Sur le campus de Lille 1, la répression s’accélère, les discriminations continuent !

Publié: 20 octobre 2013 dans Actualité, Antifascisme, Fédération, Université, Éducation et Recherche
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Communiqué de presse de la fédération Solidaires Etudiant-e-s :

Le 20 octobre,

SUR LE CAMPUS DE LILLE 1, LA RÉPRESSION S’ACCÉLÈRE, LES DISCRIMINATIONS CONTINUENT !

Depuis plusieurs mois déjà, suite à des expulsions violentes et répétées, notamment sur la métropole lilloise, plusieurs familles ont trouvé refuge sur le campus Cité Scientifique, sur le parking P4 et ses abords. Face à leurs conditions de vie plus que dégradées, un collectif de solidarité, constitué d’associatifs, de syndicalistes et autres étudiants, s’est monté et tente de jouer un rôle de médiation entre ces familles et l’administration de Lille 1.

En revanche, face à cette situation, certes, très compliquée, la présidence de l’université n’a su répondre que par la confrontation, en demandant, de façon incessante à la préfecture l’évacuation des populations concernées, sans réfléchir à des solutions de relogement (dérogeant ainsi à la circulaire ministérielle d’août 2012), ni même remettre en cause la politique gouvernementale à l’origine de la situation.

Pire encore ! L’administration multiplie les pressions sur les militants du collectif « Solidarité roms » (convocations, interdiction d’avènement associatifs, menaces de sanctions disciplinaires et même menaces de poursuites en pénal). Elle espérait ainsi par l’intimidation, faire taire les voix qui s’élèvent contre la politique stigmatisante et discriminatoire menée par le gouvernement Valls-Ayrault-Hollande, et qu’elle relaie avec zèle.

Mercredi 16, suite à une démarche de l’université, plusieurs familles du camps ont été convoquées au tribunal administratif en vue d’une expulsion.

Jeudi 17, au matin, alors que le jugement de la veille était toujours en délibéré, le camps a subi une attaque des forces de police, avec environ 150 membres des forces de l’ordre qui étaient mobilisées pour contrôler, de façon « musclée », un peu plus de 100 personnes sur le camps, enfants compris.

Sur le camps, des militants de SUD Étudiant et du collectif de solidarité étaient présents. Alors qu’ils se tenaient aux côtés des familles roms, ces étudiants ont été pris à partie par les membres de force de l’ordre et ont été violemment embarqués. La vitre d’une caravane a été brisée lors de cette « interpellation ».

Deux étudiants ont été ainsi emmenés au commissariat, l’un d’eux placé en garde à vue.

Devant cette démonstration de force, et la violence de l’événement, des dizaines d’étudiants, ainsi que des roms du camps présents au moment des faits, se sont rassemblés devant le commissariat, pour exiger la libération de leurs camarades, chose obtenue après de longues heures de rassemblement.

Toutefois, d’éventuelles poursuites judiciaires à l’encontre de ces militants sont à redouter.

Cessons l’hypocrisie ! Cessons de fermer les yeux ! Certes, l’université se retrouve confrontée à une situation qui ne rentre pas dans ses missions. Toutefois, de nombreuses solutions ont été proposées par le collectif de solidarité pour améliorer la situation des uns et des autres. L’administration ferait mieux de nous écouter plutôt que d’organiser la répression !

De plus, il est important de souligner que la situation actuelle sur le campus est le fruit de la politique gouvernementale sur la question des roms, dans la droite ligne du gouvernement précédent !

C’est à la politique de Manuel Valls qu’il faut s’attaquer, pas aux militants qui organisent la solidarité au quotidien.
C’est pourquoi :

- nous invitons tous les étudiants et personnels de Lille1 choqués par les pratiques du gouvernement et de l’administration à rejoindre le collectif « Solidarité roms », et à travailler avec nous à l’amélioration des conditions de vie de chacun, à faire le lien entre la population roms et la communauté universitaire ;


- nous exigeons l’arrêt des éventuelles poursuites contre les militants de SUD Étudiant et du collectif, ainsi que la fin de la répression organisée par l’université ;

– nous invitons les syndicats, organisations politiques, associations, collectifs ou simples individus à monter, avec nous, un collectif de soutien à nos camarades victimes de cette répression ;

– nous réaffirmons la nécessité de lutter au quotidien contre le racisme d’État (roms, sans-papiers…).

 

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