Articles Tagués ‘master’

Alors que le Conseil d’Administration de l’UFC doit avaliser ce 14 février 2017 la mise en place de la sélection en master dans notre université, l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s s’oppose fermement à cette mesure et rappelle son attachement à un enseignement supérieur public, de qualité et ouvert à toutes et tous !

Notre tract sur la sélection en master (cliquez sur l’image pour l’ouvrir en PDF) :

base-selection-master-besac-page-001

base-selection-master-besac-page-002

 

Les communiqués de notre fédération Solidaires Etudiant.e.s sur la sélection en master :

Publicités

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 19 février 2016 :

Masters : Stop à l’obsession de la sélection

Le conseil d’État a réaffirmé le 10 février l’illégalité de la sélection entre la première année du master (M1) et la deuxième année (M2). Cette sélection ne serait légale que dans le cas où le master en question figurerait sur une « liste limitative » établie par décret, ce qui est prévu par l’article L.612-6 du code de l’éducation. Le secrétaire d’État à l’enseignement supérieur, Thierry Mandon, se félicite de cette décision dans un communiqué, avançant « le droit de tout étudiant à poursuivre ses études en master jusqu’au terme de ce cycle », dans le sens d’une « sécurisation » du « fonctionnement actuel ».

Entre les lignes se lit l’orientation du gouvernement qui comme d’habitude veut ménager la chèvre et le chou en protégeant l’ordre existant. Plusieurs scénarios sont possibles, mais le plus probable est que nous nous dirigions vers un renforcement d’un enseignement supérieur à deux vitesses, avec une sélection dans certains masters, en laissant le reste des masters « ouverts ».

Ce serait une réponse à l’agitation au sein des enseignant-e-s dont beaucoup réclament et défendent la sélection en master. Pour nous, il s’agit d’un mauvais combat. Le véritable problème c’est le manque de moyens : manque de moyens pour accueillir tous les étudiant-e-s qui souhaitent poursuivre leurs études, manque de moyens pour assurer plus de cours, en petits groupes. Manque de moyens pour des formations exigeantes et de qualité. Mais ce n’est ni la responsabilité des étudiant-e-s qui veulent s’inscrire en master, ni la responsabilité des enseignant-e-s. C’est la responsabilité des gouvernements successifs qui réduisent les moyens des universités et la création de postes d’enseignants-chercheurs. Le financement donné d’une main à travers les créations de postes annoncés par G. Fioraso ont été gelés pour combler les déficits créés… par l’argent que le gouvernement retire de l’autre main en dotation globale.

L’obsession de la sélection est un mauvais combat, car c’est un combat qui se fait au nom de valeurs réactionnaires au sens propre, de discours du genre « le niveau baisse », ou encore « master pour tout le monde, et après quoi, doctorat pour tout le monde ? ». Il y a un paradoxe à penser que la sélection garantit le niveau : on sait depuis longtemps que les indicateurs utilisés (dossiers scolaires, notes) ne permettent pas de prédire les progrès futurs des étudiant-es. Combien de fois des lycéen-nes « moyens » se sont révélés d’excellents étudiant-es ? (et vice-versa). L’absence de sélection n’implique pas l’absence d’exigence et de qualité dans les formations, mais cela ne peut être obtenu qu’avec des moyens humains et financiers adaptés aux besoins, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. C’est ce combat pour des moyens à la hauteur des besoins qu’il faut mener, c’est le combat que mène la fédération Solidaires étudiant-e-s. Rappelons que les luttes successives pour plus de moyens au début des années 2000 ont permis une augmentation (temporaire) du nombre de postes ouverts aux concours. Rappelons aussi que 5,5 milliards d’euros d’argent public partiront en 2016, comme chaque année, dans une niche fiscale honteusement appelée « crédit impôt recherche ».

Nous revendiquons :

  • L’absence de sélection en master et la garantie de pouvoir continuer ses études dans le domaine souhaité dans l’université souhaitée jusqu’au M2
  • Des moyens à la hauteur des besoins dans les universités et le reste de l’enseignement supérieur
  • L’harmonisation sur tout le territoire de la valeur des diplômes  et leur reconnaissance, contre la logique de « l’excellence » et des facs plus ou moins réputées
  • La suppression du crédit impôt recherche
  • La réduction du temps de travail et de l’âge de départ en retraite, seules mesures permettant de réduire effectivement le chômage (l’école et l’université n’étant pas des « usines à chômeurs » n’ont aucune responsabilité à cet égard)

Jeudi 4 juillet, une dizaine d’étudiants concernés par la fermeture du master AGEPOS et des membres de l’AMEB – Solidaires Etudiant-e-s  s’étaient donnés rendez-vous devant l’amphi A de l’UFR Sciences et Techniques, à l’occasion du « congrès » de l’Université, pour une distribution de tracts. L’objectif : interpeller la communauté universitaire, plus particulièrement la direction de l’UFC et de l’UFR SLHS qui campent sur leur position, et rappeler la détermination des étudiants, décidés à poursuivre la lutte contre cette scandaleuse fermeture du master AGEPOS.

L’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s appelle à poursuivre la mobilisation durant l’été et à la rentrée prochaine s’il le faut.

Merci de signer et de faire signer massivement la pétition (qui atteint déjà les 500 signatures) : http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/au-pr%C3%A9sident-de-l-universit%C3%A9-de-franche-comt%C3%A9-r%C3%A9ouverture-du-master-analyse-et-gestion-des-politiques-sociales

 

Le tract distribué : 

Fermeture du Master AGEPOS en 2013 :

on a laissé les étudiants dans l’illusion !

Après une première année 2012-2013 de cohabilitation assez difficile entre l’Université de Bourgogne et l’Université de Franche-Comté, marquée par une rentrée 2012 houleuse (renoncement puis ouverture sous pression des étudiants du Master « Solidarités en milieu rural et urbain »), la Présidence de l’Université de Franche-Comté annonce, ce mois de juin, la suppression du Master de sociologie spécialisé dans les politiques sociales, « Analyse et gestion des politiques sociales » (AGEPOS) pour la rentrée 2013. Cette fermeture ne répond en aucun cas à un désintérêt de la part des étudiants, aujourd’hui 20 à vouloir s’y inscrire, mais fait l’objet de la contrepartie de l’ouverture du Master « Solidarité » de l’année précédente.

Or, AGEPOS est classé « A » par l’AERES, a su s’appuyer depuis des années sur un réseau de partenaires solides (CCAS, Ville de Besançon, Maison des sciences de l’homme, OFFI, Conseil Général, IRTS, Missions locales et structures sociales et médico-sociales les plus diverses) qui assure sa notoriété et un taux d’insertion professionnelle très satisfaisant. Il est également apprécié des étudiants, puisque plus de la moitié de la promotion 2012-2013 du master 1 de Sociologie souhaite s’inscrire dans ce master.

La décision de le supprimer a été prise en septembre 2012, hors de tout cadre réglementaire et en l’absence d’une partie des enseignants concernés ! De plus, l’annonce officieuse de la fermeture de ce master n’a été faite aux étudiants concernés qu’au 12 juin 2013, et au 14 juin pour les étudiants de DEIS !

Durant toute l’année, l’Université a donc menti aux étudiants, leur faisant croire qu’ils pourraient toujours s’inscrire en M2 AGEPOS en septembre 2013.

Aujourd’hui, les 20 étudiants se trouventcontraints de se réorienter dans une autre spécialité de master, de s’inscrire dans une autre université, au risque de faire face à une clôture des inscriptions, pire, de renoncer à cette certification comme cela fut dit aux étudiants de DEIS !

Le doyen de l’UFR SLHS a par ailleurs été très explicite dans ses propos : les étudiants qui n’accepteraient pas d’intégrer une autre spécialité n’auront qu’à aller voir ailleurs !

L’UFC a donc les moyens de perdre 20 étudiants ?!

Alors que cette décision injuste suscite les plus vives protestations au sein de la communauté universitaire, tant bisontine que dijonnaise, la direction de l’Université nous fait une proposition autant surprenante qu’inacceptable : maintenir l’intitulé « AGEPOS » du diplôme, tout en intégrant le Master « Solidarité ».

Ainsi, les étudiants obtiendraient un diplôme dont l’intitulé ne correspond pas au cursus !

Et que dire de la crédibilité de l’UFC, de l’IRTS-FC et du diplôme ? Comment une telle proposition peut faire sens auprès des étudiants et des enseignants ?

Plus de 450 signataires en ligne se posent également ces questions sur http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/au-pr%C3%A9sident-de-l-universit%C3%A9-de-franche-comt%C3%A9-r%C3%A9ouverture-du-master-analyse-et-gestion-des-politiques-sociales

Parce que nous en avons assez de constater que les cursus universitaires et les choix des étudiants et des futurs étudiants reposent trop souvent sur des enjeux de pouvoir, parce que nous sommes trop souvent pris au piège des querelles intestines, parce que nous ne pouvons accepter la fermeture d’un Master qui a permis à de nombreux jeunes de s’insérer dans la vie professionnelle,

nous demandons la réouverture immédiate du master AGEPOS !

La Coordination des 14 étudiants de master 1 de Sociologie et des 6 étudiants du DEIS

Soutenue par l’Association Multiculturelle des Étudiants de Besançon – Solidaires Étudiant-e-s

Les échos dans la presse : 

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2013/07/05/petit-comite-d-accueil-hier-devant-l-entree-du-congres-de-l-universite-a-besancon

http://www.macommune.info/article/touche-pas-a-mon-master-86036

http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2013/07/05/dijon-les-etudiants-d-un-master-se-sentent-floues

A lire également :

 https://syndicatameb.wordpress.com/2013/07/02/suppression-du-master-agepos-petits-arrangements-dans-le-dos-des-etudiant-e-s/