Communiqué de la fédération Solidaires Etudiant.e.s du 29 décembre 2015 :

 

Après la COP 21, toujours la lutte !

Samedi 12 décembre, nous nous sommes mobilisé-e-s pour avoir le dernier mot à la fin de la Conférence des Parties sur le changement climatique (COP 21), pour montrer que les réponses à la crise écologique qui s’aggrave ne viendront pas des multinationales et des gouvernements mais des luttes de toutes et tous. En déroulant des lignes rouges, nous avons indiqué les limites que les gouvernants et les entreprises ne pourront dépasser sans nous trouver en travers de leur chemin.

Malgré l’état d’urgence, les 15 000 personnes présentes au rassemblement « lignes rouges » sur l’avenue de la Grande Armée sont parties en manifestation pour rejoindre le rassemblement qui avait lieu sur le champ de mars. Après la répression qui s’était abattue sur les militant-e-s écologistes deux semaines plus tôt à République, le mouvement pour la justice climatique a finalement réussi à s’imposer dans les rues de Paris malgré toutes les mesures d’intimidation de l’État, les contrôles aux frontières, les perquisitions, les assignations à résidence.

Au vu de l’accord sorti à la suite des deux semaines de négociations au Bourget, nous sommes plus que jamais convaincu-e-s que les décideurs ne peuvent réellement trouver de solution, car ils font partie du problème. L’accord annoncé comme « historique » ne peut pas résoudre la crise écologique. Il n’est de fait pas contraignant pour les États et les entreprises, les populations les plus impactées ne sont pas réellement prises en compte, et ce sont toujours les pays et les populations les plus pauvres qui vont souffrir le plus des changements climatiques et des désastres écologiques, alors que les responsables se trouvent dans les quartiers d’affaires des pays les plus riches.

Des pans entiers de l’économie sont écartés de l’accord : les transports aériens et maritimes ainsi que le fret de façon générale sont laissés de côté alors que grands producteurs de gaz à effet de serre, le nucléaire n’est pas désavoué – au contraire ! –, la recherche de la croissance et le productivisme ne sont pas contestés, rien n’est dit des Grands Projets Inutiles et Imposés. Si toute l’infrastructure énergétique, par exemple les centrales à charbon actuellement en construction ou en projet, entrent en activité d’ici 2020, nous passons la barre de l’augmentation progressive de 2°C de la température moyenne d’ici 2100 (bien plus si la consommation d’énergie continue à croître). Encore une fois au détriment, en premier lieu, des pauvres et des pays du Sud : la question écologique est une question sociale. Les solutions proposées autour de l’accord sont purement techniques, alors que nous avons besoin de réponses politiques qui mettent un terme au système de production tel qu’il existe aujourd’hui et qui est la cause du désastre.

On ne peut pas se contenter de s’asseoir et de regarder la (non) mise en application de l’accord de Paris, il faut prendre les devants pour tenir les « lignes rouges » qui ont été déployées ce samedi 12 décembre, donc bloquer tous les grands projets dont on ne veut pas par nous-même, car ni les entreprises ni les gouvernements (en particulier les dirigeants occidentaux) ne s’en chargeront à notre place.

Nous sommes la nature, et nous allons nous défendre.

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