Articles Tagués ‘grève’

Depuis le mois de mars, notre blog avait cessé d’être alimenté, en raison de notre forte implication dans la mobilisation étudiante contre la loi Travail, qui s’est prolongée jusqu’à la fin de l’année universitaire.

Nous vous proposons de revenir en 36 dates clés sur ces 4 mois de mobilisation étudiante à Besançon, à travers cette brochure éditée par le comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté.

Cliquez sur l’image pour accéder à la brochure en PDF.

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Mercredi 9 mars au matin, plus de 160 personnes se sont réunies en Assemblée Générale à la fac de lettres. L’AG a affirmé à l’unanimité sa volonté de lutter jusqu’au retrait total du projet de loi El Khomri. Elle a également constitué un comité de mobilisation (qui peut être contacté à cette adresse : comitedemobilisation.ufc@gmail.com).

Le 9 mars après-midi, la manifestation a rassemblé 4 000 personnes, avec un cortège de tête composé de plus d’un millier d’étudiant.e.s et de lycéen.ne.s ultra déterminé.e.s. La manifestation s’est terminée avec un concert en live de Yves Jamait sur le camion de Solidaires !

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Toutes les photos de la manifestation : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.797137593724488.1073741836.701266673311581&type=3

Le bulletin « facs en lutte » #1 du 3 mars : http://www.solidaires-etudiant.org/blog/2016/03/06/facs-en-luttes-bulletin-de-greve-1/

Le bulletin « facs en lutte » #2 du 12 mars : http://www.solidaires-etudiant.org/blog/2016/03/13/facs-en-luttes-bulletin-de-greve-2/

Le communiqué de Solidaires Etudiant.e.s : pourquoi notre fédération a refusé de se rendre à Matignon pour rencontrer Valls.

Le 15 mars, une nouvelle AG à la fac de lettres à rassemblé près d’une centaine d’étudiant.e.s et quelques lycéen.ne.s.

Le 17 mars, une manifestation est partie à 10h de la fac de lettres. Elle a rassemblé 400 étudiant.e.s et lycéen.ne.s, accompagné.e.s de quelques salarié.e.s syndicalistes. Le cortège s’est rendu devant plusieurs lycées, dont les grilles avaient été fermées par les directeurs d’établissement et par des barrages policiers, afin d’empêcher les lycéen.ne.s de se joindre au mouvement.

L’après-midi, un atelier création de banderoles, pancartes et fresques s’est déroulé dans la cour de la fac de lettres. Il a été suivi d’une conférence-débat amphi Donzelot, en présence de syndicalistes de la CGT, FO, FSU et Solidaires. Enfin, cette journée de mobilisation s’est terminée avec un concert gratuite sur la place Marulaz.

La semaine prochaine, la mobilisation continue, avec une assemblée générale à la Bouloie mardi 22 à  midi, et une nouvelle manifestation jeudi 24 mars, à 11h place de la révolution !

Retrouvez la page du Comité de mobilisation de l’Université de Franche-Comté : https://www.facebook.com/UnivFcomteContreLaLoiTravail/

affiche 9 mars

Assemblée générale de mobilisation, à 10 heures, amphi Donzelot (fac de lettres)

L’événement facebook pour l’AG : https://www.facebook.com/events/1756317774589568/

Manifestation à 13 heures, place de la Révolution

L’événement facebook de la manif : https://www.facebook.com/events/186382281731610/

 

La loi « travail », ou loi El Khomri (du nom de l’actuelle ministre du travail), est la pire réforme de ces dernières années. Elle détruit ce qu’il reste du code du travail (qui est censé protéger les travailleur.ses et leur garantir des droits) pour permettre aux patrons de faire toujours plus de profits.

Quelles sont les principales mesures de cette loi :

  • Baisse des salaires et augmentation du temps de travail par simple accord d’entreprise. Les salarié.e.s refusant ce changement pourront être licenciés pour « cause réelle et sérieuse ».

  • Allongement de la durée maximale de la journée de travail de 10 à 12 heures

  • Allongement de la durée maximale de travail hebdomadaire de 48 à 60 heures

  • Les mineurs apprentis pourront travailler 10 heures (contre 8h avant cette réforme) par jour et 40 heures (contre 35h) par semaine

  • Les heures supplémentaires seront moins payées : majoration de 10% (contre 25% ou 50% avant la réforme)

  • Les 11 heures de repos quotidien obligatoire pourront être fractionnées

  • Suppression de l’indemnité minimum (6 mois de salaire) en cas de licenciement abusif d’un salarié ayant au moins 2 ans d’ancienneté

  • En cas de licenciement abusif, l’indemnité est plafonnée à 6 mois de salaires (moins de 5 ans d’ancienneté) et 15 mois de salaires (plus de 20 ans d’ancienneté)

  • Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques

  • Suppression des 2 jours de congés obligatoires en cas de décès d’un proche

  • Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, sera étendu

  • Les temps d’astreintes peuvent être décomptés des temps de repos

  • Un accord d’entreprise pourra être imposé par référendum contre l’avis de 70% des syndicats

Le 9 mars, soyons tous dans la rue

Les jours suivants, on continue !

Le communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s (cliquez sur l’image)

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La présentation de la réforme en PDF :

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L’affiche pour les lycées (en PDF) :

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Le tract et l’analyse de l’Union syndicale Solidaires (en PDF) :

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s, syndicats de luttes du 28 février :

Loi travail : ça ne passera pas !

Tou-te-s dans la rue dès le 9 mars !

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La loi El Khomri, du nom de l’actuelle ministre du travail, sera présentée au conseil des ministres du 9 mars 2016. Notre fédération, comme la plupart des organisations syndicales qui se sont exprimé-e-s sur le sujet, est choquée par le contenu du projet de loi et l’arrogance d’une telle proposition qui semble écrite directement par le patronat.

Faire travailler des apprentis 10h/ jour dès 15 ans

Si cette loi était adoptée, les apprentis pourraient, sur simple décision de leur patron, travailler 10h par jour et 40 heures par semaine, et cela dès 15 ans. Les condamnations pour les entreprises ayant illégalement licencié un salarié seraient plafonnées à un montant dérisoire, créant de fait un droit au licenciement abusif et cassant le concept du CDI. Actuellement, un minimum d’heures par semaine est imposé pour les contrats à temps partiel ; après la loi, ce ne sera plus le cas. On voit d’ici l’explosion du nombre de contrats très précaires, alors que ces contrats concernent à 82 % des femmes.

Un nouveau CPE ?

Pour les jeunes salarié-e-s, le plafond des indemnités prud’homales pour licenciement abusif sera seulement de 3 mois de salaire pour moins de 2 ans d’ancienneté, et de 6 mois de salaire pour moins de 5 ans d’ancienneté ! C’est un véritable permis de licencier qui est donné aux employeurs, et qui ressemble trop fortement à la mesure repoussée du CPE !

La majoration des heures supplémentaires pourra être divisée jusqu’à 5, ce qui risque de créer un effet d’aubaine pour les patrons qui préféreront accumuler les heures supplémentaires plutôt que d’embaucher. Les conséquences ? Une augmentation du chômage, qui touche déjà 25 % de la part non-scolarisée des 15-24 ans, sans compter la souffrance au travail pour les salarié-e-s.

Une mesure nocive pour les salarié-e-s…

En outre, cette loi accroît encore le poids des accords d’entreprise, destinés de plus en plus à se substituer à des droits garantis par le code du travail (les accords d’entreprises primeraient désormais sur les accords de branche). L’opposition des syndicats, au sein d’une entreprise, à une mesure, pourra être contournée par référendum, ce qui sape le principe de la négociation collective. Comme si patrons et salarié-e-s pouvaient négocier sur un pied d’égalité !

… et pour les étudiant-e-s

Pour les étudiant-e-s, cette loi ne serait pas sans conséquences. Près d’un-e étudiant-e sur deux (46%) exerce une activité salariée pendant l’année universitaire. L’insuffisance du système de bourses, l’augmentation des loyers et les attaques contre les APL entretiennent le salariat étudiant, et par là, la reproduction sociale à l’université : le taux de réussite aux examens d’un-e étudiant-e salarié-e est 15 % inférieur à celui d’un-e étudiant-e non salarié-e. Mécaniquement, celles et ceux qui ont des parents aisés réussissent mieux…

Il ne s’agit pas de défendre le salariat étudiant : une éducation pour tou-te-s dans de bonnes conditions, sans être contraint-e de se salarier, devrait être un droit. Mais ça n’est certainement pas en cassant le droit du travail que l’on fera baisser le taux de chômage et qu’on réglera la question de la précarité étudiante. Cette loi ne compromet pas seulement notre avenir, elle compromet également nos conditions de vie actuelles.

La réunion intersyndicale et organisations « jeunes » qui s’est tenue jeudi soir appelle à la mobilisation des étudiant-e-s et jeunes, et à rejoindre les manifestations et journées d’action et de grève du 9 et du 31 Mars, avec les organisations syndicales interprofessionnelles. Il n’y a que par la grève générale que nous instaurerons un rapport de force permettant le retrait total de ce projet de loi.

Il n’y aura pas une telle réforme du Code du travail, nous nous en assurerons, en nous mobilisant, avec les étudiant-e-s sur les lieux d’étude et avec notre Union syndicale et les travailleurs et travailleuses partout ailleurs.

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes / Porte-parolat : 06.86.80.24.45 /

http://www.solidaires-etudiant.org / contact@solidaires-etudiant-e-s.org

Cliquez sur l’image pour ouvrir le tract en PDF.tract 26 janvier 2016

Journée nationale de mobilisation dans les universités le 16 octobre

Les organisations syndicales AMEB Solidaires Etudiant.e.s, FERC-SUP CGT, SNESUP-FSU et SUD Education appellent l’ensemble des étudiant.e.s, des enseignant.e.s et des personnels à réunir en

ASSEMBLEE GENERALE
VENDREDI 16 OCTOBRE
12H AMPHI DONZELOT

 

tract 16 octobre

 

L’appel de l’intersyndicale :

 

De l’ambition pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche ! Non à l’austérité !

 

L’austérité continue d’affaiblir le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche :

Le désengagement financier de l’Etat depuis plusieurs années dans le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche enfonce les établissements dans une crise budgétaire de plus en plus profonde. Les nombreux recours aux appels d’offre combinés à une insuffisance des moyens investis par l’Etat accélèrent la mise en place d’un service public à deux vitesses.

 

Une jeunesse sacrifiée par le manque de moyens :

Le nombre de personnes souhaitant suivre des études supérieures est en constante augmentation (+25000 par an depuis 2000, et même +65000 en 2015, soit l’équivalent de 3 universités de taille moyenne du fait de la pression démographique). Or, nombre d’établissements n’ont plus les moyens de les accueillir dans des conditions satisfaisantes et se voient poussés à limiter drastiquement leurs capacités d’accueil. L’accès aux études supérieures est désormais régi par la loi du plus rapide, par le tirage au sort, voire par une sélection qui se cache de moins en moins même à l’université. Le manque de moyens affecte directement les conditions d’études des étudiants : amphithéâtres bondés, fermetures d’option ou de filières entières, taux d’encadrement en baisse, etc. La situation est urgente : le taux de réussite des étudiant-e-s (46,2% en première année), qui ne cesse de baisser, est une conséquence directe des coupes budgétaires des établissements. Cette sélection qui ne dit pas son nom remet en cause, l’avenir de la jeunesse.

 

Des conditions de travail inacceptables pour les personnels :

L’emploi est également sacrifié dans l’enseignement supérieur et la recherche pour pallier au manque de moyens. Alors que les besoins en termes de recherche et de formation sont tangibles, les suppression et gels de postes rendent l’accès à l’emploi scientifique de plus en plus difficile. La précarité des personnels atteint un niveau insupportable : les laboratoires fonctionnent avec 30% à 60% de personnes en CDD. Les salaires stagnent, les mutualisations et la mise en concurrence des agents aggravent encore leurs conditions de travail.

 

Se mobiliser pour obtenir un réinvestissement dans l’enseignement supérieur et l’emploi scientifique :

Une autre politique est possible, à condition de faire d’autres choix. Dans l’immédiat, le budget 2016 alloué à l’enseignement supérieur et la recherche doit être en nette progression par rapport à celui de 2015 pour garantir un financement pérenne et suffisant des établissements. Seul un investissement public accru, permis par la remise à plat de dispositifs d’exonération fiscale tels que le Crédit Impôt Recherche, permettra de sortir le Service Public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de l’asphyxie.

 

A l’occasion de la Fête de la science (du 5 au 11 octobre) et de la manifestation nationale du 16 octobre, les organisations syndicales(*) de personnels, d’enseignant.e.s et d’étudiant.e.s se joignent à l’association Sciences en Marche pour mobiliser autour de leurs revendications :

-Des créations d’emplois (enseignants, chercheurs, ingénieurs, techniciens et administratifs) pour résorber la précarité et répondre aux besoins des établissements

-Une amélioration des salaires et des conditions de travail, ainsi que le dégel du point d’indice des fonctionnaires

-Une augmentation substantielle des dotations d’état aux laboratoires et établissements d’enseignement supérieur pour améliorer les conditions de travail, d’études.

-Le refus de toute sélection à l’entrée de la licence, et un investissement à destination de l’accueil et la réussite des étudiant-e-s.

-Une meilleure reconnaissance des diplômes universitaires et en particulier du doctorat, au sein des fonctions publiques et des entreprises.

L’enseignement supérieur et la recherche publics sont un investissement indispensable pour l’avenir : ils répondent au besoin de formation de la société et contribuent aux enjeux actuels.

 

A l’Université de Franche-Comté, les organisations syndicales AMEB Solidaires Etudiant-e-s, FERC-SUP CGT, SNESUP-FSU et SUD Education appellent l’ensemble des étudiant.e.s, des enseignant.e.s et des personnels à se réunir en

ASSEMBLEE GENERALE

vendredi 16 octobre

à 12h à l’amphi Donzelot.

 

(*)Sntrs-CGT, Snesup-FSU, Sncs-FSU, Snasub-FSU, Snep-FSU, Sgen-CFDT, Sgen-CFDT Recherche EPST, SNPTES, Sup’Recherche-UNSA, UNSA ITRF-BI-O, SUD Recherche EPST, Sciences en Marche UNEF, Solidaires Etudiant-e-s, FAGE

 

Affiche AG 16 octobre 2015

Jeudi 8 octobre, plusieurs organisations syndicales appelaient à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle, pour s’opposer aux politiques d’austérité et lutter contre le projet de démantèlement du code du travail. Dans l’enseignement supérieur, les syndicats appelaient à se saisir de cette journée pour dénoncer le manque de moyens alloués aux universités et la dégradation des conditions d’étude et de travail des étudiant-e-s et des personnels.

Dès le début de la matinée, plusieurs banderoles étaient accrochées dans l’enceinte de la fac de lettres.

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Après avoir mené des interventions dans les différents amphis pour rappeler les raisons de la grève et inviter les étudiant-e-s à participer à la manifestation, un premier petit cortège d’une vingtaine d’étudiant-e-s s’est constitué dans la fac pour se rendre jusqu’au lieu de départ de la manifestation interprofessionnelle, prévu à 11h place de la Révolution.

Malgré une faible participation, avec 300 personnes seulement dans la manifestation, le cortège étudiant, qui s’est étoffé au départ de la manif, fut sans conteste le plus dynamique, regroupant près d’une quarantaine de personnes derrière les banderoles « Non à l’austérité à l’UFC » et « Grève générale contre le capital ».

De nombreux slogans furent scandés durant le trajet, tels que « chômage, précarité : c’est le capitalisme, c’est pas les réfugiés », « on ne négocie pas la régression sociale, on la combat par la grève générale », « c’est pas le patronat qui fait la loi, la démocratie elle est ici », « pas d’austérité à l’université », « de l’argent il y en a dans les caisses du patronat »…

Mais le slogan du jour, repris par la totalité des manifestant-e-s, fut assurément « A poil les patrons, vive la révolution », en clin d’oeil à tous ces grands patrons qui, s’ils continuent d’exploiter et de précariser les travailleurs.ses (avec cette fois une réelle violence sociale, de classe), risquent d’y perdre plus qu’une simple chemise.

Arrivé.e.s devant la préfecture, une prise de parole collective de l’intersyndicale fut effectuée, à laquelle participa un membre de l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s.

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A la fin de la manifestation, une partie des manifestant.e.s est repartie en cortège jusqu’aux abords du bâtiment de l’Arsenal de la fac de lettres, à proximité duquel se tenait une démonstration de l’armée qui opérait un coup de com’ pour recruter. L’esplanade des droits de l’homme (!) était en effet totalement occupée par des stands de l’armée, des véhicules militaires, des chars d’assaut et autres engins de la mort déployés actuellement à travers le monde pour servir l’impérialisme français. L’occasion pour les manifestant.e.s de dénoncer les agissements impérialistes et néo-colonialistes de la France, mais aussi de pointer les priorités budgétaires et économiques de l’Etat, qui sabre dans l’ensemble des services publics mais qui fait de l’armée le premier recruteur de France. Plusieurs slogans en ce sens furent lancés, à l’instar du traditionnel « de l’argent pour les facs et les lycées, pas pour les flics et l’armée », mais aussi en hommage à Rémi Fraisse, tué l’an dernier par des gendarmes lors d’une manifestation à Sivens.