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Conférence-débat sur l’état d’urgence le 29 janvier à Besançon

Alors que le président de la République vient de confirmer qu’il envisage de prolonger à nouveau l’état d’urgence en France pour trois mois et alors que le Premier ministre affirme que cet état d’exception attentatoire aux libertés démocratiques n’aurait de fin qu’avec celle « de l’État Islamique », le collectif bisontin contre l’état d’urgence, soucieux d’informer et d’alerter sur les dangers de ces mesures, invite à :

une conférence-débat le vendredi 29 janvier à 20 h, Salle Battant.

Les intervenantes seront Clarisse Taron et Aurélie Meyer, membres du Syndicat de la Magistrature.

Contacts presse : Maryse Marchand : 03 81 59 90 13 / Fabrice Riceputi : 06 30 73 08 81

Collectif contre l’état d’urgence : ACCMMA, Action Populaire, AMEB Solidaires Etudiant.e.s, ATTAC,CDDLE, Collectif Antifasciste de Besançon, Confédération Paysanne, FSU, Solidaires, Syndicat de la Magistrature, LDH, Mouvement de la Paix, MRAP, EELV, Ensemble !, NPA, PCF, PG, Citoyen.ne.s

réunion publique 29 janvier 2016

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Ce samedi 16 janvier, plus de 150 personnes se sont rassemblées dans les rues de Besançon, à l’appel du collectif Besançon Solidarité Kurdistan, pour dénoncer la répression en Turquie et manifester notre solidarité avec la résistance du peuple kurde.

De nombreux slogans ont été scandés dans ce rassemblement coloré et déterminé, tel que « Daesh terroriste, Turquie complice », « Erdogan assassin », « à bas le régime fasciste en Turquie » ou encore « de Besançon à Kobané, la lutte antifasciste est internationale ».

Plusieurs prises de paroles ont été faites par le collectif afin de rappeler nos revendications :

  • L’arrêt de la répression et des massacres en Turquie,

  • L’arrêt de l’occupation militaire des villes du Kurdistan

  • Manifester notre soutien à toutes et tous les progressistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et du Moyen-Orient qui luttent contre l’AKP et Daesh.

  • Obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes.

Il a été rappelé aussi que si nous dénonçons la répression qui touche les militant.e.s progressistes en Turquie, il en va de même pour la répression qui s’abat en France à l’encontre des syndicalistes : un message de solidarité a ainsi été adressé aux 8 salarié.e.s de Goodyear qui viennent d’écoper de 24 mois de prison (dont 9 fermes) pour s’être opposés à la fermeture de leur usine.

Durant le rassemblement, une pétition à l’adresse des parlementaires du Doubs a largement circulé, afin que ces derniers agissent pour faire retirer le PKK de la liste des organisations terroristes et pour faire abroger l’accord de coopération policière signé entre la France et la Turquie (qui facilite l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France).

Quelques trottant.e.s avaient installé un stand avec vente à prix libre de gâteaux, de café et de brochures antimilitaristes et sur le Kurdistan, dont les bénéfices seront reversés au collectif Besançon Solidarité Kurdistan : qu’ils et elles en soient remercié.e.s !

Si le succès de ce rassemblement nous réjouit, le collectif Besançon Solidarité Kurdistan tient cependant à dénoncer avec vigueur les pressions et les menaces qui ont circulé dans les réseaux nationalistes et d’extrême-droite qui soutiennent le régime d’Erdogan et de l’AKP en Turquie. Un élu, adjoint au maire de la ville de Thiais, Mourad Ghazli, a même fait une déclaration, largement reprises dans les milieux nationalistes, demandant l’interdiction des rassemblements de ce type et exigeant des poursuites contre leurs organisateurs. Le collectif Besançon Solidarité Kurdistan condamne fermement ces agissements et ces provocations. Ils ne font que renforcer notre détermination à manifester et agir en solidarité avec tou.te.s les progressistes qui luttent pour la liberté, l’égalité et la justice sociale en Turquie, au Kurdistan et dans tout le Moyen-Orient.

Vive la solidarité internationale !

 

Prochaines initiatives de solidarité des organisations membres du collectif :

  • conférence sur l’antimilitarisme en Turquie d’Aurélie Stern, organisée par la FA, samedi 23 janvier à la librairie l’Autodidacte
  • conférence sur la Turquie de Samim Akgönül, organisée par le PCF, vendredi 12 février, 20h salle Proudhon

 

Contact :

b-solidarite-kurdistan@riseup.net

06.76.16.78.89 / 06.23.13.86.27

Blog du collectif Besançon Solidarité Kurdistan : https://besanconsolidaritekurdistan.wordpress.com/
Les photos du rassemblement :

 

A lire également, le communiqué du Collectif Besançon Solidarité Kurdistan, suite aux provocations d’un élu de la ville de Thiais (94) :

Avant le rassemblement à Besançon du samedi 16 janvier contre la répression en Turquie, Monsieur Ghazli, adjoint au maire à la sécurité de la commune de Thiais (94) s’est permis d’appeler à l’interdiction de notre rassemblement.
Elu sur une liste d’union UDI-UMP, cet élu défend des positions nationalistes turques, n’hésitant pas à flirter avec le racisme à l’encontre des populations arménienne et kurde.

Alors que les fanatiques de Daesh ont une nouvelle fois fait couler le sang à Bamako, Jakarta et enlevé 400 civils à Deir Ezzor, notre solidarité va plus que jamais aux forces qui ont pu repousser ces ennemis de l’humanité en particulier l’YPG / YPJ. Or, ce sont ces mêmes forces que le régime d’Erdogan tente d’éradiquer dans les villes kurdes de Turquie, faisant au passage subir à l’ensemble de la population civile le poids de l’occupation militaire. Notre solidarité va également à toute la population de Turquie, au-delà des origines nationales, qui fait face à la dictature de l’AKP.

Nous appelons l’ensemble des personnes et organisations éprises de liberté et d’égalité à contacter la mairie de Thiais pour demander au nom de quoi un élu de cette commune se permet de demander l’interdiction d’un rassemblement à Besançon et de développer une  haineuse propagande nationaliste à l’encontre de celles et ceux qui défendent au Kurdistan, en Turquie et ailleurs le respect des droits humains.

Courrier à adresser à :

Monsieur Richard Dell’Agnola

Maire de Thiais

1 Rue Maurepas,

BP 141

94320 Thiais

Fax : 01 48 53 47 2

E-mail : contact@ville-thiais.fr

Tel : 01 48 92 42 01

Exemple de lettre type :

Monsieur le Maire,

Avant le rassemblement à Besançon du samedi 16 janvier contre la répression en Turquie, Monsieur Ghazli, adjoint au maire à la sécurité de la commune de Thiais (94) s’est permis d’appeler à l’interdiction de notre rassemblement.

Tout d’abord nous souhaiterions des explications : au nom de quoi un élu du Val-de-Marne se permet d’intervenir pour faire interdire une manifestation dans le Doubs ?

Nous soulignons aussi notre indignation face aux propos de cet élu qui, sur les réseaux sociaux, défend des positions nationalistes turcs qui flirtent avec le racisme à l’encontre des populations arméniennes et kurdes ou avec l’apologie de crimes commis par les terroristes fanatiques de Daesh.

En attente d’une réponse de votre part, veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sincères salutations.

Conférence/débat

Avec William Blanc

autour du livre qu’il a co-écrit avec Christophe Naudin :

Charles Martel et la bataille de Poitiers, de l’histoire au mythe identitaire

Jeudi 4 février à 19h

Fac de lettres – amphi Donzelot (32 rue Mégevand)

Entrée libre

Conférence organisée par l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s, avec le soutien du Collectif Antifasciste de Besançon.

William Blanc est doctorant en histoire médiévale. Il collabore au magazine Histoire et images médiévales et a coécrit Les Historiens de garde (Inculte, 2013) avec Christophe Naudin et Aurore Chery.

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La bataille de Poitiers, en 732 (ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d’Abd al-Rahmân aux Francs de Charles Martel, est un événement de l’histoire de France peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Alors que le dernier livre véritablement consacré à la question date de 1966, les années 2000 ont vu l’apparition d’un nombre croissant de publications souvent écrites sans distance ni mesure. Au même moment, la commémoration de l’événement est devenue l’objet d’utilisations politiques par l’extrême droite occidentale, phénomène qui a culminé en France avec l’occupation, en octobre 2012, du chantier de la mosquée de Poitiers par le groupe Génération identitaire, puis par la propagation, en janvier 2015, du slogan « Je suis Charlie Martel », à la suite du massacre de Charlie Hebdo.

Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage inédit propose de revenir tout d’abord à l’histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’empire islamique. Puis d’analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne.

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William Blanc présentera également son ouvrage le lendemain à Dijon, à 19h au Black Market.

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HALTE À LA RÉPRESSION EN TURQUIE !

Depuis plusieurs mois, l’AKP au pouvoir en Turquie et son président Erdogan livrent une guerre sans merci au peuple kurde et contre les forces progressistes et révolutionnaires de Turquie.

De nombreuses villes et villages kurdes sont sous couvre-feu, l’armée et la police utilisent de l’armement lourd pour venir à bout de la résistance des populations qui ne demandent rien d’autre que la démocratie et l’autonomie locale. Le nombre de civil.e.s tué.e.s et les destructions augmentent chaque jour dans les villes de Diyarbakir, Silopi, Cirze, Nusaybin, Dargeçit, Silvan, Varto et d’autres.

Dans tout le pays les manifestations d’opposition au régime fascisant de l’AKP (le parti au pouvoir) sont violemment réprimées, des milliers de prisonnier.e.s politiques croupissent en prison, la presse est muselée, des journalistes sont emprisonné.e.s et récemment un magistrat kurde a été assassiné en pleine rue.

Pour l’État turc, les ennemis ne sont pas les terroristes de Daesh mais les Kurdes qui sont en première ligne pour les combattre et les défaire, comme à Kobané, Sinjar ou Tel Abyad. La complicité et les soutien de la Turquie vis-à-vis de Daesh sont aujourd’hui établis, tandis qu’Erdogan envoie son armée et ses bombes contre celles et ceux qui combattent les terroristes : les organisations progressistes et révolutionnaires de Turquie, de Syrie et d’Irak, dont le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Malgré cela, ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie, pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie.

Au contraire, la France et l’Union Européenne maintiennent toujours le PKK sur la liste des organisations terroristes. Un accord de coopération policière et militaire signée en 2011 entre la France et la Turquie facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France.

Pour :

  • l’arrêt de la répression et des massacres en Turquie,
  • l’arrêt de l’occupation militaire des villes du Kurdistan,
  • manifester notre soutien à tou.te.s les progressistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et du Moyen-Orient qui luttent contre l’AKP et DAESH,
  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes,

le collectif Besançon Solidarité Kurdistan appelle à participer massivement au

RASSEMBLEMENT

SAMEDI 16 JANVIER A 15H

PLACE DU 8 SEPTEMBRE

Premiers signataires :

Parti Communiste Français (PCF), Initiative Communiste Ouvrière (ICO), Fédération Anarchiste (FA), Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM), Ensemble !, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)…

Le tract en PDF : cliquez ici.

Communiqué de presse – 4 janvier 2015

Constitution du collectif « Besançon Solidarité Kurdistan »

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En Syrie et en Irak, les forces progressistes et révolutionnaires kurdes – en particulier le PKK, les YPG et YPJ – constituent l’une des principales forces de résistance face aux terroristes obscurantistes de Daesh. En première ligne dans les combats, elles parviennent à faire reculer les positions de l’Organisation de l’Etat Islamique, comme à Kobané, Sinjar ou Tel Abyad.

Dans les territoires du Rojava (Kurdistan syrien), libérés par les YPG et YPJ, les peuples de la région ont proclamé en 2013 « l’autonomie démocratique », indépendante du régime dictatorial de Bashar Al-Assad. Ils ont créé un système d’auto-gouvernement contrôlé par des assemblées populaires et basé sur l’égalité des sexes, la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et anticapitalistes. Ainsi, à travers le combat armé qui oppose dans le Rojava les progressistes kurdes aux soldats de Daesh, ce sont deux projets de société antagonistes qui s’affrontent : l’un obscurantiste, fasciste et totalitaire, l’autre révolutionnaire, démocratique, égalitaire et féministe.

Depuis le début du conflit, les Kurdes doivent cependant faire face à un autre adversaire de taille : l’Etat turc, présidé par Erdogan et son parti l’AKP, qui préfèrent soutenir Daesh plutôt que de voir les forces progressistes kurdes gagner en influence et en autonomie.

Depuis cet été, l’Etat turc a repris ses bombardements contre les positions du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et mène une politique de terreur et de répression sanglante contre les forces progressistes et révolutionnaires. Les journalistes et la presse d’opposition sont muselés, les manifestations hostiles au pouvoir sont attaquées par la police, des milliers de militant.e.s de gauche ou syndicalistes sont emprisonné.e.s, de nombreuses villes et villages kurdes sont assiégés par l’armée et plusieurs centaines de civils ont été assassinés.

Malgré cela, ni la France, ni l’Union Européenne ne s’élèvent contre les multiples crimes et atteintes aux droits humains perpétrés par la Turquie (pays pourtant membre comme la France de l’OTAN et de la coalition militaire internationale en Syrie). Au contraire, en maintenant le PKK sur la liste des organisations terroristes, le gouvernement français est complice de la répression qui frappe les progressistes en Turquie et qui affaiblit la résistance à Daesh. Un accord de coopération policière signé en 2011 entre la France et la Turquie facilite même l’extradition de militant.e.s kurdes réfugié.e.s en France.

A Besançon, plusieurs organisations, qu’elles soient politiques, syndicales ou associatives, ont manifesté ces derniers mois leur solidarité avec les forces progressistes qui combattent l’obscurantisme et le fascisme et qui œuvrent pour la paix au Moyen-Orient. Elles ont décidé de se rassembler pour constituer le collectif Besançon Solidarité Kurdistan, qui se donne comme objectifs de :

  • manifester notre solidarité et apporter une aide concrète aux forces progressistes qui luttent au Moyen-Orient,

  • obtenir le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes et l’abrogation de l’accord de coopération policière entre la France et la Turquie.

Ce collectif, ouvert à toutes les forces progressistes de Besançon et de sa région, rassemble des membres de diverses organisations (voir signataires ci-dessous) et des individu.e.s et citoyen.ne.s non encarté.e.s.

Le collectif appelle d’ores et déjà à un rassemblement de solidarité avec le peuple kurde pour dénoncer les massacres en Turquie, samedi 16 janvier à 15 heures place du 8 septembre.

 

Premiers signataires :

Parti Communiste Français (PCF), Initiative Communiste Ouvrière (ICO), Fédération Anarchiste (FA), Action Populaire (AP), AMEB Solidaires Étudiant.e.s, Collectif Antifasciste de Besançon (CAB), Union de la Jeunesse de Mésopotamie (UJM), …

Pour plus d’informations sur les massacres et la répression menés par l’Etat turc, voir ce dossier du Conseil Démocratique Kurde en France :

dossier CDKF

 

Pétition « Pour nous, c’est définitivement non ! »

Ainsi le président de la République a décidé de modifier la Constitution dans le pire sens qui soit. Nous appelons les citoyens et les citoyennes à manifester d’ores et déjà leur opposition à ces projets en signant la pétition suivante :

Pour nous, c’est définitivement non !

Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.

Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.

Pour signer, c’est ici: http://www.nousnecederonspas.org/

 

A l’initiative de :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF),Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, Cedetim, CGT Police Paris,  Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris,Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Droit solidarité, Emmaüs international, Espace franco-algérien,Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH),Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Osez le féminisme !, Planning familial, Powerfoule, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH),Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF),Revue Inprecor, Revue Regard, Romeurope 94, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Unef, Union syndicale de la psychiatrie (USP),Union syndicale solidaires.

Merci à @UrbanActivist75 pour la photo.

Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 26 décembre 2015 :

À bas l’état d’urgence, sa constitutionnalisation et la déchéance de nationalité !

Mercredi 23 Décembre, le « projet de loi constitutionnelle de protection de la nation » à été présenté et approuvé en conseil des ministres. Il s’agit clairement pour le gouvernement de banaliser un peu plus le racisme étatique et l’acharnement envers les militants du mouvement social. Mais également, comme en atteste le nom du projet de loi, de faire passer ses détracteur/trices pour des ennemi-e-s de la nation dans une logique clairement néo-conservatrice.

L’article 1 du projet de réforme propose de constitutionnaliser les conditions de déclenchement de l’état d’urgence. Il s’agit de faciliter la mise en place de pratiques racistes et/ou visant à juguler les luttes. Comme par exemple l’assignation à résidence sur simple « prédiction d’un comportement de nature à troubler l’ordre public ». La liste des comportements réprimés est très longue. Par exemple, un jeune musulman de 21 ans a été assigné à résidence et perquisitionné après que des voisins l’aient signalé comme suspect pour avoir… rasé sa barbe. Ce qui constitue une manifestation évidente de l’islamophobie d’État.

Par ailleurs les militant-e-s ont été particulièrement touché-e-s par la répression. 317 des manifestant-e-s du 29 novembre ont ainsi été interpellé-e-s puis gardé-e-s à vue. Et plus de 2 700 perquisitions ont semé la terreur, en particulier dans les quartiers populaires. Christiane Taubira propose d’aller encore plus loin en autorisant les perquisitions de nuit en-dehors de l’état d’urgence.

L’article 2 inscrit la déchéance de nationalité pour les binationaux né-e-s en France dans la révision de la constitution. Revendiquée depuis toujours par le Front National et à plusieurs reprises par la droite, son objectif est clair : créer une nouvelle sous-catégorie de résident-e-s sur le territoire Français pour diviser un peu plus les exploité-e-s entre elleux. C’est une mesure proprement raciste et nous devons la combattre comme telle.

Nous nous opposons en bloc à l’état d’urgence, à sa constitutionnalisation, à son éventuelle prorogation, à la déchéance de nationalité et à la dernière mesure proposée par la ministre de la justice. Il est nécessaire que les organisations du mouvement social construisent la riposte face à cette offensive sécuritaire et raciste. Et cette riposte ne peut se faire que dans la rue !

Etat d'urgence 2