Master AGEPOS : victoire des étudiants ! Poursuivons la lutte !

Publié: 13 août 2013 dans Actualité, Tracts, Université, Éducation et Recherche
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Communiqué des syndicats FERC-Sup CGT, SNPREES FO, SUD Education, AMEB-Solidaires Etudiant-e-s : 

Victoire des étudiants et des enseignants du master

Analyse et Gestion des Politiques Sociales (AGEPOS) :

le diplôme est maintenu !

Les organisations syndicales signataires ci-dessus ont été contactées par les étudiants et enseignants confrontés à la fermeture du Maste2 AGEPOS à la rentrée 2013.

Pour la seconde année, un master de sociologie était menacé de fermeture. L’année dernière, le combat engagé par les étudiants et les enseignants appuyés par leurs organisations syndicales avait permis de revenir sur la non-ouverture du Master Solidarité en milieu rural et en milieu urbain. Cette année, les étudiants et les enseignants apprenaient la fermeture à la rentrée 2013 du Master AGEPOS. Alors même que certains étudiants étrangers s’étaient endettés pour venir suivre ce master et que d’autres étudiants de l’IRTS, en reprise d’études, voyaient la formation fermée malgré la convention signée entre l’université et leur établissement.

Pendant un mois, les étudiants appuyés par l’AMEB-Solidaires Etudiant-e-s, ont fait circuler une pétition qui a recueilli plus de 500 signatures, dont celles de nombreux enseignants et personnels BIATOSS. Ils se sont adressés au Doyen de l’UFR, à la présidence de l’Université de Franche-Comté, à celle de Bourgogne. Pendant un mois il leur a fallu réunir leurs forces. Et le combat a payé. Les organisations syndicales se félicitent de cette victoire, preuve que l’unité des personnels, des étudiants et de leurs organisations peuvent faire plier la présidence.

Pour autant, la présidence l’a déjà annoncé : la réouverture ne sera effective qu’une année. Le master sera de nouveau menacé à la rentrée 2014.

Pourquoi ?

Cette décision a été prise dans un contexte d’austérité générale à l’Université de Franche-Comté : la présidence s’est engagée auprès du ministère à faire 2,5 millions d’euro d’économies jusqu’à fin 2014. Cependant le directeur de l’UFR SLHS affirmait aux étudiants que cette suppression n’était motivée par aucune considération budgétaire ! Qui peut le croire ?

UN CONTEXTE DE CONTRAINTE BUDGETAIRE SANS PRECEDENT

Le Conseil de Gestion du 27 juin 2013 a entériné des décisions prises, de fait, en amont dans un contexte d’austérité, d’opacité et de confusion absolue. Les enseignants de toutes les sections et les organisations entendent souvent des justifications contradictoires quand il s’agit de les « entériner ». Le problème est général : par exemple, la campagne de recrutement des ATER a été repoussée au moment où, les sections préparaient leurs emplois du temps de rentrée. On apprendra plus tard que :

– les options de moins de 20 étudiants en licence sont fermées. – 10 pour les masters, alors même que certains masters appuient l’ensemble de leur caractère professionnel sur ces options

– certaines sections font le « choix » de requalifier des Cours Magistraux en TD pour « dégonfler » la note des heures.

– certains modules sont ramenés de 24 heures ETD à 18.

– des sections entières se retrouvent en déficit d’heures pour assurer la totalité des enseignements prévus par les maquettes. Pour autant, la présidence poursuit la chasse aux heures complémentaires sans demander les postes de titulaires nécessaires pour les compenser : elle organise même des gels. Dans certaines sections, notamment en histoire, le doyen va jusqu’à indiquer aux enseignants qu’en cas de sous-service, il leur faudrait, en violation de leur statut et de leur qualification, assurer des enseignements dans des spécialités qui ne sont pas les leurs.

– Plusieurs dizaines de contrats d’ATER n’ont pas été reconduits, ou moyennant le chantage d’un contrat de 6 mois qui se heurte aux réglementations prévues par le décret de 1988, permettant à la présidence de faire plus de 4000 euro d’économies sur le dos de doctorants ou post- doctorants.

UNE « FUSION » : POUR SAUVER DES DIPLÔMES ?

Depuis un an, les étudiants de sociologie n’ont de cesse de dénoncer le fonctionnement des Master « mutualisés » avec l’Université de Bourgogne, les contraignant à faire la navette un semestre par an et pour certains, à abandonner leur emploi ou leurs études.

Concernant le Master Analyse et Gestion des Politiques Sociales, la formation est déjà mutualisée avec la Bourgogne. On apprend aujourd’hui qu’elle aurait dû fermer ? C’est un démenti manifeste à l’argument consistant à faire croire que les « mutualisations » dans le cadre de la « communauté d’université » peuvent « sauver » les diplômes.

Ce n’est pas cela dont il s’agit, mais bien de réduction de l’offre de formation. Pour quelle autre raison l’UFC pourrait-elle remettre en cause une convention qu’elle a elle-même signé avec l’IRTS ? Pour quelle autre raison la présidence, avant de céder, aurait-elle proposé aux étudiants de leur délivrer un master AGEPOS tout en exigeant qu’ils suivent les cours des autres parcours ?


La loi FIORASO, qui prolonge et aggrave la LRU avec sa politique de « communauté d’université » vient d’être votée par le Parlement. Comme pour le maintien du Master AGEPOS, pour le maintien de toutes les formations, de tous les sites, de toutes les options, il faut exiger :

ABROGATION DE LA LOI FIORASO ABROGATION DE LA LRU

ASSEZ DE L’AUSTERITE IMPOSEE A L’UNIVERSITE

LE MINISTERE DOIT GARANTIR A L’UNIVERSITE REPUBLICAINE LES MOYENS DE SON FONCTIONNEMENT !

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