Articles Tagués ‘titre de séjour’

Liana doit être régularisée et poursuivre ses études en France !

Liana est une jeune arménienne arrivée en France en 2010 pour y suivre ses études. Inscrite à l’UFR SJEPG de l’Université de Franche-Comté, elle est en phase d’obtenir sa licence d’Economie et de Gestion, qui lui permettra de poursuivre en master le projet d’étude qu’elle a muri.

Elle a dû faire face à de nombreuses difficultés lors de son arrivée en France, qui ont eu un impact néfaste dans la réussite de ses études, occasionnant plusieurs redoublements.

Ayant appris le français pendant trois mois seulement avant son arrivée, qui lui ont suffi pour atteindre le niveau B2 requis, les études de Liana ont d’abord été impactées par des difficultés d’ordre linguistiques naturelles, aujourd’hui résolues puisqu’elle parle parfaitement le français.

Cependant, comme un étudiant sur deux, Liana a été contrainte de se salarier afin de financer ses études et subvenir à ses besoins. Elle a ainsi travaillé durement, enchainant les petits boulots, comme caissière à Carrefour Valentin ou à Uniqlo Opéra à Paris en tant que conseillère de vente. Mais comme de nombreux-ses autres étudiant-e-s salarié-e-s[1], la réussite de ses études a été gravement impactée par son activité salariée, ce qui l’a contrainte de valider chaque année de licence en deux ans.

Pour cette raison, Liana a reçu en octobre 2015 une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et se retrouve aujourd’hui menacée d’expulsion. Ainsi, contrairement à ses homologues français-e, un-e étudiant-e étranger-e n’a pas le droit à l’erreur dans son parcours universitaire, sous peine d’expulsion !

Liana, étudiante consciencieuse et sérieuse, bénéficie du soutien de la présidence de l’Université, de la direction de l’UFR SJEPG, de ses enseignant.e.s et de ses camarades de classe.

Liana doit donc être régularisée au plus vite, afin de lui permettre de poursuivre ses études en France !

[1] Les études sont unanimes pour reconnaitre la corrélation entre salariat étudiant et échec universitaire.

pétition

rusf affiche

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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s du 20 septembre 2015 :

Liberté pour Karlen ! Sa place est à la fac, pas en centre de rétention !

Karlen Tadevosyan est un jeune arménien de 21 ans, vivant en France depuis bientôt 5 ans. Diplômé du baccalauréat à Belfort en juin dernier, il s’est inscrit cette année en faculté de médecine à l’Université de Strasbourg.

Pourtant, le jour de la rentrée des cours, prévue ce lundi 21 septembre, Karlen ne sera pas sur les bancs d’un amphithéâtre, mais dans une cellule d’un centre de rétention. Car Karlen n’a pas de papiers, la préfecture refusant de lui délivrer un titre de séjour à lui et sa famille.

Deux jours plus tôt, alors qu’il revenait de Strasbourg, parti à la quête d’un logement (avec toutes les difficultés liées à son statut d’« indésirable »), il a été contrôlé dans le train à Mulhouse par la Police de l’air et des frontières (PAF), qui organise la chasse aux clandestin-ne-s. Il devrait être placé dès ce lundi en centre de rétention, en attente de son expulsion.

Cette situation intolérable révèle une fois de plus l’attitude hypocrite des autorités françaises qui, tout en se drapant soudainement de discours humanistes en faveur de l’accueil des réfugié-e-s, poursuivent quotidiennement la traque et l’expulsion des sans-papiers.

Karlen doit faire sa rentrée universitaire aux côtés de ses camarades ! Nous demandons sa libération immédiate et l’obtention d’un titre de séjour pour lui et sa famille !

Nous appelons à se joindre au rassemblement organisé par RESF 90 devant la préfecture de Belfort ce soir à 18 heures.

L’article de l’Est Républicain : http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/09/20/belfort-alors-qu-il-doit-rentrer-en-fac-lundi-un-etudiant-sans-papiers-a-ete-controle-samedi-a-mulhouse-et-place-en-centre-de-retention

etudier sans etre emprisonné

[Mise à jour 25 septembre]

Victoire, Karlen a été libéré jeudi 24 septembre, grâce à la mobilisation !

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/09/25/karlen-tadesvosyan-libere-minf

libération Karlen

solidarité est notre arme

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant-e-s du 4 décembre 2014

NON AU FLICAGE DES MIGRANT-E-S, LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS

Les politiques européennes en matière d’immigration se concentrent sur le flicage et l’expulsion des migrant-e-s tout en restreignant de manière drastique les moyens d’obtenir des titres de séjour pérennes. Nous pouvons en voir les effets avec le programme Mos Majorum qui a eu pour objectif, du 13 au 26 Octobre 2014, de compiler des informations sur les sans papiers à l’échelle européenne. Il s’est traduit par des contrôles d’identité et des rafles dans toutes les grandes villes européennes.

Sur le plan législatif, le gouvernement de François Hollande a déposé un projet de loi visant à réformer l’entrée et le séjour des étranger-e-s (1) à l’Assemblée Nationale le 23 juillet 2014. Son objectif : « fluidifier l’accès au séjour, jugé contre-productif en matière d’intégration et d’attractivité des talents étrangers en France. » Un autre projet visant à réformer le droit d’asile a été déposé en même temps. Les premières lectures à l’Assemblée Nationale de ce projet sur la loi au séjour n’auront pas lieu avant printemps 2015.

Ce projet de loi modifie plusieurs champs importants de l’arsenal juridique en place (durée des titres de séjour, recours contre les OQTF (2), contrôle des documents administratifs par les Préfectures).

Alors que les étranger-e-s se trouvent régulièrement dans des situations précaires, voire de grande pauvreté, le gouvernement ne trouve rien de mieux que de rendre la loi encore plus intolérante et de compliquer encore plus l’accès aux titres de séjour. Ainsi, les taxes pour les titres s’élèveront désormais entre 150€ et 280€ pour le premier titre, entre 55€ et 250€ pour les suivants. De plus, les personnes travaillant sans autorisation de travail seront désormais susceptibles de recevoir à ce motif une OQTF. Et pour couronner le tout, le délai de contestation de cette procédure sera dans certains cas limité à seulement 7 jours.

Le projet de loi avance la mise en place de titre de séjour pluriannuels portant la mention « étudiant ». Cette mesure est présentée comme une avancée : une période de galère administrative puis un titre qui couvre la totalité d’un cycle d’études (licence ou master). Mais, revers de la médaille, ce type de titre ne permet pas à l’étudiant-e de redoubler ou de changer de cursus. Ceci s’inscrit dans la continuité du contrôle effectué par les préfectures qui s’arrogent le droit de déterminer le sérieux des études.

Les préfectures ne sont pas des établissements pédagogiques et n’ont aucun droit de tenir de telles dispositions. La création de ces titres se fait en parallèle avec l’intensification des contrôles sur les personnes.

En effet, avec l’article L611-12, ce projet de loi prévoit un droit de communication de tous les documents administratifs émanant d’administrations publiques et privées (universités, banques, hôpitaux, etc.) aux préfectures dans le cadre du contrôle des personnes avec titres de séjour.

Cet avant projet n’est qu’une méthode de flicage des étranger-e-s et notamment des étudiant-e-s étranger-e-s, ne pouvant aboutir qu’à des restrictions de leurs libertés. Ceci permet à l’Etat d’installer un système de contrôle opérant et omniscient.

Ne pensons ne pas que cela va s’arrêter là, les lois sur l’immigration permettent souvent d’installer un arsenal juridique qu’il sera possible d’étendre plus tard à toute la population (comme la vidéo- surveillance dans les aéroports par exemple). Quant aux expulsions, elles augmentent chaque année. Expulser toujours plus de sans papiers que l’UMP, le FN en rêvait, le PS le fait !

Nous revendiquons :

-l’égalité des droits pour toutes les nationalités

-l’arrêt du contrôle et du flicage des migrant-e-s

– une carte d’étudiant = un titre de séjour !

-la régularisation de tout-e-s les sans papiers

-l’usage massif de la carte de résident-e

-l’arrêt des titres précaires

-des titres pluri-annuels sans contrôle et gratuits pour toutes et tous !

(1) C’est à dire la délivrance des visas et l’accession à un titre de séjour qui permettent de se maintenir légalement dans le territoire français.

(2) Obligation de quitter le territoire français, décision préfectorale qui oblige à quitter la France dans un délai de 30 jours et cas échéant, permet aux autorités de placer la personne en centre de rétention administrative.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 / http://www.solidaires-etudiant-e-s.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org