Non à l’austérité ! Stop aux attaques contre les travailleur.ses !
Toutes et tous en grève et dans la rue le 8 octobre !

 

L’été n’aura rien changé à la situation que nous vivons, dans un contexte économique et social toujours aussi désastreux.

L’ensemble des services publics (éducation, santé, transports…) sont menacés et attaqués par les politiques d’austérité et de rigueur budgétaire. L’enseignement supérieur n’échappe pas à cette logique, entrainant la dégradation de nos conditions d’étude et de travail, tandis que nos universités sont de plus en plus soumises aux milieux patronaux.

Les dernières lois votées – dont la loi récente loi Macron – sont toutes au service du MEDEF (principale organisation patronale). Elles vont à l’encontre du partage du travail et des richesses et précarisent toujours plus les salarié.e.s.

Dans tous les secteurs professionnels, dans toutes les boites, les droits des travailleurs.ses sont attaqués : dégradation des conditions de travail, diminution des salaires, augmentation du temps de travail et des cadences… avec un chantage à l’emploi menaçant de licenciement quiconque ose s’opposer à cette logique.

Le gouvernement veut aller encore plus loin dans cette politique. Après avoir offert des dizaines de milliards d’euros de cadeaux au patronat, il entend désormais faire sauter le dernier verrou qui assurait encore une protection aux salarié.e.s : le code du travail.

Nous, étudiant.e.s, en tant que travailleur.ses en formation ou étant déjà salarié.e.s pour beaucoup d’entre nous pour financer nos études, sommes directement concerné.e.s par ces mesures. Nous ne voulons pas être de la main d’oeuvre exploitable à merci par les patrons !

Toutes ces mesures alimentent la désespérance sociale dont se nourrit l’extrême droite et ses fausses solutions.

Il nous faut pourtant relever la tête. Dans de nombreuses entreprises, dans de nombreux services, des résistances se forment, parfois couronnées de victoires. Mais la dispersion et l’absence de traduction collective de ces résistances permettent à l’axe MEDEF-PS de tenir son cap. Toutes ces luttes, nécessaires et importantes, doivent de ce fait se traduire par la construction d’un mouvement large et interprofessionnel !

C’est pour cette raison que la CGT, la FSU, Solidaires, ainsi que les syndicats étudiants (Solidaires Etudiant-e-s, UNEF) et lycéen (UNL) appellent à une journée de mobilisation le 8 octobre 2015, qui devra s’amplifier et ne pas rester sans lendemain.

 

Dans les universités : une rentrée catastrophique !

 

Cette rentrée 2015 est l’une des pires de ces dernières années dans l’enseignement supérieur en France. Des milliers d’étudiant-e-s n’ont pu s’inscrire et se retrouvent « sans fac », faute de places suffisantes. Pour les autres, beaucoup se retrouvent dans des filières surchargées.

Malheureusement cette situation n’est pas si surprenante. Le gel, voire la diminution du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche, combiné à une augmentation tendancielle du nombre d’étudiant-e-s (+ 65 000 rien que pour cette rentrée, soit l’équivalent de trois universités) surcharge les établissements. Les conditions d’étude se dégradent. L’encadrement universitaire diminue et les services administratifs sont débordés.

Ce choix politique d’un désinvestissement financier de l’Etat dans l’enseignement supérieur et la recherche n’est pas anodin. Il oblige les universités à se tourner vers des fonds privés et à engager des fusions d’établissements là où au contraire de nouvelles universités sont nécessaires. Et pour contrer la surcharge des effectifs, de plus en plus d’établissements mettent en place des filières sélectives, entrant alors en contradiction avec l’objectif d’une université comme lieu de transmission du savoir, ouvert à toutes et tous.

C’est ainsi qu’à Besançon nous subissons actuellement un processus de fusion entre les Universités de Franche-Comté et de Bourgogne. Il se traduit par la mutualisation de toujours plus de formations, qui oblige les étudiant-e-s à faire la navette entre Dijon et Besançon. Les petites filières, jugées pas assez rentables, sont également menacées de disparaître.

Au vu de l’exaspération qui existe dans les facs, la possibilité de créer un rapport de force afin de peser collectivement pour exiger un changement de la politique de l’enseignement supérieur et de la recherche existe bel et bien.

C’est pour cela que les syndicats étudiants, d’enseignant-e-s et de personnels appellent à se saisir de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 8 octobre.

Ils appellent également à une journée de mobilisation spécifique dans les universités le vendredi 16 octobre.

 

Halte à l’échec et au mépris : exigeons le retour de la dispense d’assiduité à l’UFC pour les étudiant.e.s salarié.e.s !

Au cours de l’année universitaire, 45 % des étudiant.e.s sont contraint.e.s de travailler pour financer leurs études. Les enquêtes montrent pourtant que le salariat est une des principales causes de l’échec scolaire des étudiant.e.s.

Les années précédentes, les étudiant.e.s dispensé.e.s de contrôle continu (DCC), notamment les étudiant.e.s salarié.e.s, bénéficiaient aussi d’une dispense d’assiduité aux cours lorsqu’ils travaillaient en même temps. L’UFC a décidé de supprimer ce droit, ce qui met en danger les étudiant.e.s puisqu’ils/elles risquent désormais d’être exclu.e.s des examens au-delà de 3 absences dans un TD.

L’AMEB Solidaires Etudiant.e.s, dans le cadre de sa campagne contre le salariat étudiant, appelle les étudiant.e.s à se mobiliser pour exiger le retour de la dispense d’assiduité pour les étudiant.e.s DCC ! Plusieurs initiatives seront menées dans les prochaines semaines en ce sens.

 

JEUDI 8 OCTOBRE
RDV 10H DANS LA COUR DE LA FAC DE LETTRES (MEGEVAND)
DEPART COLLECTIF POUR LA MANIFESTATION
A 11 H PLACE DE LA RÉVOLUTION
tract recto tract verso

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