images médiévales et a coécrit Les Historiens de garde (Inculte, 2013) avec Christophe Naudin et Aurore Chery.

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La bataille de Poitiers, en 732 (ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d’Abd al-Rahmân aux Francs de Charles Martel, est un événement de l’histoire de France peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Alors que le dernier livre véritablement consacré à la question date de 1966, les années 2000 ont vu l’apparition d’un nombre croissant de publications souvent écrites sans distance ni mesure. Au même moment, la commémoration de l’événement est devenue l’objet d’utilisations politiques par l’extrême droite occidentale, phénomène qui a culminé en France avec l’occupation, en octobre 2012, du chantier de la mosquée de Poitiers par le groupe Génération identitaire, puis par la propagation, en janvier 2015, du slogan « Je suis Charlie Martel », à la suite du massacre de Charlie Hebdo.

Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage inédit propose de revenir tout d’abord à l’histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’empire islamique. Puis d’analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne.

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William Blanc présentera également son ouvrage le lendemain à Dijon, à 19h au Black Market.

Après la campagne « Des libres pour Rojava », à laquelle nous avons participé l’an dernier, nous accueillons cette année Yasin Duman, coordinateur de la campagne et témoin de la révolution dans le Rojava (Kurdistan syrien).

Quelques jours après l’odieux attentat d’Ankara, cette soirée sera placée sous le signe de la solidarité avec le peuple kurde et les syndicalistes et progressistes turcs, qui résistent héroïquement face aux fascistes de Daesh et qui subissent une terrible répression du pouvoir fascisant turc.

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Qu’est-ce que le Rojava et que s’y passe-t-il ?

Le Kurdistan est une région qui s’étend sur le territoire de 4 États : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Ce qu’on appelle le « Rojava », l’Ouest en kurde, c’est le Kurdistan Syrien.

Pendant la guerre civile syrienne, en 2013, le Rojava a déclaré son autonomie. Depuis, les Rojaviens tentent de mettre en place un système politique et social basé sur l’autodétermination (les villages et cantons sont dirigés par les habitant-e-s, réuni-e-s en assemblées générales), l’égalité des sexes (principe d’élection de binômes homme/femme dans chaque assemblée), la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et la socialisation des moyens de production.

C’est notamment pour en finir avec ce modèle progressiste que les kurdes subissent des assauts répétés de DAESH (l’Etat islamique), tout comme une répression sanglante orchestrée par l’Etat turc.

Pédagogies alternatives

Dans ce contexte de guerre civile et de révolution, une « académie » (université) de sciences humaines, la première au Rojava, a été fondée. Elle se développe notamment grâce à une campagne de solidarité internationale, «Des livres pour Rojava», à laquelle nous avons participé. Cette académie fonctionne sur des bases pédagogiques alternatives à ce qu’on connaît dans nos universités occidentales. Elle s’inscrit en particulier dans le refus de la hiérarchie entre «sachant-e-s» et «non sachant-e-s».

Le syndicat AMEB Solidaires Etudiant-e-s organise une discussion avec Yasin Duman, qui a rédigé un mémoire sur le fonctionnement politique du Rojava et la résolution des conflits dans cet espace. Il nous expliquera l’organisation mise en place au Kurdistan syrien et nous pourrons ensemble parler de l’actualité dans les espaces kurdes du Moyen-Orient ainsi que des formes de soutien possibles.

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Lettre ouverte des syndicats d’étudiant-e-s, d’enseignant-e-s et de personnels AMEB Solidaires Etudiant-e-s, FERC-SUP CGT, SNASUB-FSU et SUD Education à la présidence de l’Université de Franche-Comté, à propos de l’événement « Besac’ rencontre ses étudiants » :

Le « grand jeu de piste » de la BAF mérite-il la suppression d’une demi-journée entière de cours pour tou-te-s les étudiant-e-s ?

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A l’attention de Monsieur Jacques Bahi

Président de l’Université de Franche-Comté

Besançon, le 1er octobre 2015

Monsieur le Président,

            Nous apprenons avec surprise que ce jeudi 1er octobre, une grande partie des cours de l’après-midi devant se tenir dans les différents UFR de l’Université de Franche-Comté a été supprimée et reportée à une date ultérieure. Or, à notre connaissance, il n’y a ce jour-ci aucune manifestation universitaire ou scientifique ne nécessitant une telle décision, ni aucun événement d’une nature exceptionnelle telle qu’elle exige l’annulation d’une demi-journée entière de cours.

            Pourtant, étrange coïncidence, l’association Besançon Associations Fédérées (BAF) organise ce même jeudi 1er octobre à partir de 14 heures une grande manifestation au centre-ville, baptisée « Besac’ rencontre ses étudiants ». Au programme de cette journée ludique : diverses activités (jeux, musique, sport…), des stands d’organismes institutionnels (CROUS, CAF, etc) et de « partenaires privés », et surtout un grand jeu de piste permettant de gagner une console de jeux vidéo, une tablette ou un Ipod…

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            Cet événement étant co-organisé avec l’Université de Franche-Comté et la ville de Besançon, il semble donc bien à l’origine de la dé-programmation des enseignements prévus ce jour-là.

            Or, les enseignant-e-s et les étudiant-e-s n’ont en aucune manière été informé-e-s officiellement de cette interruption des cours. Ils/elles l’ont découvert sur le logiciel d’emploi du temps en ligne ADE, sans plus d’information. Ont-ils/elles été consulté-e-s en amont ? A-t-on recueilli leurs avis quant à la suppression d’une demi-journée de cours ? Non.

            La moindre des choses, Monsieur le Président, est d’informer l’ensemble des acteurs-rices de l’Université d’une telle décision. Cette omission est-elle volontaire, par crainte du mécontentement qu’elle aurait engendré ? Car assurément, nombreux-ses sont les enseignant-e-s et les étudiant-e-s qui se sentiront lésé-e-s lorsqu’ils/elles apprendront qu’ils/elles doivent revenir travailler un samedi matin (et même après-midi dans certaines filières) pour rattraper cette demi-journée journée supprimée pour cause de « grand jeu de piste » organisé en centre-ville. D’autant plus que le jeudi précédent, de nombreux cours avaient déjà été supprimés – et seront également à rattraper –, pour cause cette fois de « color run» organisée à la Bouloie.

            Alors que les salles et les créneaux horaires se font rares en cas de nécessité de rattrapage d’heures de cours, nous estimons ne pas pouvoir – ni vouloir – nous payer le luxe de voir une demi-journée de cours simplement annulée dans le seul but d’assurer le succès d’un après-midi de divertissement. Alors que cette rentrée 2015 est particulièrement difficile, marquée par une aggravation des conditions d’études et de travail des étudiant-e-s et des personnels – conséquence de l’application des dernières réformes universitaires et des réductions des budgets des universités –, cette décision nous apparaît scandaleuse et non respectueuse des personnes qui y étudient et y travaillent.

            Enfin, si cette opération ressemble avant tout à une opération de communication de la ville de Besançon et de l’Université de Franche-Comté (UFC), elle met également en lumière les liens entretenus entre la BAF et la présidence de l’UFC, qui impose à tou-te-s les étudiant-e-s une vacance le jour de l’événement de rentrée de la BAF.

            En cette année d’élections universitaires, c’est donc une belle publicité qui est offerte ici à la BAF par la présidence de l’UFC, qui sait remercier cette association « amie » de la docilité dont elle fait preuve tout au long de l’année au sein du Conseil d’Administration de l’UFC. Car en effet, rappelons que si la BAF, qui regroupe les différentes corporations étudiantes de Besançon, est avant tout connue des étudiant-e-s pour les soirées qu’elles organisent le jeudi soir, elle n’est pas neutre et encore moins « apolitique » comme elle le prétend. Antenne locale de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), la BAF, tout comme les syndicats étudiants, se présente aux élections universitaires. Elle est majoritaire dans les conseils centraux de l’Université, au sein desquels elles ne fait d’ailleurs qu’appliquer les politiques à l’œuvre de casse du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Est-il normal qu’une organisation briguant les mandats des étudiant-e-s, et donc fondamentalement politique, bénéficie d’un tel soutien de la part de l’UFC ? Nous ne le pensons pas.

            Force est de constater que la présidence de l’UFC est plus prompte à octroyer ce genre de faveur qu’à accorder un aménagement de cours (une simple dispense d’assiduité par exemple) pour les étudiant-e-s qui sont salarié-e-s ou lors d’un mouvement social de défense de l’Université et de nos conditions d’études.

            Monsieur le Président, nous vous demandons donc de faire cesser ce genre de pratique afin d’assurer le bon fonctionnement et l’égalité entre toutes et tous à l’Université.

            Nous espérons enfin une indulgence analogue de votre part vis-à-vis des étudiant-e-s souhaitant s’absenter afin de participer le 8 octobre à la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle contre les politiques d’austérité, ainsi qu’à la journée nationale de mobilisation du 16 octobre pour la défense du service public universitaire, appelée par l’intersyndicale nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Avec nos respectueuses salutations,

L’AMEB Solidaires Étudiant-e-s,

La FERC-SUP CGT,

Le SNASUB-FSU,

SUD Education

Le communiqué en PDF : cliquez ici

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