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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s du 10 octobre 2016 :

Non à la criminalisation du mouvement de solidarité avec les migrant.e.s !

Ce jeudi 6 octobre, suite à un billet paru sur son blog en soutien aux familles de réfugié.e.s, un de nos camarades s’est vu mener manu militari en garde à vue et saisir tout son matériel de travail, bientôt suivi d’un’ autre camarade. Les forces de l’ordre ont fouillé l’intégralité de son domicile et emporté une bonne partie de son matériel informatique, avant de le placer en cellule.

Nous ne sommes pas dupes ! Car si la police se cache sous la couverture d’ « injures et diffamation par voie de presse », nous savons pertinemment qu’il s’agit d’une tentative de dissuasion par la menace de la violence et du recours juridique. En effet, nos deux camarades sont précisément ceux qui s’étaient les premiers mobilisés par une grève de la faim pour soutenir les familles réfugiées et dénoncer la politique zélée du préfet expulseur.

Nous ne cèderons pas ! L’AMEB Solidaires Étudiant.e.s soutient avec force nos camarades dans cette tentative d’intimidation, et dénonce les abus de pouvoir auxquels ont recours les forces de l’ordre et la préfecture, désireux d’étouffer leurs agissements inhumains ! Nous soutenons également toujours les personnes réfugiées et condamnons toujours leurs expulsions massive, qui entraînent des drames familiaux et placent les personnes dans des situations de danger extrême ! Nous continuerons de nous opposer à cette politique irresponsable et inhumaine, et ce malgré les menaces !

SOUTIEN AUX CAMARADES INTERPELLÉS !

SOUTIEN AUX FAMILLES RÉFUGIES !

RÉGULARISATION DE TOU.TE.S LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT
MERCREDI 12 OCTOBRE
17H30 PLACE PASTEUR

manif-contre-expulsion

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Liana doit être régularisée et poursuivre ses études en France !

Liana est une jeune arménienne arrivée en France en 2010 pour y suivre ses études. Inscrite à l’UFR SJEPG de l’Université de Franche-Comté, elle est en phase d’obtenir sa licence d’Economie et de Gestion, qui lui permettra de poursuivre en master le projet d’étude qu’elle a muri.

Elle a dû faire face à de nombreuses difficultés lors de son arrivée en France, qui ont eu un impact néfaste dans la réussite de ses études, occasionnant plusieurs redoublements.

Ayant appris le français pendant trois mois seulement avant son arrivée, qui lui ont suffi pour atteindre le niveau B2 requis, les études de Liana ont d’abord été impactées par des difficultés d’ordre linguistiques naturelles, aujourd’hui résolues puisqu’elle parle parfaitement le français.

Cependant, comme un étudiant sur deux, Liana a été contrainte de se salarier afin de financer ses études et subvenir à ses besoins. Elle a ainsi travaillé durement, enchainant les petits boulots, comme caissière à Carrefour Valentin ou à Uniqlo Opéra à Paris en tant que conseillère de vente. Mais comme de nombreux-ses autres étudiant-e-s salarié-e-s[1], la réussite de ses études a été gravement impactée par son activité salariée, ce qui l’a contrainte de valider chaque année de licence en deux ans.

Pour cette raison, Liana a reçu en octobre 2015 une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et se retrouve aujourd’hui menacée d’expulsion. Ainsi, contrairement à ses homologues français-e, un-e étudiant-e étranger-e n’a pas le droit à l’erreur dans son parcours universitaire, sous peine d’expulsion !

Liana, étudiante consciencieuse et sérieuse, bénéficie du soutien de la présidence de l’Université, de la direction de l’UFR SJEPG, de ses enseignant.e.s et de ses camarades de classe.

Liana doit donc être régularisée au plus vite, afin de lui permettre de poursuivre ses études en France !

[1] Les études sont unanimes pour reconnaitre la corrélation entre salariat étudiant et échec universitaire.

pétition

rusf affiche

Non à l’expulsion d’A.!  Non à l’arrêt brutal de ses études à Besançon ! A. doit pouvoir vivre sa vie en France !

A. est arrivée à Besançon à l’âge de 17 ans, en juin 2012, venant du Kosovo rejoindre ses parents, après avoir vécu une année entière cachée pour échapper aux menaces qui pesaient sur elle. Ces menaces venaient d’un groupe intégriste qui recherchait son père. Ce dernier avait eu le malheur de s’opposer physiquement à des agressions violentes perpétrées par ces extrémistes. 

Cachée dans une autre ville, allant d’une maison à une autre pour ne pas être repérée, A. a dû abandonner ses études au lycée. Elle a passé cette année-là dans la solitude, l’enfermement, isolée de sa famille et de ses ami-e-s, du jour au lendemain. Elle a ainsi perdu tous les liens qu’elle avait tissés autour d’elle ; elle est devenue une « disparue ».

Encore traumatisée par ce qu’elle avait vécu, seule, au Kosovo, elle a déposé une demande d’asile en France, qui n’a été traitée qu’à l’aune de celle de ses parents : par le rejet !

Dès septembre 2012, elle reprend ses études : apprentissage du français en classe spécialisée.
Puis en septembre 2013, elle s’inscrit au lycée professionnel pour préparer un CAP Employée de vente spécialisée, qu’elle obtient en juillet 2015.

Ses enseignants et les conseillers d’orientation professionnelle témoignent de sa motivation, sa volonté de réussir et poursuivre ses études, de son dynamisme et de son investissement scolaire, mais aussi dans la vie du lycée : déléguée de classe en 2014-15, elle participe à l’organisation des Portes ouvertes du lycée.

En septembre 2015, elle continue ses études en 1ère BAC Pro Commerce, en vue d’obtenir son baccalauréat en fin de classe terminale

Mais le gouvernement français a décidé de mettre un terme à ce parcours remarquable par un arrêté d’expulsion (OQTF) qui peut être exécuté d’un jour à l’autre.

Nous n’acceptons pas que la France puisse expulser cette jeune femme vers le pays où elle a vécu un fort traumatisme psychologique, alors qu’elle a fait la preuve depuis son arrivée d’une volonté exemplaire d’intégration dans la société française, pour construire son avenir de femme autonome, responsable et libre dans notre pays.

Monsieur le Préfet du Doubs, nous vous demandons de revenir sur vos décisions concernant A. et de lui délivrer un titre de séjour lui permettant de continuer ses études à Besançon et de vivre sa vie en France en toute sérénité.

Pétition de soutien : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52928

pétition

Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s du 20 septembre 2015 :

Liberté pour Karlen ! Sa place est à la fac, pas en centre de rétention !

Karlen Tadevosyan est un jeune arménien de 21 ans, vivant en France depuis bientôt 5 ans. Diplômé du baccalauréat à Belfort en juin dernier, il s’est inscrit cette année en faculté de médecine à l’Université de Strasbourg.

Pourtant, le jour de la rentrée des cours, prévue ce lundi 21 septembre, Karlen ne sera pas sur les bancs d’un amphithéâtre, mais dans une cellule d’un centre de rétention. Car Karlen n’a pas de papiers, la préfecture refusant de lui délivrer un titre de séjour à lui et sa famille.

Deux jours plus tôt, alors qu’il revenait de Strasbourg, parti à la quête d’un logement (avec toutes les difficultés liées à son statut d’« indésirable »), il a été contrôlé dans le train à Mulhouse par la Police de l’air et des frontières (PAF), qui organise la chasse aux clandestin-ne-s. Il devrait être placé dès ce lundi en centre de rétention, en attente de son expulsion.

Cette situation intolérable révèle une fois de plus l’attitude hypocrite des autorités françaises qui, tout en se drapant soudainement de discours humanistes en faveur de l’accueil des réfugié-e-s, poursuivent quotidiennement la traque et l’expulsion des sans-papiers.

Karlen doit faire sa rentrée universitaire aux côtés de ses camarades ! Nous demandons sa libération immédiate et l’obtention d’un titre de séjour pour lui et sa famille !

Nous appelons à se joindre au rassemblement organisé par RESF 90 devant la préfecture de Belfort ce soir à 18 heures.

L’article de l’Est Républicain : http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/09/20/belfort-alors-qu-il-doit-rentrer-en-fac-lundi-un-etudiant-sans-papiers-a-ete-controle-samedi-a-mulhouse-et-place-en-centre-de-retention

etudier sans etre emprisonné

[Mise à jour 25 septembre]

Victoire, Karlen a été libéré jeudi 24 septembre, grâce à la mobilisation !

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/09/25/karlen-tadesvosyan-libere-minf

libération Karlen

Pour la nouvelle année universitaire qui débute, découvrez le nouveau 4 pages de présentation de l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s, seule organisation syndicale étudiante présente sur le terrain et dans les luttes à l’Université de Franche-Comté !

 

Cliquez sur l’image pour ouvrir le 4 pages.

4 pages rentrée

Affiche

Contre tous les racismes et le fascisme : égalité totale et justice sociale !

Deux ans après la mort de Clément assassiné par des fascistes : combattons l’extrême-droite !

Le 5 juin 2013 Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste, était tué par des militants du groupuscule d’extrême droite Troisième Voie.

Son assassinat s’inscrit dans une longue suite d’agressions de l’extrême droite pour des raisons de préférences sexuelles, d’origines ethniques, d’opinion politiques ou de croyances religieuses.

Les actes homophobes et transphobes ont augmenté ces dernières années, tout comme la remise en cause des droits des femmes.

L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation des migrant-e-s quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent comme boucs émissaires sont des attitudes qui conduisent au pire. Des milliers de personnes meurent en Méditerranée au nom de la sécurisation des frontières.

Les idées nauséabondes du Front National ont contaminé la sphère médiatique et politique. Le gouvernement entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des migrant-e-s, en quadrillant les quartiers populaires et en adoptant des lois racistes et liberticides qui visent spécifiquement certaines catégories de la population.

À cela nous opposons notre volonté de vivre ensemble et notre exigence d’égalité des droits et de justice sociale.

20 ans après l’assassinat de Brahim Bouarram en marge d’un défilé du Front National, 20 ans après l’assassinat d’Ibrahim Ali par des colleurs d’affiches du Front National, le fascisme continue de tuer et reste un danger dans la rue comme dans les urnes.

Nous réclamons la tenue d’un procès pour les agresseurs de Clément, et pour poursuivre son engagement nous réclamons :

– la régularisation de tou-te-s les sans-papiers,

– l’accueil et la protection des migrant-e-s,

– la fermeture des centres de rétention,

– l’égalité totale.

Mobilisons-nous et défilons en mémoire de Clément et de toutes les victimes du racisme ou des agressions fascistes.

La richesse de l’humanité se construit par nos différences.

Premiers signataires : Action Populaire, AMEB-Solidaires Etudiant-e-s, CDDLE, CAB, Ensemble, FA, FSU, MRAP, NPA, PCF, PG, Resto-Trottoir, Solidaires…

Tract verso

L’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1666742336878823/

L’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s se joint à cet appel à se rassembler samedi à 15h place Pasteur, en solidarité avec tou-te-s les migrant-e-s !
Révoltons-nous contre cette Europe forteresse et son bras armé FRONTEX, qui ferment les frontières, assassinent chaque jour et organisent la traque aux demandeur-se-s d’asile et aux sans-papiers !

Solidarité migrants 25 avril