Jeudi 8 octobre, plusieurs organisations syndicales appelaient à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle, pour s’opposer aux politiques d’austérité et lutter contre le projet de démantèlement du code du travail. Dans l’enseignement supérieur, les syndicats appelaient à se saisir de cette journée pour dénoncer le manque de moyens alloués aux universités et la dégradation des conditions d’étude et de travail des étudiant-e-s et des personnels.

Dès le début de la matinée, plusieurs banderoles étaient accrochées dans l’enceinte de la fac de lettres.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Après avoir mené des interventions dans les différents amphis pour rappeler les raisons de la grève et inviter les étudiant-e-s à participer à la manifestation, un premier petit cortège d’une vingtaine d’étudiant-e-s s’est constitué dans la fac pour se rendre jusqu’au lieu de départ de la manifestation interprofessionnelle, prévu à 11h place de la Révolution.

Malgré une faible participation, avec 300 personnes seulement dans la manifestation, le cortège étudiant, qui s’est étoffé au départ de la manif, fut sans conteste le plus dynamique, regroupant près d’une quarantaine de personnes derrière les banderoles « Non à l’austérité à l’UFC » et « Grève générale contre le capital ».

De nombreux slogans furent scandés durant le trajet, tels que « chômage, précarité : c’est le capitalisme, c’est pas les réfugiés », « on ne négocie pas la régression sociale, on la combat par la grève générale », « c’est pas le patronat qui fait la loi, la démocratie elle est ici », « pas d’austérité à l’université », « de l’argent il y en a dans les caisses du patronat »…

Mais le slogan du jour, repris par la totalité des manifestant-e-s, fut assurément « A poil les patrons, vive la révolution », en clin d’oeil à tous ces grands patrons qui, s’ils continuent d’exploiter et de précariser les travailleurs.ses (avec cette fois une réelle violence sociale, de classe), risquent d’y perdre plus qu’une simple chemise.

Arrivé.e.s devant la préfecture, une prise de parole collective de l’intersyndicale fut effectuée, à laquelle participa un membre de l’AMEB Solidaires Etudiant-e-s.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

A la fin de la manifestation, une partie des manifestant.e.s est repartie en cortège jusqu’aux abords du bâtiment de l’Arsenal de la fac de lettres, à proximité duquel se tenait une démonstration de l’armée qui opérait un coup de com’ pour recruter. L’esplanade des droits de l’homme (!) était en effet totalement occupée par des stands de l’armée, des véhicules militaires, des chars d’assaut et autres engins de la mort déployés actuellement à travers le monde pour servir l’impérialisme français. L’occasion pour les manifestant.e.s de dénoncer les agissements impérialistes et néo-colonialistes de la France, mais aussi de pointer les priorités budgétaires et économiques de l’Etat, qui sabre dans l’ensemble des services publics mais qui fait de l’armée le premier recruteur de France. Plusieurs slogans en ce sens furent lancés, à l’instar du traditionnel « de l’argent pour les facs et les lycées, pas pour les flics et l’armée », mais aussi en hommage à Rémi Fraisse, tué l’an dernier par des gendarmes lors d’une manifestation à Sivens.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s