Articles Tagués ‘solidarité’

Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s du 10 octobre 2016 :

Non à la criminalisation du mouvement de solidarité avec les migrant.e.s !

Ce jeudi 6 octobre, suite à un billet paru sur son blog en soutien aux familles de réfugié.e.s, un de nos camarades s’est vu mener manu militari en garde à vue et saisir tout son matériel de travail, bientôt suivi d’un’ autre camarade. Les forces de l’ordre ont fouillé l’intégralité de son domicile et emporté une bonne partie de son matériel informatique, avant de le placer en cellule.

Nous ne sommes pas dupes ! Car si la police se cache sous la couverture d’ « injures et diffamation par voie de presse », nous savons pertinemment qu’il s’agit d’une tentative de dissuasion par la menace de la violence et du recours juridique. En effet, nos deux camarades sont précisément ceux qui s’étaient les premiers mobilisés par une grève de la faim pour soutenir les familles réfugiées et dénoncer la politique zélée du préfet expulseur.

Nous ne cèderons pas ! L’AMEB Solidaires Étudiant.e.s soutient avec force nos camarades dans cette tentative d’intimidation, et dénonce les abus de pouvoir auxquels ont recours les forces de l’ordre et la préfecture, désireux d’étouffer leurs agissements inhumains ! Nous soutenons également toujours les personnes réfugiées et condamnons toujours leurs expulsions massive, qui entraînent des drames familiaux et placent les personnes dans des situations de danger extrême ! Nous continuerons de nous opposer à cette politique irresponsable et inhumaine, et ce malgré les menaces !

SOUTIEN AUX CAMARADES INTERPELLÉS !

SOUTIEN AUX FAMILLES RÉFUGIES !

RÉGULARISATION DE TOU.TE.S LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT
MERCREDI 12 OCTOBRE
17H30 PLACE PASTEUR

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Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 16 janvier 2016 :

Soutien aux enseignant-e-s de Turquie en danger !

 

Suite à l’appel et à la pétition « Nous, enseignant-e-s et chercheurs/ses de Turquie, ne serons pas complice de ce crime » dans lesquels ils dénoncent les massacres commis au Kurdistan, le Président turc Erdogan a lancé une répression contre les 1128 professeurs d’université turcs et kurdes y ayant participé. Il a demandé au Conseil de l’Enseignement Supérieur de « faire le nécessaire ». Des dizaines d’enseignants chercheur-se-s ont été démis de leurs fonctions ou font l’objet de poursuites disciplinaires, 21 universitaires de l’université de Kocaeli et 4 de l’université de Bolu ont été placés en garde à vue lors de perquisitions à leurs domiciles.

Les signataires sont aussi soumis à une propagande assimilable à du lynchage dans la presse gouvernementale qui alimente la haine contre eux. S’ajoutent à cela des déclarations des directions de dizaines d’universités qui considèrent cette pétition comme « inacceptable », comme « une trahison » ou de la « propagande terroriste » pour certaines et annoncent qu’elles vont engager des poursuites contre les académiciens qui ont signé la pétition. Le nombre de gardes à vue, destitutions et poursuites n’en est probablement qu’à son début.

La fédération syndicale Solidaires étudiant-e-s dénonce la répression qui s’abat contre ceux et celles qui ont osé dévoiler l’état de guerre au Kurdistan. Nous demandons que cessent les persécutions contre eux et elles.

Nous leur apportons notre soutien et appelons les étudiant-e-s, enseignant-e-s et plus largement la communauté scientifique à dénoncer la répression dont ils sont victimes en apportant leur soutien sous toutes les formes possibles et imaginables.

La guerre en Turquie doit cesser !

Communiqué de la commission internationale de Solidaires Etudiant.e.s, 17 janvier 2016 :

Pour construire la Paix , construisons l’internationale des étudiant-e-s et des peuples

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L’année 2015 a été marquée par de sombres événements qui ont endeuillé de nombreux peuples à travers le monde : à Garissa, Suruç, Ankara, Beyrouth, Paris ou Bamako, les terroristes fanatiques ont tué.

En France, moins de 48 heures après les attentats à Paris, le gouvernement reprenait ses frappes en Syrie. Depuis 2012, l’État mène une guerre par an. La France a donc une part de responsabilité considérable, aux côtés des États-Unis et d’autres puissances économiques telles que la Russie, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, quant à la situation au Moyen-Orient et au développement d’organisations telles que Daesh.

Daech s’est notamment créé sur les décombres de l’État de Sadam Hussein (Irak) et à l’issue de l’intervention militaire américaine de 2003. Nous ne pouvons que condamner les guerres impérialistes menées depuis plus de 15 ans par les gouvernements européens et nord-américains pour maintenir leur domination dans la région : celles-ci n’ont jamais endigué la montée de l’islamisme radical (qui – doit-on le rappeler ? – n’a rien à voir avec l’Islam), au contraire, elles l’ont renforcé en semant la misère des populations. Les guerres impérialistes et la misère profonde qu’elles engendrent sont l’une des causes de la formation et du développement des organisations islamistes fascistes comme Daesh. Les interventions militaires récurrentes n’ont pas pour principal objectif de servir les populations et « lutter contre le terrorisme » mais plutôt de défendre les intérêts géostratégiques et économiques de ces puissances impérialistes (accaparement et commerce des ressources naturelles, développement de nouveaux marchés économiques, promotion de systèmes politiques et économiques, création et maintien de bases militaires, exploitation de la main-d’œuvre à moindre coût, etc.).

Depuis plusieurs années maintenant, Solidaires étudiant-e-s travaille à la reconstruction de liens entre groupes et syndicats étudiants à travers le monde, notamment à travers la création d’un réseau international de syndicats étudiants. C’est dans cette même idée que nous soutenons depuis plus d’un an la construction d’académies et d’universités dans la région du nord-ouest de la Syrie, appelée Rojava. Nous restons convaincu que seules l’indépendance des peuples et la paix permettront au Moyen-Orient de sortir du chaos, et par extension, à l’Europe de vivre en paix. Cette indépendance ne peut passer que par un soutien aux groupes qui combattent Daesh, et qui, en même temps, construisent la paix. Ce sont ces mêmes groupes qui souvent dénoncent les dictatures (comme celle de Bachar Al Assad en Syrie) et les autoritarismes (comme celui de Recep Erdogan en Turquie). C’est pourquoi il est plus nécessaire que jamais de prendre contact et échanger avec les groupes qui en Syrie, en Irak, en Turquie ou encore au Liban, en Jordanie ou en Palestine luttent pour leur émancipation et la paix.

Ces rencontres et ces liens doivent s’effectuer sans simplification de la situation sur place et c’est à chacun-e de faire l’effort d’avoir une connaissance fine et complexe et par ce biais d’œuvrer à décoloniser nos esprits. C’est pourquoi en cette nouvelle année les syndicats Solidaires étudiant-e-s continueront à organiser des rencontres qui permettent la réflexion sur la situation et la connaissance de cette région du monde où malgré la guerre, naissent des utopies.

Soutien aux combattant-e-s de la liberté en Syrie et en Irak.

Soutien au Rojava et au peuple kurde.

Soutien aux militant-e-s de la paix en Turquie.

Communiqué de presse – 4 janvier 2015

Constitution du collectif « Besançon Solidarité Kurdistan »

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En Syrie et en Irak, les forces progressistes et révolutionnaires kurdes – en particulier le PKK, les YPG et YPJ – constituent l’une des principales forces de résistance face aux terroristes obscurantistes de Daesh. En première ligne dans les combats, elles parviennent à faire reculer les positions de l’Organisation de l’Etat Islamique, comme à Kobané, Sinjar ou Tel Abyad.

Dans les territoires du Rojava (Kurdistan syrien), libérés par les YPG et YPJ, les peuples de la région ont proclamé en 2013 « l’autonomie démocratique », indépendante du régime dictatorial de Bashar Al-Assad. Ils ont créé un système d’auto-gouvernement contrôlé par des assemblées populaires et basé sur l’égalité des sexes, la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et anticapitalistes. Ainsi, à travers le combat armé qui oppose dans le Rojava les progressistes kurdes aux soldats de Daesh, ce sont deux projets de société antagonistes qui s’affrontent : l’un obscurantiste, fasciste et totalitaire, l’autre révolutionnaire, démocratique, égalitaire et féministe.

Depuis le début du conflit, les Kurdes doivent cependant faire face à un autre adversaire de taille : l’Etat turc, présidé par Erdogan et son parti l’AKP, qui préfèrent soutenir Daesh plutôt que de voir les forces progressistes kurdes gagner en influence et en autonomie.

Depuis cet été, l’Etat turc a repris ses bombardements contre les positions du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et mène une politique de terreur et de répression sanglante contre les forces progressistes et révolutionnaires. Les journalistes et la presse d’opposition sont muselés, les manifestations hostiles au pouvoir sont attaquées par la police, des milliers de militant.e.s de gauche ou syndicalistes sont emprisonné.e.s, de nombreuses villes et villages kurdes sont assiégés par l’armée et plusieurs centaines de civils ont été assassinés.

Malgré cela, ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie (pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie). Au contraire, en maintenant le PKK sur la liste des organisations terroristes, le gouvernement français est complice de la répression qui frappe les progressistes en Turquie et qui affaiblit la résistance à Daesh. Un accord de coopération policière signé en 2011 entre la France et la Turquie facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France.

A Besançon, plusieurs organisations, qu’elles soient politiques, syndicales ou associatives, ont manifesté ces derniers mois leur solidarité avec les forces progressistes qui combattent l’obscurantisme et le fascisme et qui œuvrent pour la paix au Moyen-Orient. Elles ont décidé de se rassembler pour constituer le collectif Besançon Solidarité Kurdistan, qui se donne comme objectifs de :

  • manifester notre solidarité et apporter une aide concrète aux forces progressistes qui luttent au Moyen-Orient,

  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes et l’abrogation de l’accord de coopération policière entre la France et la Turquie.

Ce collectif, ouvert à toutes les forces progressistes de Besançon et de sa région, rassemble des membres de diverses organisations (voir signataires ci-dessous) et des individu.e.s et citoyen.ne.s non encarté.e.s.

Le collectif appelle d’ores et déjà à un rassemblement de solidarité avec le peuple kurde pour dénoncer les massacres en Turquie, samedi 16 janvier à 15 heures place du 8 septembre.

 

Premiers signataires :

Parti Communiste Français (PCF), Initiative Communiste Ouvrière (ICO), Fédération Anarchiste (FA), Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM), …

Pour plus d’informations sur les massacres et la répression menés par l’Etat turc, voir ce dossier du Conseil Démocratique Kurde en France :

dossier CDKF

Solidarité et Résistance !

Face à l’horreur et à la barbarie, pour la justice sociale
Plus que jamais Solidaires, Plus que jamais dans les luttes

Le mouvement syndical doit être un instrument de la démocratie et de la lutte, du combat contre tous les fascismes qu’ils soient politiques ou religieux, et de toutes les barbaries totalitaires. Il ne doit pas céder à la logique de terreur.

Solidaires dans l’épreuve face aux actes terroristes, nous devons l’être au cœur de notre activité sur le terrain social, même si les moyens de cette solidarité sont aujourd’hui loin d’être partagés. Nous réaffirmons que pour le syndicalisme, qui est un contre pouvoir, la défense des libertés publiques est une question essentielle.

Le sens de ce combat pour nous s’appelle, égalité, justice sociale et écologique, paix. Il nécessite une transformation sociale portée par le plus grand nombre. Nous sommes en deuil, en colère mais aussi déterminé-es dans notre volonté d’agir sur le terrain des entreprises et des services qui est le nôtre et avec tous ceux et celles qui pensent que cela ne changera que si nous prenons nos affaires en main pour imposer ces objectifs.

Expressions nationales Solidaires

Expressions nationales unitaires

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 19 novembre 2015 :

Solidarité et résistance

Nous sommes attristé-e-s et consterné-e-s par la gravité des attentats qui ont eu lieu vendredi dernier à Paris et à Saint-Denis. Nous exprimons toute notre solidarité avec les victimes et leurs proches.

Quand l’organisation responsable des attentats tente d’instiller la terreur, la mise en place par le gouvernement de certaines mesures tend à la renforcer, empêchant des cadres de débat et de solidarité nécessaires pour déconstruire les premiers sentiments de peur partagés dans la population.

Depuis le début de la semaine, les effets de la mise en place de l’état d’urgence se font sentir dans nos universités et nos lieux d’étude. En effet, dans la plupart de ceux-ci, des contrôles de cartes et des fouilles de sacs ont lieu, parfois amenant à la création d’attroupements à l’entrée des établissements, ce qui va contre les principes mêmes de sécurité recherchés avec la mise en place de ces mesures. Ces contrôles enferment de plus les établissements et les étudiant-e-s, empêchant même parfois des étudiant-e-s de certaines universités d’une même ville d’accéder à une autre université, comme c’est le cas à Montpellier! De plus, dans nombre d’établissements, toutes les initiatives des étudiant-e-s et personnel-le-s prévues ont été annulées : réunions, tenue de table, de conférence, projections, sont ainsi interdites.

Dans le contexte d’une précipitation des autorités vers des actes de guerre à l’extérieur du pays, et de la mise en place de dispositifs sécuritaires dans le pays, cette restriction de nos libertés syndicales et démocratiques sur nos lieux d’étude nous semble totalement en contradiction avec ce dont nous avons collectivement besoin aujourd’hui : des temps d’échange, de partage, de critique et de débats multipliés, permettant un réel questionnement sur les politiques engagées et les conséquences de celles-ci. La spirale de guerre, la prolongation de l’état d’urgence, la recrudescence des propos et actes racistes, l’interdiction des manifestations, les multiples condamnations pour apologie du terrorisme sont autant d’éléments qui nous inquiètent.

Nous nous engageons donc à mettre en place ces espaces démocratiques de débat dans nos universités et demandons que ces volontés étudiantes soient respectées et soutenues par la banalisation d’heures de cours, la levée des interdictions de réunion et de tenue d’événements dans les établissements de l’enseignement supérieur.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes Porte-parolat : 06.86.80.24.45 http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/ contact@solidaires-etudiant-e-s.org

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Retrouvez également les communiqués de syndicats locaux de Solidaires Etudiant.e.s, comme ceux de :

Caen : http://www.solidaires-etudiant.org/blog/2015/11/19/communique-sl-caen-apres-les-attentats/

Paris 1 : http://www.solidaires-etudiant.org/blog/2015/11/19/communique-paris-1-apres-les-attentats/

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant-e-s, Syndicats de lutte du 28 septembre 2015

Un an après la disparition de 43 étudiants d’Ayotzinapa au Mexique : justice et vérité !

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Le 26 septembre 2014, une manifestation étudiante à Iguala dans l’État de Guerrero au Mexique était brutalement réprimée par la police, faisant 6 morts et 25 blessés. Dans le même temps, 43 étudiants de l’École Normale Supérieure d’Ayotzinapa étaient enlevés et séquestrés par la police municipale d’Iguala, avant d’être probablement livrés à des narcotrafiquants.

Selon la version officielle, ces étudiants auraient été tués puis incinérés dans une décharge. Mais cette version est réfutée par un rapport d’experts internationaux qui accuse le gouvernement mexicain d’avoir négligé certaines pistes.

Depuis un an, les parents des 43 étudiants, qui demandent une nouvelle enquête indépendante, n’ont pas cessé de se mobiliser pour rappeler leurs exigences de justice et de vérité. À leurs côtés, des dizaines de milliers d’étudiant-e-s ont manifesté ces derniers mois à travers tout le pays. Ils dénoncent ce véritable crime d’État et pointent les responsabilités d’un pouvoir corrompu et autoritaire emmené par le président Enrique Peña Nieto, qui s’appuie sur les cartels de la drogue pour terroriser et réprimer les mouvements sociaux.

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes réaffirme sa solidarité avec les familles et les proches des 43 étudiants, ainsi qu’à leurs camarades de l’École Normale Supérieure d’Ayotzinapa. Nous restons à leurs côtés pour faire porter en France leur exigence de justice et de vérité.

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Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org