Motion des départements LEA et du département d’anglais de l’Université de Franche-Comté

Publié: 14 avril 2015 dans Université
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Nous relayons ci-dessous la motion des enseignant-e-s de LEA de Besançon et Montbéliard, ainsi que celle du département d’anglais :

Motion des départements LEA de l’Université de Franche-Comté

Les départements de langues étrangères appliquées de Besançon et Montbéliard s’alarment des directives données pour appliquer l’arrêté du 22 janvier 2014 dans l’élaboration de la prochaine carte des formations.

Nous rappelons que LEA est, depuis toujours, un équilibre entre une langue A, une langue B et des matières dites « d’application ». LEA n’est pas une « discipline » mais une formation universitaire généraliste et pluridisciplinaire.

Dans ces conditions, imposer un « tronc commun » entre plusieurs mentions de licence représente un non-sens qui ne pourra que conduire à la disparition de LEA à Montbéliard (puisqu’il n’y a aucune autre mention avec laquelle s’associer) et à la dénaturation complète de la licence LEA à Besançon.

Nous ne voyons pas comment une mutualisation des parcours avec d’autres mentions serait réalisable concrètement tant au point de vue des emplois du temps qu’à celui de la gestion des effectifs étudiants.

Nous ne comprenons pas la disparité des messages donnés au plan national mais aussi local car les directives ne sont pas les mêmes selon les UFR.

Enfin, nous nous élevons contre la lourdeur des procédures administratives imposées dans le cadre de cette campagne d’accréditation.

Nous appelons les autres départements pédagogiques à adopter des motions similaires.

Motion adoptée à l’unanimité des enseignants de LEA à Besançon et Montbéliard

Motion du département d’anglais de l’Université de Franche-Comté

Le département d’anglais de l’Université de Franche-Comté (SLHS) tient par la présente motion à souligner son inquiétude face à la nouvelle carte des formations et à l’obligation de mutualisation affichée dans les directives qui nous sont imposées pour l’élaboration des maquettes 2017-21.

L’enseignement en LLCE anglais est déjà basé sur la pluridisciplinarité : Langue, Littératures et Civilisations sont trois domaines bien différenciés, tant par leur méthodologie que par leurs objets d’étude, et ils se déclinent en une série de disciplines qui forment le socle de connaissances sur lequel l’ensemble de la formation d’un angliciste est basé. Ainsi, un étudiant en LLCE anglais doit, dès le début, acquérir des compétences dans des disciplines aussi variées que la linguistique, la langue écrite et orale, la traduction, l’analyse de textes littéraires, l’histoire, la civilisation, les arts visuels, afin de maîtriser non seulement la langue anglaise mais aussi les cultures des pays anglophones.

Notre formation est donc, par essence, pluridisciplinaire et toute mutualisation avec une autre mention nous obligerait à priver les étudiants de L1 d’une part essentielle de ce socle de base, ce qui nuirait gravement à la qualité de leur formation. Par ailleurs, le remplacement de cours disciplinaires dispensés en anglais par des cours mutualisés dispensés en français reviendrait à dénaturer totalement notre formation et ne saurait répondre à la demande des étudiants s’inscrivant dans un cursus Langues, Littératures et Civilisations anglaises.

Enfin, le parcours LLCE anglais a un effectif important en première année (entre 120 et 150 étudiants) et la mutualisation avec une autre mention poserait inévitablement de sérieux problèmes d’organisation, notamment d’emploi du temps et de gestion des flux d’étudiants.

A l’issue d’un long travail de réflexion et de concertation avec d’autres départements, cette réforme nous paraît donc tout à fait inapplicable pour LLCE anglais, si l’on prend en compte les objectifs pédagogiques visant à offrir à nos étudiants un solide bagage à la fois linguistique et culturel. Tout affaiblissement de ce socle de base aurait des conséquences inévitables sur le taux de réussite des étudiants aux concours de l’enseignement, ainsi que sur la valeur du diplôme de Licence dans le cadre de l’insertion professionnelle ou d’une formation professionnalisante.

En dernier lieu, après avoir constaté que certaines universités (Lille 3 par exemple) n’ont pas exigé de leurs formations LLCE qu’elles appliquent le principe de la mutualisation, nous tenons à souligner le manque de cohérence des informations données au plan national et local, et à exprimer notre mécontentement face aux tâches accablantes que demande cette campagne d’accréditation.

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