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Communiqué de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s du 10 octobre 2016 :

Non à la criminalisation du mouvement de solidarité avec les migrant.e.s !

Ce jeudi 6 octobre, suite à un billet paru sur son blog en soutien aux familles de réfugié.e.s, un de nos camarades s’est vu mener manu militari en garde à vue et saisir tout son matériel de travail, bientôt suivi d’un’ autre camarade. Les forces de l’ordre ont fouillé l’intégralité de son domicile et emporté une bonne partie de son matériel informatique, avant de le placer en cellule.

Nous ne sommes pas dupes ! Car si la police se cache sous la couverture d’ « injures et diffamation par voie de presse », nous savons pertinemment qu’il s’agit d’une tentative de dissuasion par la menace de la violence et du recours juridique. En effet, nos deux camarades sont précisément ceux qui s’étaient les premiers mobilisés par une grève de la faim pour soutenir les familles réfugiées et dénoncer la politique zélée du préfet expulseur.

Nous ne cèderons pas ! L’AMEB Solidaires Étudiant.e.s soutient avec force nos camarades dans cette tentative d’intimidation, et dénonce les abus de pouvoir auxquels ont recours les forces de l’ordre et la préfecture, désireux d’étouffer leurs agissements inhumains ! Nous soutenons également toujours les personnes réfugiées et condamnons toujours leurs expulsions massive, qui entraînent des drames familiaux et placent les personnes dans des situations de danger extrême ! Nous continuerons de nous opposer à cette politique irresponsable et inhumaine, et ce malgré les menaces !

SOUTIEN AUX CAMARADES INTERPELLÉS !

SOUTIEN AUX FAMILLES RÉFUGIES !

RÉGULARISATION DE TOU.TE.S LES SANS-PAPIERS !

RASSEMBLEMENT
MERCREDI 12 OCTOBRE
17H30 PLACE PASTEUR

manif-contre-expulsion

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Jeudi 8 octobre, plusieurs organisations syndicales appelaient à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle, pour s’opposer aux politiques d’austérité et lutter contre le projet de démantèlement du code du travail. Dans l’enseignement supérieur, les syndicats appelaient à se saisir de cette journée pour dénoncer le manque de moyens alloués aux universités et la dégradation des conditions d’étude et de travail des étudiant-e-s et des personnels.

Dès le début de la matinée, plusieurs banderoles étaient accrochées dans l’enceinte de la fac de lettres.

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Après avoir mené des interventions dans les différents amphis pour rappeler les raisons de la grève et inviter les étudiant-e-s à participer à la manifestation, un premier petit cortège d’une vingtaine d’étudiant-e-s s’est constitué dans la fac pour se rendre jusqu’au lieu de départ de la manifestation interprofessionnelle, prévu à 11h place de la Révolution.

Malgré une faible participation, avec 300 personnes seulement dans la manifestation, le cortège étudiant, qui s’est étoffé au départ de la manif, fut sans conteste le plus dynamique, regroupant près d’une quarantaine de personnes derrière les banderoles « Non à l’austérité à l’UFC » et « Grève générale contre le capital ».

De nombreux slogans furent scandés durant le trajet, tels que « chômage, précarité : c’est le capitalisme, c’est pas les réfugiés », « on ne négocie pas la régression sociale, on la combat par la grève générale », « c’est pas le patronat qui fait la loi, la démocratie elle est ici », « pas d’austérité à l’université », « de l’argent il y en a dans les caisses du patronat »…

Mais le slogan du jour, repris par la totalité des manifestant-e-s, fut assurément « A poil les patrons, vive la révolution », en clin d’oeil à tous ces grands patrons qui, s’ils continuent d’exploiter et de précariser les travailleurs.ses (avec cette fois une réelle violence sociale, de classe), risquent d’y perdre plus qu’une simple chemise.

Arrivé.e.s devant la préfecture, une prise de parole collective de l’intersyndicale fut effectuée, à laquelle participa un membre de l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s.

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A la fin de la manifestation, une partie des manifestant.e.s est repartie en cortège jusqu’aux abords du bâtiment de l’Arsenal de la fac de lettres, à proximité duquel se tenait une démonstration de l’armée qui opérait un coup de com’ pour recruter. L’esplanade des droits de l’homme (!) était en effet totalement occupée par des stands de l’armée, des véhicules militaires, des chars d’assaut et autres engins de la mort déployés actuellement à travers le monde pour servir l’impérialisme français. L’occasion pour les manifestant.e.s de dénoncer les agissements impérialistes et néo-colonialistes de la France, mais aussi de pointer les priorités budgétaires et économiques de l’Etat, qui sabre dans l’ensemble des services publics mais qui fait de l’armée le premier recruteur de France. Plusieurs slogans en ce sens furent lancés, à l’instar du traditionnel « de l’argent pour les facs et les lycées, pas pour les flics et l’armée », mais aussi en hommage à Rémi Fraisse, tué l’an dernier par des gendarmes lors d’une manifestation à Sivens.